violencededieu

DIEU est-il VIOLENT ?

Enquête dans la BIBLE judeo-chrétienne

Enquête dans le CORAN

Enquête dans la BIBLE Judéo-chrétienne

La BIBLE est pleine de VIOLENCES;

 

( Structure et présentation provisoire.

Les références bibliques seront ajoutées prochainement)

 

La Bible est une BIBLIOTHEQUE composée de 73 livres. Ceux-ci ont été récrits par des auteurs différents, à des époques différentes (environ sur un millénaire) dans des langues et des styles différents. Chaque texte témoigne de la pensée d'un croyant monothéiste observant les gens de son époque. Inspiré par sa foi, le rédacteur s'efforce de faire bouger la foi de ses lecteurs pour l'ajuster à la pensée de celui qu'il appelle DIEU: Elohim ou Yahvé, le Père, l'Esprit ou Jésus de Nazareth.

 

Si nous lisons cette bibliothèque de 1.800 pages, voici ce que nous pouvons constater au sujet de la violence.

 

1- Beaucoup de personnes humaines se comportent avec violence. A toutes les époques. Quel que soit leur statut social, politique ou religieux.

 

Le pharaon roi d'Egypte organise le génocide des garçons Hébreux.

Caïn tue son frère Abel.

Lemech promet de se venger jusqu'à 70 fois.

Les fils de Jacob livrent leur frère Joseph à des marchands après avoir eu l'envie de le tuer.

Saül se déchaîne contre David

David fait exécuter beaucoup d'hommes dont il désapprouve le comportement.

 

2- Beaucoup de personnes humaines s'opposent à la violence

 

La fille de Pharaon désobéit à son roi en sauvant le petit Moïse du génocide.

Joseph fera du bien à ses frères, sans se venger du mal qu'ils lui ont fait.

David ne se venge pas contre son fils traître: il pleure sa mort. De même vis-à-vis de Saül qui le poursuit pour le faire disparaître.

 

3. Dieu se met souvent "en colère" contre certaines catégories d'humains.

 

Il menace de mort toute l'humanité qu'il trouve dévoyée.

Il exécute sa menace en suscitant un Déluge qui fera périr l'humanité et beaucoup d'animaux, hormis Noé, quelques couples de sa famille, et quelques couples d'animaux.

Dieu se met souvent en colère contre son propre peuple "choisi". Il les livre à ses ennemis qui l'occupent, l'envoient en exil, l'exterminent

 

4. Dieu promet à ceux qu'il a choisis comme étant "son peuple" (le peuple hébreu) les territoires habités par d'autres peuples. Il condamne ainsi à la violence de ces nouveaux occupants des peuplades bénéficiant du droit d'antériorité. Il viole leurs droits.

 

5. Dieu considère comme incroyants la plupart des humains ne faisant pas partie du "peuple croyant". Il demande à ses croyants de ne pas se mélanger à ces incroyants. Il va même jusqu'à prescrire à son peuple d'exterminer hommes, femmes et enfants des villes ou territoires qu'ils conquièrent par la guerre. Il jette l'interdit sur certaines villes. ( au temps de Josué)

- Après le péché du "veau d'or": les lévites tuent 3.000 israélites Exode 32, 25-30

- Avant l'entrée en Terre promise, Exode, 34,11-16

- Deutéronome, 9, 11-29, l'intercession de Moïse

- Josué, 8,20-29, la destruction des habitants de Aï

- Josué 10, 28 à 11, 23, la conquête des villes et l'extermination de leur habitants et responsables

- Reproche fait à Saül, et sa destitution: I Samuel 15, 16-35

 

6. Certains passages de psaumes incitent à la violence, à la vengeance, à la mort des ennemis.

Notamment le psaume 108/109 et...

 

7. La loi du talion ( oeil pour oeil, dent pour dent) représente un premier effort pour faire disparaître la vengeance sans limite.

 

Tu ne feras pas plus de mal que celui que tu as subi. Seulement une dent pour une dent.

- Ex 21,24 ; Lev 24, 20 ; Deut 19, 20

On peut constater qu'aujourd'hui encore certains groupes humains ou certains états ne respectent pas cette règle de la vengeance maîtrisée. Ils frappent dix à 100 fois plus qu'ils n'ont été frappés.

 

8. Les Prophètes présentent Yahvé comme aimant son peuple et le voulant parfait. La colère de Yahvé ne vise pas l'extermination du méchant mais sa conversion.

Dieu n'a jamais comme but final la mort du pécheur

mais son changement de comportement et sa vie.

Yahvé souffre comme un père ou comme une mère lorsqu'il estime devoir châtier pour faire réfléchir.

 

Après le déluge, Dieu met dans le ciel son "arc d'alliance" en promettant de ne plus jamais détruire l'humanité.

 

9. Des textes comme "La Sagesse" souligne que Dieu a apaisé ses colères, et que désormais il patiente et prend pitié.

Il pardonne à ceux qui retournent vers lui.

Il est tendresse et miséricorde.

Sa colère ne dure pas éternellement.

 

10. Jésus subit la violence religieuse de ses coreligionnaires du Judaïsme.

Ils veulent le lapider, le faire taire. Ils l'accusent injustement devant l'autorité romaine de Pilate.

Ils obtiennent sa condamnation à la crucifixion.

Jésus ne se livre pas à la mort: il laisse ses adversaires le mettre à mort.

Il n'appelle jamais le Père à le venger.

Il l'invite au contraire à pardonner à ceux qui ne savent pas ce qu'ils font.

 

11. Jésus enseigne à la foule et à ses disciples

un comportement sans violence.

On vous a dit: moi je vous dis.

 

Il corrige, transforme certains principes de comportement issus des habitudes ou prescriptions.

Il corrige ce que veulent faire Pierre, les fils de Zébédée, contre ceux qui leur résistent.

Il renverse la proclamation de vengeance de Lemech en demandant à Pierre et à ses propres disciples de pardonner jusqu'à 70 fois sept fois, à ceux qui sollicitent le pardon.

 

12. Tous les disciples du Christ n'ont pas respecté le comportement et l'enseignement du Christ.

A certaines époques (entre autres, Croisades, Inquisition...) certains Chefs d'états chrétiens ou certains dignitaires d'Eglises ont forcé des non-chrétiens à devenir chrétiens, ou à se faire baptiser. Ils sont allés alors jusqu'à blesser, torturer, dépouiller, tuer pour obtenir des "résultats", des "conversions" et pour imposer leur domination.

Soi-disant au nom de Dieu!

Ces fautes majeures demeurent des infidélités à la foi chrétienne.

Elles laissent des traces dans les esprits de nombreuses générations.

 

 

13. L'exercice du pouvoir selon le Christ désavoue de tels comportements.

L'autorité authentique promeut le bien commun et le bien de chacun.

 

- Les "Dix Paroles" de Yahvé doivent réguler les comportements des personnes et des groupes humains.

 

- L'enseignement et l'exemple du Christ devraient constituer la Lumière fondamentale du chrétien et de tout groupe humain se prétendant chrétien.

 

- S'opposer à celui qui viole délibérément - le droit des personnes ou les régles humanitaires promues par les autorités internationales - demeure un devoir à vivre courageusement par tous les moyens efficaces, hormis évidemment par les moyens constituant une violation des droits fondamentaux des humains.

 

 

Sur le thème de LA COLERE de DIEU,

citations bibliques

 

Exode 32.11

Moïse s'efforça d'apaiser Yahvé son Dieu et dit : « Pourquoi, Yahvé, ta colère s'enflammerait-elle contre ton peuple que tu as fait sortir d'Égypte par ta grande force et ta main puissante ?

 

Exode 34.36

Yahvé passa devant lui et il proclama : « Yahvé, Yahvé, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, riche en grâce et en fidélité ;

 

Nombres 22.22 Son départ excita la colère de Dieu, et l'Ange de Yahvé se posta sur la route pour lui barrer le passage. Lui montait son ânesse, ses deux garçons l'accompagnaient.

 

Deutéronome 6.15 car c'est un Dieu jaloux que Yahvé ton Dieu qui est au milieu de toi. La colère de Yahvé ton Dieu s'enflammerait contre toi et il te ferait disparaître de la face de la terre.

 

Deutéronome 29: le sens de la colère de Dieu

13 Cette alliance, avec son poids de malédictions, je ne la conclus pas avec vous seulement, 14 je la conclus aussi bien avec celui qui se trouve présent ici aujourd’hui avec nous devant le Seigneur notre Dieu, qu’avec celui qui ne se trouve pas présent ici aujourd’hui avec nous.15 Vous savez, vous, comment nous avons habité au pays d’Égypte et comment nous avons passé au milieu des nations dont vous avez traversé le territoire.16 Vous avez vu les horreurs et les idoles immondes qu’elles possèdent : du bois et de la pierre, de l’argent et de l’or !17 Qu’il n’y ait donc pas chez vous homme, femme, clan ou tribu dont le cœur se détourne aujourd’hui du Seigneur notre Dieu pour aller servir les dieux de ces nations ; qu’il n’y ait chez vous aucune racine produisant du poison ou de l’absinthe.

18 Mais si quelqu’un, alors qu’il entend ces paroles de malédictions, se bénit lui-même en disant : « La paix soit avec moi, même si je marche selon mon cœur endurci ! Car il est vrai, le proverbe : Terre abreuvée n’a plus soif ! »,19 à celui-là le Seigneur ne pourra pardonner. Alors la colère du Seigneur et son ardeur jalouse s’enflammeront contre cet homme, toutes les malédictions décrites dans ce livre s’abattront sur lui, et le Seigneur effacera son nom sous les cieux.20 Pour son malheur, le Seigneur le mettra à part de toutes les tribus d’Israël, conformément à toutes les malédictions de l’alliance écrite dans ce livre de la Loi.

21 La génération suivante, celle de vos fils qui se lèveront après vous, et l’étranger venu d’un pays lointain, voyant les plaies de ce pays et les maladies infligées par le Seigneur, diront :22 « Toute la terre n’est plus que soufre, sel et feu ; elle n’est plus ensemencée ; rien ne germe et rien ne pousse, pas une herbe. C’est une catastrophe comme Sodome et Gomorrhe, comme Adma et Seboïm, que le Seigneur a ravagées dans sa colère et sa fureur. »23 Et toutes les nations demanderont : « Pourquoi le Seigneur a-t-il ainsi traité ce pays ? Pourquoi une colère d’une telle ardeur ? »

24 Et on répondra :

« C’est parce qu’ils ont abandonné l’alliance du Seigneur, le Dieu de leurs pères, cette alliance qu’il avait conclue avec eux quand il les fit sortir du pays d’Égypte.25 Ils sont allés servir d’autres dieux, ils se sont prosternés devant eux, des dieux qu’ils ne connaissaient pas et que le Seigneur ne leur avait pas donnés en partage.

 

26 La colère du Seigneur s’est enflammée à ce point contre ce pays qu’il a fait venir sur lui toutes les malédictions décrites dans ce livre.27 Avec colère, fureur et grande irritation, le Seigneur les a arrachés de leur terre et les a jetés sur une autre terre ; ainsi en est-il aujourd’hui. »28 Au Seigneur notre Dieu sont les choses cachées, mais les choses révélées sont pour nous et nos fils à jamais, afin que nous mettions en pratique toutes les paroles de cette Loi.

 

 

Deutéronome 31.17

Ce jour-là même ma colère s'enflammera contre lui, je les abandonnerai et je leur cacherai ma face. Pour les dévorer, une foule de maux et d'adversités l'atteindront, de sorte qu'il dira en ce jour-là : « Si ces maux m'ont atteint, n'est-ce pas parce que mon Dieu n'est pas au milieu de moi ? »

 

Josué 23.16 « Lorsque vous transgresserez l'alliance que Yahvé votre Dieu vous a imposée en servant d'autres dieux et en vous prosternant devant eux, alors la colère de Yahvé s'enflammera contre vous et vous disparaîtrez rapidement du bon pays qu'il vous a donné. »

 

Juges 6.39 Gédéon dit encore à Dieu : « Que ta colère ne s'enflamme pas contre moi si je parle encore une fois. Permets que je fasse une dernière fois l'épreuve de la toison : qu'il n'y ait de sec que la seule toison et qu'il y ait de la rosée sur tout le sol ! »

 

1 Samuel 11.6 et quand Saül entendit ces paroles, l'esprit de Dieu fondit sur lui et il entra dans une grande colère.

 

2 Samuel 6.7 Alors la colère de Yahvé s'enflamma contre Uzza : là, Dieu le frappa pour cette folie, et il mourut, là, à côté de l'arche de Dieu.

 

1 Chroniques 13.10 Alors la colère de Dieu s'enflamma contre Uzza et il le frappa pour avoir porté la main sur l'arche ; Uzza mourut là, devant Dieu.

 

2 Chroniques 24.18 Les Judéens abandonnèrent le Temple de Yahvé, Dieu de leurs pères, pour rendre un culte aux pieux sacrés et aux idoles. À cause de cette faute, la colère de Dieu s'abattit sur Juda et sur Jérusalem.

2 Chroniques 29.10 Je veux maintenant conclure une alliance avec Yahvé, Dieu d'Israël, pour qu'il détourne de nous l'ardeur de sa colère.

2 Chroniques 30.8 Ne raidissez plus vos nuques comme l'ont fait vos pères. Soumettez-vous à Yahvé, venez à son sanctuaire qu'il a consacré pour toujours, servez Yahvé votre Dieu et il détournera de vous son ardente colère.

2 Chroniques 36.16 Mais ils tournaient en dérision les envoyés de Dieu, ils méprisaient ses paroles, ils se moquaient de ses prophètes, tant qu'enfin la colère de Yahvé contre son peuple fut telle qu'il n'y eut plus de remède.

 

 

Esdras 7.23 Tout ce qu'ordonne le Dieu du ciel doit être exécuté avec zèle pour le Temple du Dieu du ciel, de peur que la Colère ne se lève sur le royaume du roi et de ses fils.

Esdras 8.22 Car j'aurais eu honte de réclamer au roi une troupe et des cavaliers pour nous protéger de l'ennemi pendant la route ; nous avions au contraire déclaré au roi : « La main de notre Dieu s'étend favorablement sur tous ceux qui le cherchent ; mais sa puissance et sa colère sont sur tous ceux qui l'abandonnent. »

 

Néhémie 9.17 Ils refusèrent d'obéir, oublieux des merveilles que tu avais accomplies pour eux ; ils raidirent la nuque, ils se mirent en tête de retourner en Égypte, à leur esclavage. Mais tu es le Dieu des pardons, plein de pitié et de tendresse, lent à la colère et riche en bonté :

tu ne les as pas abandonnés !

Néhémie 13.18 N'est-ce pas ainsi qu'ont agi vos pères ? Alors notre Dieu fit venir tout ce malheur sur nous et sur cette ville. Et vous, vous accroissez la Colère contre Israël en profanant le sabbat. »

 

Job 4.9 Sous l'haleine de Dieu ils périssent, au souffle de sa colère ils sont anéantis.

Job 9.13 Dieu ne renonce pas à sa colère : sous lui restent prostrés les satellites de Rahab.

Job 15.13 quand tu tournes contre Dieu ta colère en proférant tes discours !

Job 20.23 Dieu lâche sur lui l'ardeur de sa colère, lance contre sa chair une pluie de traits.

Job 32.2 Mais voici que se mit en colère Élihu, fils de Barakéel le Buzite, du clan de Ram. Sa colère s'enflamma contre Job parce qu'il prétendait avoir raison contre Dieu ;

 

 

Psaumes 7.12 Dieu le juste juge, lent à la colère, mais Dieu en tout temps menaçant.

*

* *

Psaumes 27.9 ne me cache point ta face.N'écarte pas ton serviteur avec colère ; c'est toi mon secours.Ne me laisse pas, ne m'abandonne pas, Dieu de mon salut.

 

Psaumes 56.8À cause du forfait, rejette-les, dans ta colère, ô Dieu, abats les peuples !

 

Psaumes 59.14 Détruis en ta colère, détruis, qu'ils ne soient plus ! Et qu'on sache que c'est Dieu le Maître en Jacob, jusqu'aux bouts de la terre !

Pause.

 

Psaumes 74.1 Poème. D'Asaph. Pourquoi, ô Dieu, rejeter jusqu'à la fin, fumer de colère contre le troupeau de ton bercail ?

 

Psaumes 77.10 Est-ce que Dieu oublie d'avoir pitié, ou de colère ferme-t-il ses entrailles ?

Pause.

 

Psaumes 78.31 que la colère de Dieu monta contre eux : il massacrait parmi les robustes, abattait les cadets d'Israël.

 

Psaumes 86.15 Mais toi, Seigneur, Dieu de tendresse et de pitié, lent à la colère, plein d'amour et de vérité,

 

 

Jérémie 10.10 Mais Yahvé est le Dieu véritable, il est le Dieu vivant et le Roi éternel. Quand il s'irrite, la terre tremble, les nations ne peuvent soutenir sa colère.

 

Jérémie 25.15 Car Yahvé, Dieu d'Israël, me parla ainsi : Prends de ma main cette coupe de vin de colère et fais-la boire à toutes les nations vers lesquelles je vais t'envoyer ;

 

Jérémie 42.18 Oui, ainsi parle Yahvé Sabaot, le Dieu d'Israël. Comme se sont déversées ma colère et ma fureur sur les habitants de Jérusalem, ainsi ma fureur se déversera sur vous, si vous vous rendez en Égypte. Vous serez objet d'exécration, de stupéfaction, de malédiction et de raillerie, et vous ne reverrez plus ces lieux.

 

Daniel 11.36 Le roi agira selon son bon plaisir, s'enorgueillissant et s'exaltant par-dessus tous les dieux, contre le Dieu des dieux il dira des choses étonnantes et il prospérera jusqu'à ce que soit comble la colère – car ce qui est déterminé s'accomplira.

 

Osée 11.9 Je ne donnerai pas cours à l'ardeur de ma colère, je ne détruirai pas à nouveau Éphraïm car je suis Dieu et non pas homme, au milieu de toi je suis le Saint, et je ne viendrai pas avec fureur.

 

Joël 2.13 Déchirez votre coeur, et non vos vêtements, revenez à Yahvé, votre Dieu, car il est tendresse et pitié, lent à la colère, riche en grâce, et il a regret du mal.

 

Jonas 3.9 Qui sait si Dieu ne se ravisera pas et ne se repentira pas, s'il ne reviendra pas de l'ardeur de sa colère, en sorte que nous ne périssions point ? »

 

Jonas 4.2 Il fit une prière à Yahvé : « Ah ! Yahvé, dit-il, n'est-ce point là ce que je disais lorsque j'étais encore dans mon pays ? C'est pourquoi je m'étais d'abord enfui à Tarsis ; je savais en effet que tu es un Dieu de pitié et de tendresse, lent à la colère, riche en grâce et te repentant du mal.

 

Michée 7.18 Quel est le dieu comme toi, qui enlève la faute, qui pardonne le crime ? En faveur du reste de son héritage, il n'exaspère pas toujours sa colère, mais il prend plaisir à faire grâce.

 

Nahum 1.2 C'est un Dieu jaloux et vengeur que Yahvé ! Il se venge, Yahvé, il est riche en colère ! Il se venge, Yahvé, de ses adversaires, il garde rancune à ses ennemis.

 

Judith 11.11 Or, juste maintenant, afin que Monseigneur ne connaisse ni rejet ni échec, la mort va fondre sur leurs têtes. Car le péché s'est emparé d'eux, ce péché par lequel ils excitent la colère de leur Dieu chaque fois qu'ils se livrent au désordre.

 

Sagesse 10.10 Ainsi le juste qui fuyait la colère de son frère, elle le guida par de droits sentiers ; elle lui montra le royaume de Dieu et lui donna la connaissance des choses saintes, elle le fit réussir dans ses durs travaux et fit fructifier ses peines ;

 

Sagesse 15.1 Mais toi, notre Dieu, tu es bon et vrai, lent à la colère et gouvernant l'univers avec miséricorde.

 

Siracide 18.24 Pense à la colère des derniers jours, à l'heure de la vengeance, quand Dieu détourne sa face.

Siracide 28.3 un homme nourrit de la colère contre un autre, comment peut-il demander à Dieu la guérison ?

 

Baruch 1.13 Priez aussi pour nous le Seigneur notre Dieu, car nous l'avons offensé et jusqu'aujourd'hui la fureur et la colère du Seigneur ne se sont pas détournées de nous.

 

Baruch 4.6 Vous avez été vendus aux nations, mais non pour l'anéantissement. Ayant excité la colère de Dieu, vous avez été livrés à vos ennemis.

 

Baruch 4.9 elle a vu fondre sur vous la colère venue de Dieu et elle a dit :Écoutez, voisines de Sion : Dieu m'a envoyé grande tristesse.

 

Baruch 4.25 Mes enfants, supportez la colère qui de Dieu vous est venue. Ton ennemi t'a persécuté, mais bientôt tu verras sa ruine et sur sa nuque tu poseras ton pied.

 

Jean 3.36

Qui croit au Fils a la vie éternelle ; qui résiste au Fils ne verra pas la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

 

Romains 1.18 En effet, la colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui tiennent la vérité captive dans l'injustice ;

 

Romains 2.5 Par ton endurcissement et l'impénitence de ton coeur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu,

 

Romains 3.5 Mais si notre injustice met en relief la justice de Dieu, que dire ? Dieu serait-il injuste en nous frappant de sa colère ? Je parle en homme.

 

Romains 9.22 Eh bien ! si Dieu, voulant manifester sa colère et faire connaître sa puissance, a supporté avec beaucoup de longanimité des vases de colère devenus dignes de perdition,

 

Ephésiens 5.6 Que nul ne vous abuse par de vaines raisons : ce sont bien de tels désordres qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui lui résistent.

 

1 Thessaloniciens 5.9

Dieu ne nous a pas réservés pour sa colère, mais pour entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ,

 

Hébreux 4.3 Nous entrons en effet, nous les croyants, dans un repos, selon qu'il a dit : Aussi ai-je juré dans ma colère : Non, ils n'entreront pas dans mon repos. Les oeuvres de Dieu certes étaient achevées dès la fondation du monde,

 

Jacques 1.20 car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu.

 

Apocalypse 6, 9-17

6, 09 Et quand il ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui furent égorgés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu’ils avaient porté.

10 Ils crièrent d’une voix forte : « Jusques à quand, Maître saint et vrai,resteras-tu sans juger, sans venger notre sang sur les habitants de la terre ? »

11 Et il fut donné à chacun une robe blanche, et il leur fut dit de patienter encore quelque temps, jusqu’à ce que soient au complet leurs compagnons de service, leurs frères, qui allaient être tués comme eux.

12 Alors j’ai vu : quand il ouvrit le sixième sceau, il y eut un grand tremblement de terre, le soleil devint noir comme une étoffe de crin, et la lune entière, comme du sang,

13 et les étoiles du ciel tombèrent sur la terre comme lorsqu’un figuier secoué par grand vent jette ses fruits.

14 Le ciel se retira comme un livre qu’on referme ; toutes les montagnes et les îles furent déplacées.

15 Les rois de la terre et les grands, les chefs d’armée, les riches et les puissants, tous les esclaves et les hommes libres allèrent se cacher dans les cavernes et les rochers des montagnes.

16 Et ils disaient aux montagnes et aux rochers : « Tombez sur nous, et cachez-nous du regard de celui qui siège sur le Trône et aussi de la colère de l’Agneau.

17 Car il est venu, le grand jour de leur colère, et qui pourrait tenir ? » lui aussi boira le vin de la fureur de Dieu, qui se trouve préparé, pur, dans la coupe de sa colère. Il subira le supplice du feu et du soufre, devant les saints Anges et devant l'Agneau.

 

 

Apocalypse 14.19 L'Ange alors jeta sa faucille sur la terre, il en vendangea la vigne et versa le tout dans la cuve de la colère de Dieu, cuve immense !

 

Apocalypse 15.1 Puis je vis dans le ciel encore un signe, grand et merveilleux : sept Anges, portant sept fléaux, les derniers puisqu'ils doivent consommer la colère de Dieu.

 

Apocalypse 15.7 Puis, l'un des quatre Vivants remit aux sept Anges sept coupes en or remplies de la colère du Dieu qui vit pour les siècles des siècles.

 

Apocalypse 16.1 Et j'entendis une voix qui, du temple, criait aux sept Anges : « Allez, répandez sur la terre les sept coupes de la colère de Dieu. »

 

Apocalypse 16.19 La Grande Cité se scinda en trois parties, et les cités des nations croulèrent ; et Babylone la grande, Dieu s'en souvint pour lui donner la coupe où bouillonne le vin de sa colère.

 

 

Apocalypse 19.16 De sa bouche sort une épée acérée pour en frapper les païens ; c'est lui qui les mènera avec un sceptre de fer ; c'est lui qui foule dans la cuve le vin de l'ardente colère de Dieu, le Maître-de-tout.

 

 

IRRITER DIEU, Dieu irrité

 

Deutéronome 9.7 Souviens-toi. N'oublie pas que tu as irrité Yahvé ton Dieu dans le désert. Depuis le jour de ta sortie du pays d'Égypte jusqu'à votre arrivée en ce lieu, vous avez été rebelles à Yahvé.

 

Deutéronome 32.21 Ils m'ont rendu jaloux avec un néant de dieu, ils m'ont irrité par leurs êtres de rien ; eh bien ! moi, je les rendrai jaloux avec un néant de peuple, je les irriterai au moyen d'une nation stupide !

 

2 Rois 5.11 Naamân, irrité, s'en alla en disant : « Je m'étais dit : Sûrement il sortira et se présentera lui-même, puis il invoquera le nom de Yahvé son Dieu, il agitera la main sur l'endroit malade et délivrera la partie lépreuse.

 

2 Chroniques 28.9 Il y avait là un prophète de Yahvé nommé Oded. Il sortit au-devant des troupes qui arrivaient à Samarie et leur dit : « Voici que Yahvé, le Dieu de vos pères, a livré les Judéens entre vos mains parce qu'il était irrité contre eux, mais vous les avez massacrés avec une telle fureur que le ciel en est atteint.

Esdras 5.12 Mais nos pères ayant irrité le Dieu du ciel, il les livra aux mains de Nabuchodonosor le Chaldéen, roi de Babylone, qui détruisit ce Temple et déporta le peuple à Babylone.

 

Psaumes 60.3 Dieu, tu nous as rejetés, rompus, tu étais irrité, reviens à nous !

 

Baruch 4.7 Car vous aviez irrité votre Créateur en sacrifiant à des démons et non à Dieu.

 

 

 

L'existence de JESUS de NAZARETH

 

Il a subi la violence

 

Il ne fut pas un violent

mais un homme libre, lucide, déterminé

 

C'est Lui le vrai modèle des chrétiens.

 

Il a commenté le Décalogue avec une totale liberté

Voir la page correspondante www.thomasjch.com/decalogues.html

 

Enquête dans le CORAN

(présentation typographique provisoire)

 

Le Père Samir Khalil,

« Le Coran est plein de violence »

 

Les musulmans arriveront-ils à dépasser la violence présente dans de nombreux passages du Coran, sur lesquels s'appuient les terroristes de Daech pour justifier leurs exactions? Entretien

Le Père Samir Khalil Ce jésuite égyptien, né en 1938, est islamologue. Il est l'auteur de plus de soixante ouvrages et de nombreux articles en lien avec le patrimoine arabe chrétien, l'islam et l'Orient chrétien.

 

Le terrorisme et l'islam ont-ils quelque chose à voir? La solution de facilité, très à la mode, consiste à dire que Daech n'a rien à voir avec l'islam. C'est le pire discours que je connaisse. Ceux qui le tiennent devraient aller suivre quelques cours sur l'islam. Le Coran est plein de violence. Il n'y a pas que de la violence, il y a aussi des choses positives. Mais des dizaines de passages du Coran justifient la violence. Daech ne fait rien qui ne soit approuvé par des imams, spécialistes de l'islam, leurs « aumôniers » pour ainsi dire.

 

Dire que l'islam est par nature violent est une contre-vérité. Mais l'islam contient de la violence et l'a pratiquée dès l'origine. Elle est incluse dans le Coran et dans les hadith (les paroles de Mahomet).

 

Dès Mahomet?

 

Absolument ! Une des deux biographies de Mahomet écrite après sa mort, vers 750, s'appelle Kitab al-Maghazi, le livre des razzias. Dans les neuf dernières années de sa vie, Mahomet a organisé plus de soixante razzias, avec la distinction entre celles qui se déroulent la nuit et celles du jour. On attaque une caravane, on la pille, on prend les hommes comme esclaves

C'est ce que Mahomet a pratiqué.

La sourate 8 s'intitule «Le Butin », et spécifie la part qui revient à chacun, à commencer par le Prophète. Le verset 190 de la sourate 2 (La Vache) dit à propos des polythéistes : « Tuez-les, où que vous les rencontriez ; et chassez-les d'où ils vous ont chassés : le polythéisme est plus grave que le meurtre ».

 

 

Il y a de nombreux passages dans la seconde partie de la vie de Mahomet qui poussent à la bataille et à la violence.

Ce sont ces passages qui sont utilisés aujourd'hui par Daech.

 

 

Le rapport à la violence est-il ce qui distingue fondamentalement chrétiens et musulmans?

Il y a aussi de la compassion et de l'entraide dans l'islam.

Mais la différence fondamentale, c'est qu'on ne pourra pas trouver de verset dans l'Évangile qui invite à la violence. Si l'autre est violent, on doit lui tendre la joue (Mt 5, 39). On vous rétorquera qu'il y a de la violence aussi dans l'Ancien Testament. Certes, mais c'est pour cela que le Christ affirme : « On vous a dit... et moi je vous dis» (Mt 5, 38).

 

C'est tout le problème de l'exégèse qui est en question, car les musulmans ne l'acceptent pas, refusent de faire une lecture contextuelle du texte coranique, qui leur permettrait de comprendre sans faire un absolu de tout ce qui est énoncé.

 

Faut-il distinguer islam et islamisme?

Oui, il le faut.

Mais l'islamiste n'est pas contre l'islam. C'est une tendance dans l'islam qui met l'accent sur la radicalité. Sur cette ligne extrémiste, il y a les wahhabites, les salafistes : ces derniers veulent suivre le modèle du salai, les compagnons de Mahomet, ceux d'autrefois. C'est le retour à l'origine.

 

Au nom de cela, on va lorsqu'on est un homme porter une robe qui va en dessous du genou, porter une barbe en prétendant, sans aucune preuve, que le Prophète avait une barbe. C'est effrayant de voir sur YouTube des prédicateurs capables de décrire pendant une heure le paradis, avec des vierges éternellement vierges. Comme c'est un peu trop long, le prédicateur explique que c'est pour 70 ans : chaque homme a 70 vierges pour 70 ans. Ridicule ! Et cela est expliqué sérieusement devant plus d'une centaine d'imams. Nous sommes en pleine période de décadence au sein de l'islam

 

 

Pourquoi maintenant?

Il y a eu un effort, dans l'islam, au début du XIXe siècle, jusqu'au milieu du XXe siècle. C'est ce que nous appelons «l'âge de la renaissance» ('asral-Nahda). On l'attribue généralement à l'arrivée de Bonaparte en Egypte, en 1798-1801. Mehmet Ali et ses successeurs se sont dit: ces gens arrivent du bout du monde, ils sont une poignée, et ils nous battent alors que nous sommes 1 million. Ils nous ont donc dépassés, il faut qu'on apprenne chez eux. Il envoie alors des délégations, plus de soixante hommes, se former à Paris. Des traductions des auteurs français en langue arabe sont réalisées. C'est ce que nous appelons « la renaissance», de 1830 à 1950.

 

Puis arrivent les révolutions : celle de Nasser en 1952, de 1956 en Syrie, de 1958 en Irak, etc., le socialisme et le communisme qui écrasent la culture. On revient à partir de ce moment à une culture islamique primitive.

 

 

Y a-t-il aujourd'hui des lieux où l'islam fait l'objet d'une réflexion plus avancée, par exemple sur le rapport à la violence, ou la distinction des pouvoirs?

 

Il y en a, par exemple en Tunisie ou en Egypte. Mais c'est un problème de nombre. Mettons qu'il y ait 1 million de penseurs, qui permettent d'introduire une réflexion sur l'islam, cela ne fait pas le poids par rapport à 1 milliard et demi de musulmans. Le problème majeur est celui de l'éducation. Le système éducatif dans l'islam est un des pires qui soient, car il consiste à apprendre par cœur tout, tout le temps. On apprend le Coran par cœur. On le répète toute sa vie.

 

 

La décadence de l'Occident aurait-elle entraîné celle de l'islam?

 

Pendant longtemps, l'Europe était vue comme positive, avancée en technologie et en science, et demeurant religieuse.

Aujourd'hui, l'Occident est vu, d'un point de vue religieux et moral comme décadent.

L'Union européenne, par exemple, ne cesse d'enjoindre les États de modifier leur législation sur le «mariage» homosexuel, l'avortement, etc. Donc des musulmans font l'identification : la modernité, c'est la décadence.

 

Ils disent : l'Occident est devenu athée. Il faut donc le combattre.

Mieux vaut renoncer partiellement ou totalement à la modernité, mais être éthiquement correct. C'est l'idéologie des salafistes et des wahhabites. Ces derniers (Arabie Saoudite, Qatar), avec leur argent, construisent des mosquées à tour de bras, en Indonésie, en Malaisie, en Asie. Rien qu'en Egypte, l'Arabie Saoudite finance plusieurs centaines d'écoles islamiques.

 

Daech est le fruit direct de cette éducation. On passe ainsi facilement d'une vision fondamentaliste au terrorisme. De plus, ils pensent que tout cela est dû au concept de laïcité, ce qui les porte à prendre le contre-pied, et à mettre la charia islamique comme fondement de la constitution.

 

 

Comment estimez-vous le rôle d'un homme comme le président Al-Sissi en Egypte?

 

Je le vois comme positif. Al-Sissi est considéré comme un musulman pieux, pas traditionnel mais qui fait ses prières autant qu'il le peut. Il est opposé aux Frères musulmans, à cause de leur idéologie.

 

Le plus important me semble être le discours qu'il a fait sur le besoin qu'a l'islam d'une révolution religieuse. Il a repris cette idée à l'université Al-Azhar. Devant des centaines d'étudiants islamistes, il a dit: il faut repenser l'islam, Daech est le fruit de la pensée islamiste la plus obtue, on ne peut pas continuer comme cela !

 

Toute évolution de l'islam semble quand même très compliquée...

 

Dans certains pays, cela a commencé. Mais c'est comme la valse : un pas en avant, deux pas en arrière ! On n'y arrive pas. Car on part de l'idée que le Coran c'est Dieu qui l'a fait descendre matériellement sur terre. Pour moi, la réforme passe avant tout par l'école, et Al-Sissi en est d'accord. Il faut repenser l'enseignement de l'islam et retrouver un islam plus réfléchi et acceptable. Et non l'islam des barbus. Or c'est eux qui font la loi, se targuant de vivre comme au VIIe siècle. C'est le retour aux origines, jusqu'à la bêtise. On mange sans table, sans chaise, sans fourchette, car tout cela, c'est l'Occident pourri !

 

 

Cet archaïsme est-il transmis au sein des familles, ou à l'extérieur?

 

Ceux qui dominent le monde musulman, les imams, sont tous formés comme ça. Or il y a plusieurs millions d'imams. En Egypte, il doit bien y en avoir cent mille. Ce sont eux qui prêchent tous les vendredis, à la télévision, à la radio, dans les haut-parleurs. Que prêchent-ils? Ce qu'ils ont appris. Ils ont une mémoire faramineuse, qui suscite l'admiration des gens simples.

 

Les conflits qui sévissent au Moyen-Orient opposent avant tout des courants musulmans.

Pourraient-ils contribuer à limiter l'essor de l'islam extrémiste?

 

Il y a depuis toujours une haine des sunnites contre tout ce qui, au sein de l'islam, n'est pas sunnite.

Et premier lieu contre les chiites, qui constituent environ 15 % du monde musulman. Cet affrontement explique une grande partie des conflits au Moyen-Orient.

 

Les chiites d'Irak, un peu plus nombreux que les sunnites, étaient opprimés du temps de Saddam Hussein. Les Américains, venus selon leur sagesse légendaire « libérer » l'Irak, ont donné le pouvoir aux chiites qui ont à leur tour opprimé les sunnites et les ont écartés du pouvoir.

 

En Syrie, les alaouites, une branche du chiisme, ont le pouvoir, alors qu'ils sont très minoritaires (de 12 à 13%) face aux sunnites (70%). D'où la guerre en cours, qui résulte non pas d'une opposition à une situation économique difficile ou à un système social déficient, mais qui s'enracine avant tout dans le fait que celui qui gouverne « n'est pas de notre bord ».

 

La Turquie de son côté joue un double jeu : d'une part, elle soutient les sunnites de Daech, d'autre part, elle combat, pour d'autres raisons, les sunnites kurdes, car ceux-ci veulent créer un État kurde dont le territoire est à cheval entre Irak, Syrie et Turquie. L'opposition entre sunnites et chiites est le premier facteur explicatif des conflits en cours.

 

Et les chrétiens dans tout ça?

 

Combattre les chrétiens n'est pas leur but premier. Mais ces derniers prennent des coups, et beaucoup, au passage. Ils payent le prix et risquent fort de disparaître du Moyen-Orient, de l'Irak - c'est à peu près fait - et de la Syrie. En tant que chrétiens, nous avons une mission à l'égard des musulmans, par rapport à la haine qu'ils ont entre eux. Nous sommes appelés à être un lien, des médiateurs, entre eux d'abord (entre chiites et sunnites), et entre le monde musulman et l'Occident.

 

 

Je ne pense pas que ce soit une bonne chose qu'ils s'entretuent. D'une part, cela nuit aux pays ; et d'autre part, s'ils tentent d'éliminer les chiites, ils pourraient bien aussi se retourner un jour contre les autres kuffar (impies) que sont les incroyants occidentaux. Or dans le Coran, les kuffàr n'ont qu'un droit : être tué.

 

 

Sur ce point, l'Europe devrait faire un effort. Il ne s'agit pas d'aider les chrétiens à émigrer en Europe, mais plutôt d'aider les chrétiens à rester dans le monde arabe, à survivre, à vivre mieux, à créer des projets, à renforcer leurs positions, pour pouvoir reconstruire, ensemble avec les musulmans, une société ouverte et croyante.

 

 

Y a-t-il des choses qui vous scandalisent dans l'approche qu'ont les puissances occidentales des conflits au Moyen-Orient?

 

Le premier point, ce sont les armes. Elles viennent d'Occident. Mais pour avoir les armes de l'Occident, il faut de l'argent. Et l'argent vient de l'Arabie Saoudite et du Qatar, et peut-être d'autres pays comme la Turquie. C'est sur ces deux points qu'il faut agir.

On ne peut pas se contenter d'être l'ami de certaines puissances sous prétexte qu'on en tire un profit. La solution n'est pas facile, mais elle est inévitable. Elle n'est pas simple, car elle suppose de revenir sur toutes ces usines d'armes florissantes, qui rapportent beaucoup plus que des usines de fabrication de chaussures !

 

Y a-t-il dans le monde musulman, notamment en Afrique du Nord, autant de conversions au christianisme qu'on le dit?

Oui, il y en a. Les plus actifs pour mener les gens à la conversion sont les évangéliques. Et ceux qui bloquent le plus sont les évêques d'Europe. Je trouve que l'accueil réservé par les diocèses au Forum Jésus le Messie, consacré chaque année à la conversion des musulmans, est une honte.

 

Ce sont donc essentiellement les évangéliques qui font le travail là-bas. Au risque d'aller en prison. Au Maroc, j'ai ainsi voyagé à côté d'une femme qui lisait la Bible en arabe, faisait la tournée pour en distribuer des exemplaires, et avait déjà passé du temps en prison pour cela.

 

 

Il y a aussi d'excellents prédicateurs chez l'Église copte-orthodoxe.

 

 

Quel regard portez-vous sur la place que les sociétés européennes accordent à l'islam?

 

Pendant longtemps, les sociétés européennes n'étaient pas vraiment concernées par l'islam. Du fait de l'immigration, un nombre croissant de musulmans se sont installés en France. Et cela va continuer à augmenter, soit par les migrations, soit par la démographie, qui est nettement plus forte chez les musulmans que chez les Européens. En soi, ce ne serait pas une question si les musulmans n’étaient seulement que les tenants d'une religion, au même titre que les chrétiens ou d'autres.

 

Le problème, c'est que ce n'est pas le cas : les musulmans ne se considèrent pas seulement comme appartenant à une religion.

L'islam est global, il recouvre toutes les dimensions de la vie. Il a une part spirituelle, des normes, un ensemble de règles juridiques très poussé, que ce soit pour la nourriture, les relations sociales, etc. C'est un système qui englobe tous les domaines de la vie.

C'est cette appartenance globale qui pose problème aux sociétés qui accueillent des musulmans.

 

 

Le monde chrétien, qui est à la base de la culture européenne - même si l'Europe ne veut pas le reconnaître -, a toujours fait davantage la distinction des plans.

Être musulman, c'est une manière de s'habiller et de vivre tout à fait spécifique, qui implique tous les détails de la vie.

Si on prend cette vision telle quelle, elle est inapte à la société occidentale.

 

 

Trouvez-vous que nous sommes faibles, dans nos pays, envers l'islam?

 

Bien sûr ! Tout le monde est naïf à l'égard de l'islam.

La naïveté entraîne des erreurs qui peuvent être graves. Pour la prière, si un musulman veut faire ses cinq prières par jour, c'est à lui de s'adapter.

Ce n'est pas aux Européens de s'adapter par principe aux exigences des musulmans. Nous devons leur affirmer que nous avons nos règles, notre culture, notre histoire, comme tous les pays et que, s'ils veulent venir chez nous, ils doivent les respecter.

 

S'ils ne le veulent pas, nous devons avoir le courage de leur dire que, pour leur bien et le nôtre, il vaut mieux qu'ils rentrent chez eux. Il n'y a pas de concession à faire. Car sinon il n'y a plus de limite une fois qu'on a admis le principe d'une concession. La demande est toujours plus forte, du fait qu'il s'agit d'un système global.

 

Ce n'est pas par provocation, méchanceté ou désir de domination. Mais si un musulman dit qu'il veut pratiquer l'islam dans le moindre détail, c'est lui rendre service que de lui dire qu'il vaut mieux qu'il vive dans un pays musulman.

 

 

Comment mieux se faire respecter?

On ne peut pas bloquer la rue le vendredi à midi sous prétexte qu'il n'y a pas de place dans la mosquée. C'est à eux de s'organiser !

Si nous n'avions qu'une heure dans les églises pour la messe, il n'y aurait pas non plus de place. Nous devons être clairs : il y a des normes, tout le monde doit les respecter, que ce soit des lois ou des coutumes.

On peut tout comprendre, mais pas tout admettre !

Je suis très proche des musulmans, mais ce n'est pas pour cela que je dois approuver tout ce qu'ils font ; au contraire, c'est leur rendre service que de faire preuve de franchise si j'estime qu'ils sont en tort. Le danger, ce ne sont pas les musulmans, mais la réaction des sociétés européennes, qui ne font pas respecter l'ordre. Quand on ne fait plus respecter les normes, ce sont individus ou des groupuscules qui font la loi.

 

Faut-il donner des églises vides aux musulmans ?

 

C'est absurde. Un lieu de culte a un sens, presque étemel. Une mosquée, on ne la transforme pas en église. Si beaucoup d'églises sont inoccupées, il faudrait que les responsables se demandent pourquoi elles sont vides et ce qu'on fait pour les revivifier.

Si l'église n'est plus utilisée, on peut très bien y installer un centre social, un service d'Église. Je trouve qu'avec tous les besoins actuels caritatifs actuels, le geste le plus beau n'est pas de passer l'église aux musulmans pour en faire une mosquée, parce que ce sera à juste titre vu comme non pas un acte de charité fraternelle, mais comme une reddition à l'opinion générale.

 

L'Église est-elle parfois trop irénique à l'égard de l'islam?

 

Nous devons rejeter la violence. Il faut toujours chercher à comprendre. Mais pas tout permettre! Comprendre l'autre pour savoir comment lui expliquer que ce qu'il dit est faux. Il faut un discours et des actes qui soient pleins de fraternité, d'amour, mais de vérité rigoureuse. On ne peut pas dire que l'islam est une religion qui, comme toutes les religions, cherche le bien de l'humanité. Ce sont des généralisations stupides et il faut être bien arrogant pour penser qu'on connaît toutes les religions du monde !

 

Comme pour tout être humain, il faut un a priori de sympathie, de «sentir avec», d'affection, et une exigence de vérité qui permet de dire à l'autre : ça, tu ne peux pas le faire, tu te trompes. La naïveté, c'est de dire que tout le monde est bon et gentil, ou que tous les musulmans sont mauvais. En revanche, il faut reconnaître que ce groupe enfreint facilement nos normes, car il a une autre culture, très forte, et qu'il nous faut être très attentif. Et exiger le respect.

 

 

Propos recueillis par Jean-Marie Dumont

Et publiés dans « Famille chrétienne » n° 1975 du 21 au 27 novembre 2015, pages 14-18

 

 

 

L'existence de MAHOMET

MAHOMET,

 

Article du LAROUSSE du XXè siècle, 1931

 

Mahomet, forme occidentale du nom du fondateur de la religion musulmane (en arabe Mohammed, « le Loué », participe du verbe hamada').

 

Il naquit à La Mecque en 570 d'après la tradition, quoique certains islamologues de nos jours en reportent la date jusqu'en 580. Il mourut à Médine en juin 632. Il prétendait appartenir à la tribu des Koraï-chites, l'une des plus importantes de l'Arabie, et qui, comme toutes les tribus arabes, se rattachait par une série de généalogies plus ou moins fictives à Ismaël, fils d'Abraham. Sa famille avait exercé les plus grandes charges religieuses et politiques à La Mecque, mais se trouvait alors à peu près ruinée.

 

Le père de Mahomet, Abd-Allah, qui faisait le commerce par caravanes avec la Syrie, mourut vers 570, laissant sa femme Amina enceinte d'un fils qui fut Mahomet ; Amina elle-même mourut peu de temps après, et ce fut Abd el-Mottalib, père d'Abd-Allah, qui se chargea d'élever Mahomet ; pour tout héritage, ce dernier n'avait que cinq chameaux et une esclave éthiopienne. A la mort d'Abd el-Mottalib, Mahomet fut recueilli par son oncle Abou-Taleb qui, comme Abd-Allah, faisait le commerce avec la Syrie.

 

 

 

Mahomet avait treize ans quand Abou-Taleb l'emmena pour la première fois dans sa caravane. Au cours d'un de ses voyages en Syrie, Àbou-Taleb laissa son neveu durant quelques semaines dans l'ermitage d'un moine chrétien nommé Bahira; c'est là que le futur prophète aurait, pense-t-on, acquis quelques notions sur le christianisme.

 

 

Il quitta le service d'Abou-Taleb pour prendre la direction du commerce d'une riche veuve de La Mecque, Kha-didja, qui, séduite par ses qualités, l'épousa quoiqu'il n'eût que vingt-cinq ans, alors qu'elle avait dépassé la quarantaine.

Mahomet, maître d'une grande fortune, secourut largement ceux qui l'avaient aidé, et en particulier son oncle Abou-Taleb.

Il eut huit enfants de Khadidja, quatre filles et quatre fils ; ces derniers moururent tous en bas âge.

 

 

Esprit réfléchi et religieux, il se crut appelé à restaurer dans l'Arabie la religion monothéiste, que les Arabes supposaient avoir été celle d'Abraham; il est également possible que Mahomet ait été simplement un extatique, comme il y en a toujours eu en Orient.

 

 

 

Vers trente ans il traversa une crise religieuse, accompagnée de visions nocturnes, qui aboutit chez lui au monothéisme et à la croyance au dogme de la Résurrection. L'ange Gabriel lui apparut dans une caverne où il aimait à se retirer et, lui annonçant sa mission, lui révéla les six premiers versets de la 96e sourate du Koran.

 

La mission de Mahomet fut immédiatement acceptée par Khadija, par Ali, fils d’Abou-Taleb, que Mahomet avait recueilli, par Abou-Bekr et par Osman ; le Prophète leur donna le nom de mouslim, « qui se confie à Dieu », dont on a fait par l'intermédiaire du pluriel persan, musulman.

 

 

Les Arabes, attachés à leur polythéisme idolâtrique, virent d'un très mauvais œil la révolution sociale autant que religieuse tentée par Mahomet, et les conversions furent d'abord rares ; les plus importantes furent celles de son oncle Hamza et de Omar.

 

 

En 621, la ville de Médine, la plus importante de la péninsule après La Mecque, s'étant déclarée favorable à l'islamisme, Mahomet, qui avait perdu sa première femme à La Mecque ainsi que ses fils, résolut de s'y retirer ; au mois de septembre 622, le Prophète quitta La Mecque, poursuivi par l'hostilité de ses compatriotes, et, après un pénible voyage, il arriva à Médine, où il fut reçu en triomphe ;

 

c'est ce que les musulmans nomment hidjra « émigration, expatrieraient », dont on a fait hégire, et qui est devenu le point de départ de l'ère musulmane.

 

La lutte était ouverte entre La Mecque et Médine; d'autant plus que Mahomet, ne se contentant plus de prétendre restaurer le monothéisme, se prétendait envoyé par Dieu, en arabe Allah, pour être le .chef spirituel de tous les hommes.

 

 

En mars 624, Mahomet attaqua et défît à Bedr une grande caravane mecquoise, et cet acte de pillage se paya un an après (mars 625) par la défaite d'Ohod, dans laquelle les Mecquois taillèrent en pièces son armée ;

 

mais, en 627, une expédition sur les frontières de Syrie ayant réussi, ce succès rendit courage aux troupes de Mahomet, qui purent résister à une attaque des Koraïchites contre Médine ;

 

en 628, une trêve fut conclue entre les belligérants, et il fut convenu que les musulmans pourraient se rendre en pèlerinage à La Mecque.

 

En 629, Mahomet soumit les Juifs de Khaïbar et faillit être empoisonné par Zeïnab, sœur de leur chef Sofiân.

 

Pendant ce temps, les généraux musulmans avaient soumis presque toute l'Arabie, et Mahomet se décida à entreprendre la conquête de l'Egypte, de l'empire grec et de la Perse.

 

En 630, avec l'aide du chef koraïchite Abou-Sofiân, dont il avait épousé la fille, il s'empara, sans coup férir, de La Mecque, où il fit détruire toutes les idoles

; l'année suivante vit la soumission des dernières tribus arabes rebelles et une série de victoires remportées sur les Grecs près de la frontière syrienne.

 

 

Ce fut en revenant d'un pèlerinage à La Mecque que Mahomet fut saisi d'une fièvre violente, qui le conduisit au tombeau en quinze jours (8 juin 632).

 

 

En plus de Khadidja, le Prophète avait épousé quatorze femmes, dont les principales sont Marie la Copte et la fille du chef juif de Khaïbar ; il ne laissait pas d'enfant, et ce furent Hassan et Hosséin, les fils de Fatma, sa fille, qu'il avait mariée à Ali, qui, après le règne des quatre khalifes orthodoxes, réclamèrent la souveraineté.

 

Vaincus par leur rival Moawiya, fondateur de la dynastie des Oméyades, ils demeurèrent avec Ali les martyrs vénérés de l'hérésie chiite.