violence

Charles

de Foucauld

La Souffrance

la Violence

la Mort

et l'AMOUR

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Et l'Eucharistie

Et les Baptisés

Fraternité universelle

Et l'Evangile

Et Nazareth

Et le Désert

Et le Sacerdoce

Et la Violence

Et l'Islam

Charles de FOUCAULD, face à la souffrance,

à la violence,

à la mort

 

Charles de Foucauld et la Bible,

lien< https://www.dropbox.com/s/i1zooe7iaua5l9t/CdF et la Bible%2C v4.pdf?dl=0>

 

 

La situation aujourd’hui pour nous :

 

Nous vivons tous des moments de souffrance.

Nous partageons comme nous le pouvons les souffrances des autres.

 

Nous nous sentons bien impuissants

devant les grands bouleversements du monde qui entraînent tant de souffrances.

 

Les phénomènes naturels,

les grandes catastrophes atteignent des populations qui sont loin de nous.

 

Les guerres dans de nombreux pays provoquent la mort d’innocents, l’exil…

 

La maladie, la mort atteignent ceux que nous aimons.

 

Nous souffrons des injustices, des inégalités profondes de notre monde.

 

Charles de Foucauld a été béatifié le 13 novembre 2005.

Nous pouvons prendre le temps de regarder comment

ce « bienheureux » a vécu, comme nous,

tous les passages difficiles de la vie et comment il a envisagé sa propre mort.

 

 

 

Charles de FOUCAULD

et la souffrance, la violence, la mort

 

Charles de Foucauld souffre de toutes les souffrances, les injustices.

 

-Il souffre de la situation faite aux Arméniens

lorsqu’il est à l'abbaye d'Akbès (près d’Alep en Syrie actuelle) quand commence le génocide des Arméniens chrétiens en 1895-1896

. (l’abbaye est protégée alors que la population est massacrée.)

 

 

Charles de Foucauld s’engage à sa manière.

 

-La question de l’esclavage sera, pendant son séjour en Algérie, une situation qui lui posera problème ;

il se trouvera, par ses choix (il veut racheter des esclaves),

en désaccord avec les responsables de l’Eglise en Algérie.

Frère Charles voudrait que ces responsables prennent position sur cette question et interviennent au niveau de l’Etat français.

 

Charles s’associe à la peine de ceux qui perdent un être cher.

 

Nous avons le contenu de nombreux courriers à sa famille, à ses amis.

 

 

Quant à ses propres souffrances et sa propre mort,

il en parle comme d’événements devant se produire.

Il ne s’attarde jamais sur ses propres ennuis de santé ;

sa frugalité, que personne ne pouvait imiter

parmi ceux qui auraient pu se joindre à lui,

l’a pourtant conduit à des états de grande faiblesse.

 

C’est un épisode connu de sa vie, en 1908 :

 

il souffre, il est malade et ce sont des habitants de Tamanrasset qui, malgré la grande sécheresse depuis plusieurs mois, vont trouver assez de lait de chèvre et le sauver.

 

Le frère Charles a parlé dans ses courriers de la mort qui peut survenir. Il envisage une mort violente, le martyre. L’amour seul peut être l’origine d’un tel désir d’anéantissement.

 

Il a écrit :

 

A propos des événements touchant les Arméniens (1895-1896), il écrit :

« Point d'abri, ni d'asile, par ce froid terrible, point de pain,

aucune ressource,

des ennemis de toute part,

personne pour les aider. »

 

 

Le frère Charles a des textes très durs sur la situation des esclaves

et le fait que le gouvernement français (nous sommes au temps de la colonisation de l’Algérie) laisse faire et n’assure pas la liberté de chaque personne.

 

Dans une lettre à Dom Martin, abbé de notre Dame des Neiges, le 7 février 1902, il écrit :

 

« Nous n’avons pas le droit d’être des ‘sentinelles endormies’, des ‘chiens muets’, des pasteurs indifférents…

En soulageant (les esclaves) dans la mesure du possible, il me semble que le devoir n’est pas fini et qu’il faut dire- ou faire dire par qui de droit :

« Ce n’est pas permis », « malheur à vous hypocrites » qui mettez sur les timbres et partout : Liberté, Egalité, Fraternité, Droits de l’homme et qui rivez les fers des esclaves…

 

 

 

 

Dans des lettres à Marie de Bondy, sa cousine, il écrit le 25 décembre, puis le 26 janvier 1908 :

 

« Noël. Cette nuit, pas de messe, pour la première fois depuis vingt et un ans : que la volonté du Bien-aimé se fasse…

(Charles de Foucauld n’a pas obtenu l’autorisation de Rome de célébrer la messe seul)

…Jusqu’à la dernière minute, j’espérais qu’il viendrait quelqu’un, mais rien n’est venu, ni un voyageur chrétien, ni un militaire

 

…Il y a trois mois, plus de trois mois que je n’ai reçu de lettres… »

 

« L’amour est tout : c’est lui qui nous jette à votre suite, dans la voie de la Croix, c’est lui qui nous y fait entrer d’autant plus avant qu’il est plus fort. » (méditation sur Matthieu- 19 février 1905)

 

 

En juin 1897, il écrivait :

« Pense que tu dois mourir martyr,

dépouillé de tout, étendu à terre nu,

méconnaissable,

couvert de sang et de blessures,

violemment et douloureusement tué…

et désire que ce soit aujourd’hui. »

Voyageur dans la nuit, page 35.

 

 

 

 

Des textes pour aujourd’hui :

 

 

En reprenant l’événement de 1908 (état de grande faiblesse du frère Charles),

Monseigneur Jean-Claude Boulanger, postulateur pour la béatification de Frère Charles, écrit :

 

En 1908, il (frère Charles) connaît l’expérience de la solitude, de l’abandon, de la maladie

qui risque de la conduire à la mort.

C’est en même temps un échec certain au niveau de la mission : Il n’a converti personne.

Il n’a aucun disciple.

 

Lui qui rêvait de célébrer chaque jour l’Eucharistie

et de porter mystérieusement la présence de Jésus en Terre d’Islam

n’a plus l’autorisation de Rome de dire la messe seul.

 

Il était venu pour servir les pauvres qui admiraient sa générosité.

Il n’a plus rien à offrir et pourtant la sécheresse s’étend sur l’ensemble des régions du Hoggar.

 

Ce sont quelques femmes, pauvre parmi les pauvres,

qui en prenant le peu de lait qui reste de quelques chèvres, vont lui sauver la vie.

 

Lui qui était venu pour donner va enfin apprendre à recevoir.

 

Lui dont la devise était « jamais arrière » va enfin se réconcilier avec sa fragilité.

 

Il voulait être frère des petits, le voilà devenu petit frère.

 

Il voulait aider les pauvres, le voilà devenu pauvre.

 

Il sait désormais qu’un pauvre aidé demeure un pauvre,

mais qu’un pauvre aimé devient un frère.

 

Il a touché du doigt sa pauvreté, sa petitesse.

 

Il s’est même réconcilié avec elles et les a offertes.

 

Il a entendu cette phrase du Seigneur qui dit à St Paul :

« Ma grâce te suffit… ma force se déploie dans ta faiblesse » (2 Co. 12,9).

 

 

 

 

 

Dans la lettre encyclique du Pape François ‘Lumen fidei’

 

« Le chrétien sait que la souffrance ne peut être éliminée, mais qu’elle peut recevoir un sens, devenir acte d’amour, confiance entre les mains de Dieu qui ne nous abandonne pas et, de cette manière, être une étape de croissance de la foi et de l’amour.

 

En contemplant l’union du Christ avec le Père, même au moment de la souffrance la plus grande sur la croix (cf. Mc 15, 34), le chrétien apprend à participer au regard même de Jésus.

 

Par conséquent la mort est éclairée et peut être vécue comme l’ultime appel de la foi,

l’ultime « Sors de la terre »,

l’ultime « Viens ! » prononcé par le Père, à qui nous nous remettons dans la confiance qu’il nous rendra forts aussi dans le passage définitif.

 

 

57. La lumière de la foi ne nous fait pas oublier les souffrances du monde.

 

Pour combien d’hommes et de femmes de foi,

les personnes qui souffrent ont été des médiatrices de lumière !

 

Ainsi le lépreux pour saint François d’Assise,

ou pour la Bienheureuse Mère Teresa de Calcutta, ses pauvres.

 

Ils ont compris le mystère qui est en eux.

 

En s’approchant d’eux, ils n’ont certes pas effacé toutes leurs souffrances,

ni n’ont pu leur expliquer tout le mal.

 

La foi n’est pas une lumière qui dissiperait toutes nos ténèbres,

mais la lampe qui guide nos pas dans la nuit, et cela suffit pour le chemin.

 

À l’homme qui souffre, Dieu ne donne pas un raisonnement qui explique tout,

mais il offre sa réponse sous la forme d’une présence qui accompagne,

d’une histoire de bien qui s’unit à chaque histoire de souffrance

pour ouvrir en elle une trouée de lumière.

 

Dans le Christ, Dieu a voulu partager avec nous cette route

et nous offrir son regard pour y voir la lumière.

 

Le Christ est celui qui, en ayant supporté la souffrance, « est le chef de notre foi et la porte à la perfection » (He 12, 2)

 

 

 

 

 

 

Pour continuer notre démarche :

 

 

Le jour même de sa mort (1er décembre 1916),

Charles de Foucauld écrit à sa cousine Marie de Bondy :

 

« Quand on peut souffrir et aimer,

on peut beaucoup,

on peut le plus qu’on puisse en ce monde :

on sent qu’on souffre, on ne sent pas toujours qu’on aime

et c’est une grande souffrance de plus !

Mais on sait qu’on voudrait aimer

et vouloir aimer c’est aimer. »

Lettres à Mme de Bondy 1er déc. 1916

 

 

Seul (e ) ou en groupe de réflexion

-Dans ce que je viens de lire, (dans ce que nous venons de lire), quel passage, quelle phrase me marque le plus, m’interroge ?

 

 

-Je peux penser à des souffrances que j’ai vécues.

J’essaie de me redire quel chemin d’amour, quelles présences aimantes m’ont permis de continuer à vivre vraiment.

 

-Le frère Charles nous fait regarder le Christ et sa Croix.

Comment suis-je dans ce mouvement de salut qui m’est proposé ?