Romains

Romains

ROMAINS

 

1, 1 à 7

 

Paul choisit ses mots pour décrire ce qu'il est et ce que sont les chrétiens de Rome.

*

Tous sont "appelés",

choisis par Dieu,

pour croire en Lui,

pour lui appartenir,

pour lui obéir

de plein gré

en adhérant à sa Parole.

 

Le Seigneur Jésus-Christ

est cette Parole,

devenue Humaine,

de la descendance royale de David,

Fils de Dieu

avec la puissance de

l'Esprit de sainteté,

relevé d'entre les morts.

 

Jésus, Christ,

Seigneur de nous,

est la Bonne Nouvelle,

promise par les prophètes dans les Saintes Ecritures.

 

Paul se considère

comme un serviteur

de Jésus,

appelé,

mis à part

pour un apostolat précis,

l'annonce de cette Bonne Nouvelle.

 

Il s'adresse

aux Romains,

bien-aimés de Dieu,

saints grâce à Dieu

et leur souhaite

Grâce et Paix,

de la part du Père

et du Seigneur Jésus Christ.

*

Reprenons tous ces mots

pour comprendre ce que nous sommes,

chrétiens.

Et vivons dans et selon

cette identité.

 

1, 18-24

Péché des humains;

admirer les beautés de la nature

sans admirer ni reconnaître le Créateur qui en est l'auteur.

Paul évoque, notamment, ce que dit le Livre de la Sagesse à ce propos

Lire Sagesse 13, 1 à 19

 

 

 

5, 1 à 11

 

Paul laisse exploser son enthousiasme devant ce que produit la Foi au Christ.

 

Dès que nous accordons toute confiance au Christ, nous devenons des Justes aux yeux de Dieu, pardonnés, remplis de paix intérieure.

 

Nous entrons en relation avec Dieu, le plus grand cadeau qui soit, la grâce essentielle.

 

Joie, espérance, assurance habitent notre conscience. Nous pouvons résister dans l'épreuve.

 

L'Amour d'agapè devient source de nos relations puisque l'Esprit d'Amour habite en nous.

 

**

Est-ce trop beau ? Est-ce pure imagination enflammée ?

 

Paul prouve que tout cela est bien réel. Alors que nous étions loin de Dieu ou même opposés à lui, Dieu a pris l'initiative de nous donner son Fils. Celui-ci a entièrement livré son temps, ses pensées, pour nous faire comprendre l'Amour du Père. Mais nous avons résisté, refusé, préférant continuer à suivre nos mauvais principes. Nous l'avons condamné et cloué à la croix pour le faire taire. Mais sa Parole d'Amour sans haine ni vengeance a été plus forte. Mis au tombeau, il demeure Vivant pour que nous vivions.

 

Quelle preuve d'Amour, de la part du Père, du Fils et de l'Esprit qui demeure en nous !

 

Nous avons donc parfaitement raison de nous réjouir quand la Foi nous donne l'assurance que nous sommes réconciliés par Dieu.

 

5, 1 à 11

 

Paul va employer 23 fois le mot "mort" dans les chapitres 5 à 8.

Nous devons être attentifs aux deux significations possibles: la mort biologique, qui donne le statut de défunt - et la mort intérieure, spirituelle, qui constate une absence de la vraie Vie, de la relation avec Dieu et les autres,

En ce sens, comme en beaucoup d'endroits de la Bible, l'être humain peut être à certaines heures une sorte de non-vivant, de mort - et, à d'autres heures, en changeant de relation avec Dieu et les autres, il peut redevenir un Vivant.

*

Paul chante d'abord sa reconnaissance envers Dieu qui, par la Foi, fait de nous des vivants, en paix avec Lui, marchant vers la Gloire avec espérance, cette certitude fondée sur l'engagement irréversible de Dieu à notre égard..

 

Cet engagement de Dieu, nous en avons la preuve évidente en voyant comment le Fils Unique s'est totalement engagé pour nous réconcilier avec Dieu, nous remettre en Vie, nous remettre en grâce.

 

Comprenons bien l'expression: le Christ est mort pour nous. Elle signifie "à notre bénéfice". "Pour nous les hommes et pour notre salut il a pris chair de la vierge Marie " dit le Credo.

La raison profonde de cet engagement du Christ est l'Amour d'agapè. Il veut notre bonheur, notre libération. Exactement comme son Père, selon la volonté du Père: celui-ci ne veut pas la mort de son Fils mais notre salut. Ce sont les autorités religieuses de son peuple qui condamneront Jésus à la mort et le livreront pour être crucifié par les romains.

*

Et il en fallait de l'amour, de l'Amour fou et incroyable, pour mettre sa vie biologique en danger au bénéfice d'humains qui ne s'intéressent pas à Dieu, à leur propre libération intérieure.

*

Paul invite les chrétiens de Rome à en prendre conscience. Pour chanter l'Amour du Christ. Cet amour nous invite à la réciprocité, à l'amour reconnaissant, au changement de comportement pour imiter celui qui a tant aimé.

*

"Mourir pour les pécheurs" ne signifie nullement mourir à leur place, faire tout à leur place, se substituer aux pécheurs.

Bénéficiaires, les humains doivent s'engager dans l'amour envers Dieu et envers leurs frères.

Hymne à l'Amour reçu et à l'amour à donner..

 

 

5, 12 à 21

 

Paul vient d'exprimer sa conviction: Celui qui croit que Jésus est mort au bénéfice des humains alors que ceux-ci se comportaient en pécheurs, celui-là est vraiment "sauvé". Il est en effet, persuadé de la Vérité: Dieu aime les humains, même ceux qui ne l'aiment pas. Il veut les sauver tous par l'évidence de l'Amour prouvé par le Christ.

 

Et Paul développe ce thème par une suite de phrases où le Christ construit admirablement ce que l'homme pécheur détruit lamentablement.

Quand Paul utilise les mot "le péché", il désigne " l'homme pécheur".

Il rappelle que tout homme est pécheur: il en a toujours été ainsi, même avant la proclamation de la Loi par Moïse. Il en sera toujours ainsi.

 

L'homme pécheur se détruit, il se tue spirituellement: la mort entre ainsi dans l'humanité par "le péché".

 

Et voici qu'un Homme différent, nouveau, le Christ, ne se comporte pas en pécheur.

 

Il se tient toujours en relation avec son Père. Il vit en homme Juste et Fidèle. Le péché du monde pécheur s'attaque à lui, le condamne à mort, le cloue à la croix.

 

Mais la mort n'a pas le dernier mot.

Cet homme divin demeure vivant.

Il devient Le Vivant. Il a le pouvoir de rendre vivant le pécheur s'étant condamné à la mort intérieure, spirituelle.

 

*

Le péché n'a donc pas le dernier mot. La grâce, le don gratuit a le dernier mot.

Celui qui adhère à cette Foi entre dans la Vie: il passe de la mort à la Vie.

 

7, 29-31

Il est absolument indispensable de situer dans leur contexte les versets choisis par la liturgie de ce dimanche.

 

Sans cela, on risque de faire dire à Paul que le mariage a moins de valeur spirituelle que le fait de ne pas être marié (et beaucoup de textes sont tombés dans ce travers au long des siècles passés et encore aujourd'hui).

 

 

En outre, à deux reprises, Paul prend soin de préciser que c'est là son opinion, une opinion personnelle, et non pas un ordre du Seigneur.

 

 

Ne faisons pas dire à Paul ce qu'il ne dit pas !

 

Lisons bien ces lignes dans leur contexte. Tout le chapitre 7 de cette lettre aux Corinthiens essaie de répondre à des questions précises posées par certains chrétiens de Corinthe..vers l'an 50 de notre ère, sous l'empire romain, et dans la ville maritime de Corinthe.

 

 

8, 1 à 16

 

Paul développe sa pensée, et probablement sa pratique personnelle, de la vie selon l'Esprit Saint.

 

Il fait un certain nombre de parallèles avec la vie "selon la chair", selon la nature spontanée de l'humain qui suit ses penchants naturels.

 

Progressivement, Paul espère donner envie à ses correspondants de choisir les comportements qui construisent, améliorent, spiritualisent et mettent en relation avec Dieu, comme un enfant devrait être en relation avec son père. Et pas n'importe quel père: mais un Père divinement bienfaisant, aimant et suscitant un amour rempli d'affection.

 

Relire attentivement ces paragraphes composés dans un style clair. Nous y trouvons les lignes directrices de la vie chrétienne au quotidien: pacifiante, libérée des angoisses sans fondement.

 

L'Amour au quotidien.

 

 

8, 14-17

 

Paul fait réfléchir les chrétiens de Rome: il veut les aider à identifier le guide intérieur qu'ils suivent.

 

- Soit ce qu'il appelle "la chair" (la nature humaine avec ses désirs spontanés, souvent égoïstes et matérialistes).

 

Dans ce cas, le résultat sera la mort, non pas biologique, mais la mort de la relation avec Dieu et avec les autres.

 

- Soit l'Esprit Saint, l'Esprit qui faisait vivre Jésus en toutes circonstances: très précisément durant les heures de sa passion et depuis sa résurrection.

 

Dans ce cas, tout devient Vie, Amour filial envers le Père que nous osons appeler "Père bien-Aimé", "Père chéri".

 

La peur devant la puissance redoutable de Dieu disparaît.. Le respect affectueux demeure.

La création suscite joie et reconnaissance.

 

L'assurance d'être pardonné des fautes que nous reconnaissons décuple notre désir de vivre de mieux en mieux.

 

L'avenir comporte la certitude de ne pas disparaître définitivement mais d'entrer dans une Vie neuve, inexprimable: celle qui fait de Jésus le Vivant éternel.

 

Souffrance et mort seront vaincues par le Souffle de l'Esprit qui renouvelle la Face de la terre, du cosmos et des êtres humains.

 

***

Nous devrions relire souvent ces phrases très denses de Paul, véritable guide de vie spirituelle.

Toujours aussi valables aujourd'hui.

 

8, 13 à 25

Paul se laisse soulever par la vision d'un avenir plein d'espérance.

 

L'Esprit de Dieu est en train de le réaliser, non seulement chez les croyants, mais également dans la Création.

Celle-ci a subi la mauvaise influence de décideurs ayant abandonné le contact avec Dieu, ayant perdu le sens de la sagesse et du juste équilibre entre les réalités terrestres et les humains.

 

Sur quoi s'appuie Paul dans ce développement ? Sur son intime conviction que l'Esprit Saint agit partout où il le faut. Et chez les humains et dans le cosmos et dans les sociétés et chez les responsables. Quand il le faut, comme il le faut.

 

Fort de cette conviction, Paul perçoit le mouvement de l'histoire comme un accouchement qui fait gémir et souffrir mais qui permet la naissance d'un Monde renouvelé, corrigé, meilleur.

 

Et il invite chaque chrétien à penser son histoire et son développement comme un accouchement. Certes, nous sommes sauvés "en germe": l'Esprit agit en nous à façon d'un code génétique divinisé. Mais il reste encore beaucoup à faire. Tout est ébauché, en cours: rien n'est arrivé à son terme, à sa plénitude.

 

Regardons ce qui a déjà progressé en nous, selon l'Esprit. Et devenons certains que l'Esprit nous conduira et conduira la Création et l'Humanité vers une Plénitude dont nous n'avons pas idée.

 

Attendons avec patience ce que nous ne voyons pas encore.

L'Esprit est à l'Oeuvre, jour et nuit.

 

 

8, 26 à 30

 

 

Paul termine par trois convictions concernant l'action de l'Esprit Saint dans la conscience de chaque chrétien:

 

1.Il maintient une relation permanente avec Dieu, priant avec ses mots à lui, que Dieu comprend.

Si nous ne savons pas comment prier, l'Esprit prie en nous.

 

2.Il fait concourir au bien tous les événements de l'existence, heureux ou apparemment négatifs. Il suffit de vouloir aimer Dieu, les autres et soi-même.

 

 

3. Il établit le chrétien dans une grande paix intérieure. Il se charge de tout ce qui concerne l'action de Dieu à son profit:

- appeler à la foi, en susciter le désir, au moment voulu

- rendre juste, permettre les actions justes, les pensées justes.

- et finalement conduire la vraie gloire, celle d'être reconnu juste par Dieu, "glorifié".

**

Voici un chapitre original, transmis aux chrétiens de Rome par Paul livrant sa pratique spirituelle à des frères et soeurs qu'il espère rencontrer un jour.

Des perspectives extrêmement positives à garder sans cesse devant nos yeux.

 

8, 31 à 39

 

Paul explose de bonheur intérieur et donne libre cours à ses plus intimes certitudes.

 

1. Dieu a mis son Fils très cher à la disposition des humains. Il le leur a livré (ne comprenons surtout pas que Dieu aurait livré son Fils à la mort: ce sont les hommes pécheurs qui ont décidé de tuer le Fils, au mépris de toute justice)."Comment pourrait-il, avec lui, ne pas nous donner tout?"

 

2. "Qui pourra nous condamner ?"

Personne, puisque le Christ, ressuscité, "intercède pour nous"; Il fait tout pour nous réconcilier avec le Père

 

3. "Nous sommes de grands vainqueurs grâce à celui nous a aimés".. Victorieux et non pas abattus, courageux et non pas apathiques. Non par nos propres forces, mais grâce à Dieu.

 

4. Par conséquent, en toute logique, plus "rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur". L'amour du Fils pour le Père, l'amour du Père pour son Fils; et leur amour tout-puissant en notre faveur.

*

Lorsque le doute nous assaille, lorsque notre amour envers Dieu se refroidit, lorsque les épreuves nous épuisent, laissons-nous convaincre par la fougue de Paul. Elle n'est pas un échauffement à fleur de peau. Elle est certitude fondée sur la Foi.

 

8, 31-34

Paul laisse jaillir sa confiance amoureuse envers Dieu.

 

Paul a compris l'amour du Père pour Jésus: un amour peu banal et incroyable. Le Père et le Fils "se sont mis d'accord" pour accomplir une mission exigeante, difficile: vaincre l'influence de la mort et la dépendance du péché dans le monde des humains.

 

Pour aboutir à cette victoire contre le mal, le Père et le Fils "se sont mis d'accord:" pour faire face au mal et à la haine homicide, y compris au péril d'être rejeté, condamné et mis à mort par les humains refusant d'accueillir un Dieu d'amour au nom de leurs idées traditionnelles et fausses sur Dieu.

 

Jésus est allé jusqu'au bout de cette mission libératrice: en acceptant même d'être tué il a vaincu la haine et la mort. Son Père l'a ressuscité: l'Esprit l'a rendu Vivant pour toujours, Premier-né de tous ceux qui acceptent de marcher à sa suite en s'engageant dans la confiance, l'amour et les combats contre la haine et la mort.

 

Pour Paul, c'est la Lumière éblouissante de la Foi. Bouleversé, il exulte. Puisque Dieu est ainsi, la Victoire est certaine pour ceux qui s'en remettent à lui, y compris au plus fort des épreuves, des difficultés

 

 

9, 1 à 18

 

Paul commence ici une réflexion qu'il va développer sur deux chapitres. Comment expliquer qu'une faible minorité de ses frères Juifs n'adhère pas à la pensée de Jésus, lui-même Juif indiscutablement fidèle à Yahvé, le Seigneur?

 

Le peuple que Dieu avait choisi et auquel il avait tellement donné (alliance, Loi, culte et promesses) a refusé de suivre Jésus dans son interprétation des saintes Ecriture, des Prophètes, des Sages et des priants.

Il n'a pas évolué, se figeant sur des principes et des pratiques faisant du Judaïsme une religion réservée aux humains d'ascendance Juive, fermée à l'idée que l'Unique Dieu puisse aimer l'ensemble de l'humanité et vouloir son salut.

*

.Seconde question brûlante. Une partie des saintes Ecritures présente Yahvé comme s'impliquant directement en tout ce qui arrive: le fonctionnement du cosmos, les conflits entre peuples et nations, les décisions des humains (croire on ne pas croire, revenir vers Dieu ou lui tourner le dos). Comment concilier liberté humaine et influence divine? Et surtout comment ne pas rendre Dieu responsable des refus que lui opposent la plupart des membres du peuple qu'il a choisi?

*

Paul s'efforce de justifier Dieu sans nier pour autant son influence sur les consciences.

 

Nous apprécions la culture biblique de Paul , sa confiance envers le Christ et sa conviction absolue que les choix de Dieu demeurent imprévisibles, libres et justes.

Paul est-il parvenu à convaincre ses frères Juifs ? L'histoire nous dit que non.

Les raisonnements de Paul sont-ils convaincants pour ses lecteurs d'aujourd'hui? Probablement non!

*

Depuis vingt siècles, périodiquement, ces questions agitent les penseurs, exégètes et théologiens.

Ils ne semblent pas avoir fait mieux que Paul.

*

C'est par un hymne à la Sagesse de Dieu que Paul terminera son essai de réflexion (Rom 11,33-36)

 

10, 8 à 13

Comprenons la logique de la foi.

 

1. Ecouter ce que Dieu a révélé par ses messagers, surtout son Fils Jésus. S'efforcer d'en comprendre le sens, lumière sur notre route.

Nombreux sont ceux qui répercutent ce message: textes bibliques, prédicateurs, catéchistes, frères et soeurs chrétiens, événements devenus révélateurs du Sens donné à la vie, etc...

 

2. Donner son adhésion intérieure, de l'esprit, du coeur, de la conscience. En faire le noyau central de nos convictions. Vouloir être logique avec ces convictions pour faire ses choix. En être heureux. Y trouver une sagesse supérieure à beaucoup d'autres doctrines ou opinons véhiculées autour de nous.

 

3. Témoigner de ces intimes convictions de foi, tout simplement, avec ses proches, notamment lorsqu'ils le demandent. Ou même plus largement lorsqu'on en a l'opportunité. En famille, prioritairement, en paroisse, dans un groupe d'échanges, sur les réseaux sociaux. Avec ses propres mots et avec la chaleur du convaincu mettant volontiers à la disposition des autres le secret qui le fait vivre.

 

4.Espérer la plénitude et l'harmonie intérieure que Dieu promet à ceux qui agissent selon ces trois points. L'accueillir comme un don qui nous sauve intérieurement, qui illumine notre esprit, purifie notre coeur et rend transparentes nos raisons de croire et de vivre.

 

***

Paul développe ces idées qu'il trouve présentes dans les Livres saints du Judaïsme.

Et pour lui, tout est centré sur la relation à Jésus, le Seigneur.

 

11,1 à 36

 

Paul sait que la communauté chrétienne de Rome est composée de Juifs et de non Juifs. Il essaie de préciser la façon dont il interprète le rapport à la Foi des uns et des autres.

*

- Les faits montrent qu'une bonne partie des frères Juifs n'adhère pas à la foi chrétienne alors que des non-Juifs (originaires du monde païen) y adhèrent.

*

- Ceci pose une double question. Les membres du peuple Juif auraient dû comprendre l'évolution du Judaïsme proposée par le Christ, Juif comme eux, et y adhérer. Par contre, les Païens n'avaient aucune racine religieuse les prédisposant à entrer dans la Foi. Et pourtant, ils sont devenus chrétiens, profitant de la place laissée libre par les Juifs dans la communauté chrétienne.

*

- Comment expliquer ce paradoxe?

- Beaucoup de Juifs ont refusé, comme leurs ancêtres jadis; les Ecritures développent l'histoire contrastée de ce peuple à la nuque raide.

- Des non-Juifs, eux,se sont réjouis en apprenant cette Bonne Nouvelle : le Dieu Unique vous aime aussi fort qu'il aime les membres de son Peuple.

- Tous et chacun ont reçu grâce et capacité de dire oui ou de dire non, .librement.

*

En sera-t-il définitivement ainsi?

- Les humains sont comparables à deux oliviers: l'un, le peuple Juif, plonge ses racines dans le terreau favorable du Judaïsme, de l'Alliance, des Prophètes et finalement du Christ. L'autre, l'univers des non-Juifs, ressemble à un olivier sauvage dont les branches sont greffées sur l'olivier aux racines fertiles; et c'est grâce à cette implantation qu'il porte des fruits religieux.

 

Mais un jour, quand le moment sera venu - mais il viendra ! - lorsque l'ensemble des non-Juifs sera parvenu à la plénitude d'un superbe olivier greffé, les racines du Judaïsme produiront leur mutation et activeront la Foi chrétienne dans le monde des Juifs.

Alors, tous vivront de la Foi, Juifs et non-Juifs. Le Christ sera reconnu comme le Sauveur du Monde.

*

En attendant ? que les non-Juifs devenus chrétiens ne méprisent jamais les Juifs refusant d'adhérer au Christ. Qu'ils se souviennent plutôt de leur faiblesse et prient pour demeurer fidèles. Qu'ils imitent le petit Reste des Juifs qui, au long des temps, ont reconnu le Seigneur, l'ont aimé et honoré.

*

Ayant ainsi exposé sa vision personnelle de l'histoire passée, présente et à venir, Paul laisse éclater sa conviction de foi: la Sagesse de Dieu qui dirige l'histoire demeure insondable par l'homme.

*

Tout est de Dieu, et par Dieu et pour Dieu.

L'homme ne peut que balbutier.

La Gloire appartient à Dieu seul pour l'Eternité.

 

 

Romains 11

13-32

Paul sait que la communauté chrétienne de Rome est composée de Juifs et de non Juifs.

Il essaie de préciser la façon dont il interprète le rapport à la Foi des uns et des autres.

*

- Les faits montrent qu'une bonne partie des frères Juifs n'adhère pas à la foi chrétienne alors que des non-Juifs (originaires du monde païen) y adhèrent.

*

- Ceci pose une double question.

Les membres du peuple Juif auraient dû comprendre l'évolution du Judaïsme proposée par le Christ,

Juif comme eux, et y adhérer.

Par contre, les Païens n'avaient aucune racine religieuse

les prédisposant

à entrer dans la Foi.

Et pourtant,

ils sont devenus chrétiens,

profitant de la place laissée libre

par les Juifs dans la communauté chrétienne.

*

- Comment expliquer ce paradoxe?

- Beaucoup de Juifs ont refusé, comme leurs ancêtres jadis;

les Ecritures développent l'histoire contrastée de ce peuple à la nuque raide.

- Des non-Juifs, eux,se sont réjouis

en apprenant cette Bonne Nouvelle : le Dieu Unique vous aime

aussi fort qu'il aime les membres de son Peuple.

- Tous et chacun ont reçu

grâce et capacité

de dire oui ou de dire non,

.librement.

*

En sera-t-il définitivement ainsi?

- Les humains sont comparables à deux oliviers:

l'un, le peuple Juif, plonge ses racines dans le terreau favorable

du Judaïsme, de l'Alliance,

des Prophètes et finalement du Christ.

L'autre, l'univers des non-Juifs, ressemble à un olivier sauvage

dont les branches sont greffées

sur l'olivier aux racines fertiles;

et c'est grâce à cette implantation

qu'il porte des fruits religieux.

Mais un jour, quand le moment sera venu - mais il viendra ! - lorsque l'ensemble des non-Juifs

sera parvenu à la plénitude

d'un superbe olivier greffé,

les racines du Judaïsme produiront leur mutation

et activeront la Foi chrétienne

dans le monde des Juifs.

Alors, tous vivront de la Foi,

Juifs et non-Juifs.

Le Christ sera reconnu

comme le Sauveur du Monde.

* En attendant ?

que les non-Juifs devenus chrétiens

ne méprisent jamais les Juifs

refusant d'adhérer au Christ.

Qu'ils se souviennent plutôt

de leur faiblesse et prient

pour demeurer fidèles.

Qu'ils imitent le petit Reste

des Juifs qui, au long des temps,

ont reconnu le Seigneur,

l'ont aimé et honoré.

*

Ayant ainsi exposé sa vision personnelle de l'histoire passée, présente et à venir,

Paul laisse éclater

sa conviction de foi:

la Sagesse de Dieu

qui dirige l'histoire

demeure insondable par l'homme.

*

Tout est de Dieu,

et par Dieu

et pour Dieu.

L'homme ne peut que balbutier.

La Gloire appartient

à Dieu seul pour l'Eternité.

 

11,

33-36

 

Paul sait que la communauté chrétienne de Rome est composée de Juifs et de non Juifs. Il essaie de préciser la façon dont il interprète le rapport à la Foi des uns et des autres.

*

- Les faits montrent qu'une bonne partie des frères Juifs n'adhère pas à la foi chrétienne alors que des non-Juifs (originaires du monde païen) y adhèrent. - Ceci pose une double question. Les membres du peuple Juif auraient dû comprendre l'évolution du Judaïsme proposée par le Christ, Juif comme eux, et y adhérer.

Par contre, les Païens n'avaient aucune racine religieuse les prédisposant à entrer dans la Foi. Et pourtant, ils sont devenus chrétiens, profitant de la place laissée libre par les Juifs dans la communauté chrétienne.

- Comment expliquer ce paradoxe?

- Beaucoup de Juifs ont refusé, comme leurs ancêtres jadis; les Ecritures développent l'histoire contrastée de ce peuple à la nuque raide.

- Des non-Juifs, eux,se sont réjouis en apprenant cette Bonne Nouvelle : le Dieu Unique vous aime aussi fort qu'il aime les membres de son Peuple.

- Tous et chacun ont reçu grâce et capacité de dire oui ou de dire non, .librement.

En sera-t-il définitivement ainsi?

- Les humains sont comparables à deux oliviers: l'un, le peuple Juif, plonge ses racines dans le terreau favorable du Judaïsme, de l'Alliance, des Prophètes et finalement du Christ. L'autre, l'univers des non-Juifs, ressemble à un olivier sauvage dont les branches sont greffées sur l'olivier aux racines fertiles; et c'est grâce à cette implantation qu'il porte des fruits religieux.

Mais un jour, quand le moment sera venu - mais il viendra ! - lorsque l'ensemble des non-Juifs sera parvenu à la plénitude d'un superbe olivier greffé, les racines du Judaïsme produiront leur mutation et activeront la Foi chrétienne dans le monde des Juifs.

Alors, tous vivront de la Foi, Juifs et non-Juifs. Le Christ sera reconnu comme le Sauveur du Monde.

* En attendant ? que les non-Juifs devenus chrétiens ne méprisent jamais les Juifs refusant d'adhérer au Christ. Qu'ils se souviennent plutôt de leur faiblesse et prient pour demeurer fidèles. Qu'ils imitent le petit Reste des Juifs qui, au long des temps, ont reconnu le Seigneur, l'ont aimé et honoré.

*Ayant ainsi exposé sa vision personnelle de l'histoire passée, présente et à venir, Paul laisse éclater sa conviction de foi: la Sagesse de Dieu qui dirige l'histoire demeure insondable par l'homme.

Tout est de Dieu, et par Dieu et pour Dieu. L'homme ne peut que balbutier. La Gloire appartient à Dieu seul pour l'Eternité.

 

 

Romains 12,

1-2

 

Dans les derniers chapitres de sa lettre Paul propose aux chrétiens de Rome des perspectives de Vie selon l'Esprit.

- Et d'abord sur le culte à lui rendre. Pas de meilleur culte que l'offrande intérieure de soi-même, de toutes ses potentialités: corporelles, psychologiques, spirituelles.

- Se vouloir entièrement à la disposition du Seigneur pour faire ce qui lui sera le plus agréable ou ce qu'il jugera le plus utile pour le bien commun.

- Discerner ce qui est bon, parfait, et se consacrer à le réaliser.

 

Nous sommes loin d'un culte ritualisé, obsédé par des comportements automatiques, satisfait par des célébrations "propres" ne touchant pas le coeur et n'ayant aucune influence sur l'existence quotidienne.

 

Paul invite les Romains à se situer avec réalisme, sans prétention ni fausse humilité. Reconnaître ses capacités et les mettre au service de la communauté locale.

 

Nul n'est compétent dans tous les domaines: ne pas être envahissant.

Mais personne ne peut se croire nul en tout et dispensé de collaborer au bien commun. (v. 3-8)

 

La communion fraternelle demeure la grande valeur à promouvoir (v.9-21)

A méditer sans modération. Quelle chaleur humaine ! Quel courage dans l'empathie, la compassion et la résistance aux offenses subies.

 

 

13, 1 à 10

Paul s'adresse à des chrétiens résidant à Rome, soumis plus que d'autres aux obligations imposées par l'Empereur.

 

Habilement, il souligne leur devoir d'obéir aux lois fondées sur le bien commun: il ne propose ni l'anarchie, ni la rébellion.

 

Par contre, il ne dit rien au sujet des lois imposant le culte d'idoles, l'asservissement à des humains se prenant pour Dieu, ou d'autres comportements spécifiquement contraires aux dix commandements. Ses correspondants doivent être assez intelligents pour bien interpréter Paul: il ne leur demande pas d'obéir aveuglément à toutes les lois en vigueur. Il invite implicitement à faire des discernements qui peuvent amener au refus d'obéir à certaines d'entre elles..

 

*

Paul poursuit la comparaison qu'il vient d'amorcer: l'amour mutuel est le premier devoir du chrétien envers les autres..

 

Leur seule dette incontournable.

 

Paul résume sa pensée en deux formules choc:

- Celui qui aime l'autre ne lui fait aucun mal.

- Celui qui aime l'autre accomplit l'ensemble de la Loi.

*

"Aime! et (alors) fais ce que tu veux! " pourra commenter Augustin

 

 

 

Romains 13

8-10

Paul propose une suite de conseils pour activer notre être spirituel.

* Et d'abord sur ce qui demeure le plus important pour un disciple du Christ:

aimer d'agapè, de cet amour que Dieu pratique à l'égard de l'Humanité depuis toujours.

Vouloir le bien de celui qu'on aime d'agapè,

y compris en faveur de ceux

qui ne s'intéressent pas à nous

ou qui se comportent peu sympathiquement à notre égard.

Selon Paul, celui qui aime de cet amour-là

obéit parfaitement à la Loi.

Celui qui cherche à aimer ainsi

ne peut plus nuire à ses proches:

sa relation aux autres est toujours bénéfique pour eux.

* Autre conseil, demeurer en éveil.(v.11 à 14)

Un ressuscité, dans la langue grecque,

c'est quelqu'un qui a connu le sommeil de la mort et qui vient de se réveiller,

en ouvrant les yeux à la Lumière qui éclaire le sens de toutes choses.

Il vit en plein jour.

Il n'avance pas dans l'existence en somnolant.

*

Quiconque agit ainsi a "revêtu le Christ":

Il vit avec Lui, par Lui, en Lui.

Il est déjà sauvé.

Le Christ, pour lui, est le Vivant source de son activité intérieure et spirituelle..

 

Romains 14, 7-9

Paul aborde la question: "Pourquoi juges-tu ton frère ? Pourquoi méprises-tu ton frère ?."

Il a développé sa réponse dans la première Lettre aux Corinthiens à propos des frères "faibles", dont le jugement de conscience n'est pas au top, insuffisant.(1 Cor 8 ) C'était à propos des viandes achetées sur le marché mais provenant d'un temple polythéiste, fonctionnant en l'honneur d'idoles. Fidèle au principe premier: ne jamais blesser les frères chrétiens, Paul invite ses frères de Rome à tenir compte des habitudes ou croyances que certains associent à la foi. Par exemple, aujourd'hui, aux tenues et rites liturgiques d'une époque, à la soutane, à l'abstinence de viande tous les vendredis, aux les titres donnés à certains : "Monseigneur, Père" (malgré l'ordre contraire donné par Jésus en Matthieu 23) et beaucoup d'autres principes considérés comme intangibles....

Bref, le chrétien formé sait distinguer la foi chrétienne et les habitudes accessoires.

S'efforçant d'être fidèle à l'essentiel il demeure libre par rapport aux coutumes, adaptée à une époque, ayant déjà changé et pouvant toujours changer.

Le chrétien formé ne confond pas les petites traditions avec la Grande Tradition, celle qui traverse les siècles.

Le chrétien formé connaît l'histoire: le frère faible l'ignore souvent et se scandalise de voir le frère formé ne pas s'en tenir au "catéchisme de son enfance".

Paul demande aux frères formés et forts, de tenir compte avec délicatesse des étonnements ou "scandales" qui peuvent naître dans la conscience des frères peu formés.

Il est judicieux d'éclairer le frère "faible", en lui montrant que son raisonnement n'est pas fondé, que la fidélité au Christ comporte la liberté qu'il a lui-même prise vis-à-vis des coutumes juives de son époque et de son peuple: sur le "sabbat", sur le respect de la femme, sur l'amour de l'époux envers son épouse, sur les fardeaux insupportables qu'on fait peser inconsidérément sur les épaules des autres au nom d'une morale ou d'une doctrine mal fondées sur la Foi chrétienne.

La Loi fondamentale s'impose: aime ton frère , ne le blesse pas inutilement.

Efforce-toi de juger comme le Père du Ciel.

Il aime et respecte les forts et les faibles, les bons et les méchants, les justes et les injustes, les riches et les pauvres, les croyants et les incroyants....

( Voir ce qu'en disait déjà le Siracide , chapitre 27 et 28, environ 150 ans avant le Christ).

Dieu est Juste:

il nous traitera comme nous aurons traité nos frères et soeurs.

Nous sommes avertis.

Jésus a rappelé vigoureusement ce principe en finale du Notre Père ( Mat 6, 14-15 )

et dans la parabole de l'homme impitoyable

qui refuse de pardonner (Mat 18, 21-35).

 

15, 4 à 9

 

A qui voulons-nous plaire ?

Généralement nous aimons plaire à ceux qui nous retourneront de l'admiration.

Paul l'a souvent observé.

Il ne le nie pas: il complète en méditant sur ce que fut le comportement de Jésus.

*

Comme Lui, chercher à plaire pour susciter l'amour des biens véritables, l'amour de ce qui fait du Bien , l'estime de ce qui construit des êtres pleinement humains et spirituels..

Ce n'est pas en étant déplaisant qu'on donne envie du Bien. Regardons plus loin, plus haut.

*

Et Paul invite à lire l'Ecriture sainte, ces textes extrêmement variés qui racontent les faits et gestes d'un grand nombre d'hommes et de femmes ayant cultivé la Sagesse ou s'étant contentés des avantages matériels ou des petits plaisirs de l'existence.

 

 

Jésus, le Christ, a choisi la Sagesse de Dieu et récolté la Grandeur. Voici pourquoi tant et tant d'humains se tournent vers Lui pour connaître la route de la Paix, de l'Espérance et du Bonheur.

 

Paul invite les chrétiens de Rome à choisir cette route pour parvenir à l'harmonie dans leur communauté particulièrement diversifiée, et donc exposée aux risques de conflits..

 

Conseils fort utiles à notre époque où chacun peut librement exprimer son originalité dans tous les domaines, du social au politique, de l'humanisme au religieux...

 

16, 21 à 27 (finale)

 

Paul vient de citer 29 noms de personnes à saluer de sa part, sans compter leurs relations, hommes et femmes. On mesure ainsi la capacité de Paul à garder en mémoire ceux et celles avec lesquels il a travaillé pastoralement. (v.1 à 16)

 

Il termine en mentionnant ceux avec lesquels il travaille maintenant. Intéressant de noter à quel titre chacun participe.

Tertius nous rappelle que Paul dictait ses lettres. Lorsque nous butons sur le sens à donner à certaines phrases ou paragraphes de cette lettre aux Romains, souvenons-nous de cette méthode de rédaction qui explique des répétitions, des interruptions, des changements de thème,etc...

Paul vit chez Gaïus qui accueille la communauté locale. Même le trésorier existait déjà dans cette communauté.!

*

La belle louange finale des versets 25-27 n'existe pas dans tous les manuscrits. Paul y affirme sa conviction que Dieu a désormais révélé l'essentiel de sa pensée dans l'évangile de Jésus-Christ: là se trouve le coeur du Message à vivre, à témoigner, à annoncer, à expliciter.

 

Notons que Paul appelle Dieu "le seul Sage, dont la sagesse est si originale qu'elle bouscule nos sagesses et nos conventions humaines .

 

 

Cirque Maxime de Rome

C’était le plus grand cirque de Rome.

 

A l’origine, les dimensions de l’arène étaient 370 m de long et 83 m de large. Elle était partagée par une arête centrale : la spina, abondamment décorée et surmontée d’un obélisque au Ier siècle av. J.-C., puis de deux au IVe siècle ap. J.-C. A chaque bout de celle-ci, on trouvait trois bornes coniques, metae, autour desquelles viraient les attelages. Les gradins pour les spectateurs étaient disposés tout autour.

 

En 329 av. J.-C., à l’une des extrémités de l’arène, furent construits douze boxes de départ pour les chars, les carceres, et au-dessus une tribune pour le magistrat responsable du spectacle. Sur la spina, un dispositif de sept œufs permettait de compter le nombre de tours à parcourir. En 33 av. J.-C., pendant l'édilité d'Agrippa, sept dauphins de bronze furent ajoutés.