NazarethCdF

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Et l'Eucharistie

Et les Baptisés

Fraternité universelle

Et l'Evangile

Et Nazareth

Et le Désert

Et le Sacerdoce

Et la Violence

Et l'Islam

NAZARETH

en

Galilée ?

 

NAZARETH

PARTOUT ?

 

Nazareth

avec MARIE avec JOSEPH

Charles de Foucauld et la Bible,

lien< https://www.dropbox.com/s/i1zooe7iaua5l9t/CdF et la Bible%2C v4.pdf?dl=0>

La situation aujourd’hui pour nous :

 

Avant de parler de NAZARETH, Nazareth pour Charles de Foucauld, regardons :

Nous sommes dans un monde qui « zappe », qui peut changer indéfiniment de chaîne de télévision,

qui a envie de toujours voir du neuf, de changer de cadre de vie.

 

Nous vivons dans ce monde qui va vite, qui fait confiance à la technologie.

 

Nous échangeons des nouvelles avec l’autre bout du monde

mais nous avons peut-être du mal à vivre avec ceux qui nous entourent.

 

Nous sommes conditionnés par des modèles de réussite sociale.

Mais nous sommes aussi interpellés par les inégalités dans le monde, la pauvreté.

 

 

Nous vivons dans un cadre donné auquel nous devons nous adapter.

 

Et nos frères et sœurs dans tout cela ? Et Dieu ?

 

Entre « enfouissement » et « déplacement »,

 

Alors, prenons le temps de nous poser…à NAZARETH…avec Charles de Foucauld

 

 

 

Charles de FOUCAULD et Nazareth

 

NAZARETH est un mot que l’on retrouve sans cesse dans les écrits de Charles de Foucauld jusqu’à sa mort en 1916.

« Nazareth » est un mot très «foucauldien » qui désigne un mode de vie en conformité avec l’idéal évangélique, mais dans la vie cachée de Jésus.

 

C’est un regard étonnant sur les trente années passées par Jésus à Nazareth :

Charles de Foucauld se représente Jésus dans sa vie quotidienne,

une vie en famille, une vie de travail et de prière.

 

C’est parfois, dans les écrits de frère Charles, une vision très idéale de la sainte Famille.

 

A Nazareth, Charles de Foucauld prendra conscience de l’Incarnation de Jésus.

 

 

Un pèlerinage en Terre Sainte en 1888 lui révèle sa vocation :

suivre Jésus dans sa vie de Nazareth.

Il passe sept années à la Trappe d’abord à Notre-Dame des Neiges (Ardèche),

puis à Akbès, en Syrie.

Il quitte la trappe et vit ensuite seul pendant 3 ans (1897-1900)

dans la prière et l’adoration près des Clarisses de Nazareth.

 

Il pense même qu’il vivra le reste de sa vie à Nazareth ou au moins dans le pays de Jésus.

 

 

Quelques mots pour dire la recherche de Charles de Foucauld,

les points principaux de la « vie de Nazareth » autour d’une Imitation de la vie de Jésus.

 

Une vie cachée, comme Jésus, au plus près de Jésus et, pour le frère Charles, dans le pays de Jésus.

 

•La prière, l’Eucharistie, l’adoration eucharistique. Tout au long des années, on voit que ce sont les phares qui guident sa vie. Il souffrira, pendant certaines périodes en Algérie, de ne pas pouvoir célébrer l’Eucharistie. La vie de Charles de Foucauld est un cœur à cœur avec Dieu.

 

•La méditation de la Parole de Dieu (souvent écrite). C’est à cette époque qu’il écrit ses méditations de la Parole de Dieu, sur les conseils de son père spirituel, l’Abbé Huvelin.

 

•L’abaissement, la pauvreté, l’abjection. Cela marquera sa vie. C’est l’idée de la « dernière place » dans une phrase entendue de l’Abbé Huvelin : "Jésus a tellement pris la dernière place que jamais personne n'a pu la lui ravir". (« abjection » est un mot que nous n’utilisons plus ; il est synonyme d’abaissement, mais jusqu’à être objet de mépris.)

 

•Le travail. Charles de Foucauld a toujours tenu à cette imitation de la vie de Jésus dans le travail. C’est ce qu’il recommande dans son Directoire (textes élaborés de 1909 à 1913) pour ceux qui vivront en Fraternités.

 

Une forme de stabilité, une manière de se tenir à ce que l’on fait, dans la vie quotidienne. En le disant d’une autre manière, c’est le « Il faut fleurir là où nous sommes plantés » de Saint François de Sales. C’est étonnamment en opposition avec ce que nous voyons de Charles de Foucauld perçu parfois comme un « aventurier ». C’est pourtant la vie qu’il a choisie.

 

Il vivra cette « vie de Nazareth » dans tous les lieux où il se fixera, en particulier, en Algérie, Beni Abbès et Tamanrasset.

 

 

 

 

 

 

Il a écrit :

 

« Ma vocation est d’imiter le plus parfaitement possible notre Seigneur dans sa vie cachée de Nazareth. » (à l’abbé Huvelin – 26.04.1900)

 

« Nazareth est partout où l’on travaille avec Jésus, dans l’humilité, la pauvreté et le silence. »

 

"J'aspire à Nazareth. L'Évangile me montra que le “ premier commandement est d'aimer Dieu de tout son coeur et qu'il fallait tout enfermer dans l'amour ; chacun sait que l'amour a pour premier effet l'imitation... je devais donc imiter la vie cachée de l'humble et pauvre ouvrier de Nazareth...". Lettre à Henri de Castries 14 août 1901 (OS*. 664 - 665).

 

6 novembre 1897:

« L'Incarnation a sa source dans la bonté de Dieu, mais une chose apparaît tout d'abord, si merveilleuse, si étincelante, si étonnante qu'elle brille comme un signe éblouissant: c'est l'humilité infinie que contient un tel mystère...

 

Dieu, l'être, l'infini, le parfait, le Créateur tout-puissant, immense, souverain maître de tout, se faisant homme, s'unissant à une âme et à un corps humains et paraissant sur la terre comme un homme, et comme le dernier des hommes (…)

 

Pour moi, chercher toujours la dernière des dernières places, pour être aussi petit que mon maître, pour être avec lui, pour marcher derrière lui, pas à pas, en fidèle domestique, fidèle disciple, (…) pour vivre avec mon Dieu qui a vécu ainsi toute sa vie et m'en donne un tel exemple dans sa naissance. (…) (La Dernière Place, Nouvelle Cité 1974, p.50-54)

juin 1916:

« Il descendit avec eux et vint à Nazareth »: toute sa vie, il n'a fait que descendre, descendre en s'incarnant, descendre en se faisant petit enfant, descendre en obéissant, descendre en se faisant pauvre, délaissé, exilé, persécuté, supplicié, en se mettant toujours à la dernière place ». (Voyageur dans la nuit, Nouvelle Cité 1979, p.208)

 

Il exprime aussi que cette « vie de Nazareth » peut être vécue partout.

 

"Partout on peut se faire la vie de Nazareth, s’enfoncer dans l’oubli, vivre l’obéissance, embrasser la croix."

(Lettre à l’abbé Huvelin du 27 janvier 1897)

 

"Mes dernières retraites de diaconat et de sacerdoce m’ont montré que cette vie de Nazareth, ma vocation, il fallait la mener, non dans la Terre Sainte tant aimée, mais parmi les âmes les plus malades, les brebis les plus délaissées. Ce banquet divin, dont je suis le ministre, il fallait le présenter non aux frères, aux parents, aux voisins riches, mais aux plus boiteux, aux plus aveugles, aux âmes les plus abandonnées, manquant de prêtres." (Lettre du 8 avril 1905 à l’abbé Caron) ;

 

 

Il parlera de ‘’la vie de Nazareth ‘’ jusqu’à la fin de sa vie :

en 1905, (année de son arrivée à Tamanrasset) il discerne sa manière de vivre parmi les Touaregs :

« Prends pour objectif la vie de Nazareth, en tout et pour tout, dans sa simplicité et sa largeur… ni grande terre, ni grande habitation, ni grandes dépenses, ni même larges aumônes, mais extrême pauvreté en tout – comme Jésus à Nazareth. »

 

“ Plus tu vivras en moi, en moi seul,

plus tu seras pauvre d'esprit, détaché de tout ce qui n'est pas moi, vide de toi... »

 

 

 

Des textes pour aujourd’hui :

Mgr Bouvier a écrit dans un article, au sujet de la Béatification de frère Charles (13 novembre 2005) :

 

« Dans l’expérience spirituelle de Charles, c’est Jésus dans sa vie de Nazareth qui est au centre et c’est lui qui nous conduit au Père. Charles nous dit que telle est la condition essentielle de sa mission : ne pas rechercher des méthodes, mais vivre, là où l’on est, une union à Jésus dans l’imitation de cette vie de Nazareth. L’Église a besoin de cette spiritualité. L’apostolat de la bonté et de la présence est un chemin pour tous. »

Le Père Voillaume écrivait en 1966 :

« Le mystère de Nazareth est le lieu privilégié où se rencontrent la contemplation et l’humble amour fraternel ».

 

Le témoignage d’un prêtre, Jean-Marie G., en maison de retraite du clergé

Depuis de nombreuses années, j'essayais de vivre mon ministère dans “l'esprit de Nazareth”. La fraternité Jésus-Caritas nous y invitait, non pas pour reproduire le frère Charles dans sa vie à Nazareth, mais pour chercher un style de vie et de spiritualité dans mon ministère de prêtre. J'avais trouvé étonnantes et dynamiques les paroles que j'ai lues et soulignées alors ... J'en livre quelques lignes :

Charles fait parler Jésus : « Etre détaché de tout, de toi, de toutes les créatures, pauvre d'esprit, vide de tout ce qui n'est pas moi...n'ayant dans l'âme qu'une seule aspiration: le désir de l'accomplissement de ma volonté : porter ta croix..., non pas celle qui te plaît, (mais) celle que je te destine, l'acceptation fidèle et l'accomplissement amoureux de toutes tes épreuves...dans une l'acceptation fidèle et l'accomplissement amoureux de toutes tes épreuves...dans une conformité parfaite à ma volonté et le courage parfait et amoureux à la voir s'accomplir en toi...me suivre, m'imiter, être mon image fidèle, reproduire en toi ma vie, penser mes pensées, dire mes paroles, faire mes actions… » “Considérations sur les fêtes de l'année à la page 106-107”

 

Nazareth représente pour moi la “Maison du juste”, c'est à dire “l'ajusté” à la Volonté de Dieu. Je devrais dire “des justes”, car la liturgie appelle Joseph “le juste”, Marie “la comblée de grâce” et Jésus “le Fils bien-aimé du Père”.

(Dans notre maison de retraite), côte à côte, nous sommes invités à la vie fraternelle, “sans se marcher sur les pieds”. Chacun s'évertue à l'attention mutuelle. Des paroles, des gestes, des regards... et un respect profond s'écrivent en “lettres simples et de lumière... rouler les fauteuils de quelques-uns, se croiser en souriant, échanger sur les émissions de télé ou l'actualité, trouver les pages de la prière du “Temps Présent” pour celui qui a des difficultés de vision, garder patience et maîtrise de soi ; se serrer la main en signe de réconciliation après une forte discussion, accueillir chez soi de manière imprévue par sa disponibilité, aider les mal-voyants pour la lecture et “répéter” les avis pour les mal-entendants, prêter ses livres, écouter “sans ramener sa fraise à tout bout de champ” etc...De petites choses, mais qui révèlent un “regard de petit frère universel”. La fraternité a pour fruit l'écoute, l'échange la délicatesse et la tendresse. Je grandis dans ma foi en voyant cette “fraternité de coeur” en actes. Je me trouve dans les eaux bienfaisantes “de l'amour-agapè”, dont parlait Benoît XVI, engendrant la “Joie de l'Evangile”.

 

 

 

Jean-Louis Cathala, prêtre du diocèse d’Albi, (4 et 5 décembre 2010, retraite des fraternités, En-Calcat)

« Pour nous, aujourd’hui, il nous faut rester à Nazareth pour nous replonger encore et toujours dans la source, dans le lieu premier de l’infinie tendresse - de l’infinie solidarité - de Dieu envers le monde.

Il nous est bon de tenter de le rejoindre, de l’aimer, de l’attendre, là où il nous a rejoints, aimés, attendus.

Si nous partageons quelque peu la vie des gens sans pouvoir et peu considérés ; si nous travaillons avec eux et non pas simplement pour eux ; si nous cherchons le Christ à Nazareth, nous ne sentirons peut-être pas beaucoup sa présence ; nous ne serons peut-être pas souvent habités par des pensées très spirituelles, ni même très présentables ; mais nous serons, nous serons un peu plus, dans l’imitation du Christ.

Cette imitation de Jésus, chère à notre Charles, vécue dans une foi qui est d’abord une décision de faire confiance ;

cette imitation-là, Dieu seul sait comment, est porteuse de salut et de vie pour nous et pour ceux que nous côtoyons… »

 

 

PAUL VI ,homélie à Nazareth le 5 janvier 1964

 

Nazareth est l'école où l'on commence à comprendre la vie de Jésus: l'école de l'Evangile.

 

Ici on apprend à regarder, à écouter, à méditer et à pénétrer la signification, si profonde et si mystérieuse, de cette très simple, très humble et très belle manifestation du Fils de Dieu.

Peut-être apprend-on même insensiblement à l'imiter.

Ici, on apprend la méthode qui nous permettra de comprendre qui est le Christ.

 

Ici, on découvre le besoin d'observer le cadre de son séjour parmi nous : les lieux, les temps, les coutumes, le langage, les pratiques religieuses, tout ce dont s'est servi Jésus pour se révéler au monde. Ici, tout parle, tout a un sens.

 

Ici, à cette école, on comprend la nécessité d'avoir une discipline spirituelle, si l'on veut suivre l'enseignement de l'Évangile et devenir disciple du Christ.

Oh, comme nous voudrions redevenir enfant et nous remettre à cette humble et sublime école de Nazareth, comme nous voudrions près de Marie recommencer à acquérir la vraie science de la vie et la sagesse supérieure des vérités divines !

 

Mais nous ne faisons que passer.

Il nous faut laisser ce désir de poursuivre ici la formation, jamais achevée, à l'intelligence de l'Évangile.

 

Nous ne partirons pas cependant sans avoir recueilli à la hâte, et comme à la dérobée, quelques brèves leçons de Nazareth.

 

Une leçon de silence d'abord.

Que renaisse en nous l'estime du silence, cette admirable et indispensable condition de l'esprit, en nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de fracas et de cris dans notre vie moderne, bruyante et hypersensibilisée.

O silence de Nazareth, enseigne-nous le recueillement, l'intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ; enseigne-nous le besoin et la valeur des préparations, de l'étude, de la méditation, de la vie personnelle et intérieure, de la prière que Dieu seul voit dans le secret.

 

Une leçon de vie familiale.

Que Nazareth nous enseigne ce qu'est la famille, sa communion d'amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable

apprenons de Nazareth comment la formation qu'on y reçoit est douce et irremplaçable ;

apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social.

 

Une leçon de travail.

Nazareth, maison du fils du charpentier, c'est ici que nous voudrions comprendre et célébrer la loi sévère et rédemptrice du labeur humain;

ici, rétablir la conscience de la noblesse du travail ;

ici, rappeler que le travail ne peut pas avoir une fin en lui-même, mais que sa liberté et sa noblesse lui viennent, en plus de sa valeur économique, des valeurs qui le finalisent ;

comme nous voudrions enfin saluer ici tous les travailleurs du monde entier et leur montrer

leur grand modèle, leur frère divin, le prophète de toutes leurs justes causes, le Christ notre Seigneur.

 

Selon Joseph Ratzinger ( en 1976)

Nazareth : sa place dans la vie du Père de Foucauld

 

« Le mystère de Nazareth vient d’être d’une nouvelle façon découvert dans son plus profond sens. Ce fut Charles de Foucauld, qui, « cherchant la dernière place », trouva Nazareth. Durant son pèlerinage en Terre sainte, Nazareth fut la place qui le toucha le plus.

 

Il ne s’est pas senti appelé à suivre Jésus dans sa vie publique. Ce fut Nazareth qui le toucha au plus profond du cœur. Il voulut suivre Jésus qui fut silencieux, pauvre et travailleur. Il voulait accomplir à la lettre les paroles de Jésus : « Lorsque tu es invité, va et prends la dernière place » (Luc 14/10).

Il savait que même avant de mourir sur la croix, nu, n’ayant plus rien, Jésus avait choisi la dernière place lorsqu’il vivait à Nazareth.

 

En entrant dans cette expérience de Nazareth, frère Charles apprit davantage.

Dans une vivante méditation sur Jésus, une nouvelle approche s’ouvrait pour l’Eglise.

Nazareth a un message constant pour l’Eglise.

Le Nouveau Testament ne commence pas au Temple ni à la sainte Montagne, mais à la petite maison de la Vierge, dans la maison d’un ouvrier, en l’un des lieux oubliés de la « Galilée des païens » d’où rien de bien bon ne peut venir.

 

C’est seulement à partir de cela que l’Eglise peut être capable de trouver renouveau et guérison.

Elle ne pourra trouver une vraie réponse à la révolte de notre siècle si Nazareth n’est pas dans son cœur une vivante réalité ».

Cardinal RATZINGER dans une méditation en 1976

(texte communiqué par Bernard Jagueneau, petit frère du Père de Foucauld)

 

 

Selon le Pape François

 

Le pape François, lors de la veillée d'ouverture du Synode des évêques pour la Famille, le 3 octobre 2015, a invité les familles à entrer dans le mystère de la Famille de Nazareth, comme l'a fait frère Charles.,.

 

 

Chères familles, bonsoir !

Aquoi bon allumer une petite bougie dans l'obscurité qui nous entoure ?

N'aurait-on pas besoin de tout autre chose pour dissiper l'obscurité ?

Mais peut-on vaincre les ténèbres ?

Chaque famille, en effet, est toujours une lumière, bien que faible, dans l'obscurité du monde.

 

L'histoire même de Jésus parmi les hommes prend forme dans le sein d'une famille, à l'intérieur de laquelle il restera pendant 30 ans.

Une famille comme beaucoup, la sienne, située dans un village perdu de la périphérie de l'Empire.

 

Charles de Foucauld, peut-être comme peu d'autres, a deviné la portée de la spiritualité qui émane de Nazareth.

Ce grand explorateur abandonna en hâte la carrière militaire, fasciné par le mystère de la Sainte Famille,

de la relation quotidienne de Jésus avec ses parents et ses proches,

du travail silencieux, de la prière humble.

"Regardant la Famille de Nazareth, frère Charles discerna la stérilité du désir de richesse et de pouvoir ;

il se fit tout à tous par l'apostolat de la bonté ;

attiré par la vie érémitique. il comprit qu'on ne grandit pas dans l'amour de "Dieu en évitant la servitude des relations humaines.

Parce que c'est en aimant les autres qu'on apprend à aimer Dieu ;

c'est en se penchant vers son prochain qu'on s'élève jusqu'à Dieu.

A travers la proximité fraternelle et solidaire avec les plus pauvres et les plus abandonnés,

il comprit que. finalement, ce sont eux qui nous évangélisent,

en nous aidant à grandir en humanité.

 

Pour comprendre aujourd'hui la famille, entrons nous aussi

— comme Charles de Foucauld —

dans le mystère de la Famille de Nazareth,

dans sa vie cachée, ordinaire et commune,

comme celle du plus grand nombre de nos familles,

avec leurs peines et leurs joies simples ;

vie tissée de patience sereine dans les contrariétés,

de respect pour la condition de chacun, de cette humilité qui libère et fleurit dans le service ; vie de fraternité qui surgit du fait de se sentir partie d'un unique corps.

La famille est le lieu d'une sainteté évangélique,

réalisée dans les conditions les plus ordinaires.

 

Il s'y respire la mémoire des générations

et s'y enfoncent des racines qui permettent d'aller loin.

 

 

C'est le lieu du discernement,

où on s'éduque à reconnaître le dessein de Dieu sur sa propre vie

et à l'embrasser avec confiance.

 

C'est un lieu de gratuité, de présence discrète, fraternelle et solidaire,

qui apprend à sortir de soi-même pour accueillir l'autre,

pour pardonner et se sentir pardonnés.

 

 

 

 

 

Pour continuer notre démarche :

 

En reprenant les points principaux de la « vie de Nazareth », (voir « Charles de Foucauld et Nazareth »)

 

Enfouissement

 

-Personnellement, sur quel (s) point (s) suis-je proche de cette « vie de Nazareth » ? ou qu’est-ce qui m’attire ?

 

-Charles de Foucauld a vécu une forme d’ « enfouissement ». Est-ce que je vis cette forme de présence dans mon quartier, mon travail, etc… ? "Toute notre vie, si muette qu'elle soit, la vie de Nazareth, la vie du désert, aussi bien que la vie publique doivent être une prédication de l'évangile par l'exemple ; toute notre existence, tout notre être doit crier l'évangile sur les toits… » (M.S.E. 314)

 

-Qu’est-ce qui peut me permettre (quelle décision ?) d’avancer pour être plus « présent (e) » aux autres, à Dieu ? Quelle fidélité dois-je particulièrement cultiver ? (présence aux autres, prière, …)

 

 

Déplacement

 

Petite sœur Annie de Jésus écrit :

 

« Charles de Foucauld ne s’est jamais laissé enfermer dans des règles rigides ou dans une représentation figée de la vie de Nazareth, parce que l’intuition profonde de sa vocation l’a toujours référé à une personne vivante : Jésus de Nazareth. Ce sont ses paroles et ses exemples qui l’ont interrogé tout au long de son chemin. Dans les situations concrètes où il s’est trouvé, il s’est laissé constamment remettre en cause par cet Esprit de Jésus dont on ne sait « ni d’où il vient, ni où il va. (Jean 3,8)»

 

Ainsi, c’est une fidélité vivante à l’intuition fondamentale de Nazareth qui l’a rendu de plus en plus attentif aux signes des temps,

de plus en plus sensible à la détresse des exclus ;

frère Charles nous interpelle encore aujourd’hui.

 

Allons-nous accepter comme lui d’être sans cesse réveillés par l’Evangile,

au cœur des situations dans lesquelles nous sommes plongés,

pour qu’il façonne notre comportement et imprègne toute notre vie ?

 

Car c’est bien cette parole vivante « qui ne revient pas sans avoir accompli sa mission » (Es 53, 10-11) qui peut rendre féconde notre présence dans le monde d’aujourd’hui. »

 

 

 

Si nous sommes en groupe

 

-Nous pouvons partager sur un point qui nous semble important.

 

Nous commençons par bien faire la lumière sur ce que nous en comprenons,

 

puis, après un temps de silence et de préparation,

nous échangeons pour dire comment nous vivons déjà cet aspect de la vie de Nazareth

et le chemin à parcourir.

 

 

Nazareth, ce n'est pas d'abord un endroit du monde:

c'est d'abord un état d'esprit spirituel qu'on peut vivre en n'importe quel endroit du monde.