Genese

Genèse

GENESE

 

 

Genèse 2 et 3

Regard d'ensemble

Depuis le verset 4 du chapitre 2 jusqu'au verset 24 du chapitre 3, le rédacteur de ce texte symbolique donne au Créateur son titre complet: Yhwh Dieu, Yahvé Elohim, le "Je suis" qui fait alliance avec le petit peuple hébreu (Exode 3) et le Dieu, Elohim de l'univers honoré par les peuples de l'Orient.

 

En hébreu l'être humain est ici appelé "adam", (glébeux, façonné avec de l'eau et de la poussière, "adamah", terre rouge cultivable, couleur du sang qui se dit "dam".).

Cet "humain" désigne le masculin et le féminin.

Yhwh Elohim lui communique son propre Souffle pour en faire un être Vivant: il lui insuffle son Souffle des Vies ( biologique, affective, psychique, intellectuelle, spirituelle, religieuse, amoureuse: Gn 2, 7)

 

Yhwh Elohim bâtit un côté de l'être humain ( et non pas une côte) pour en faire la compagne (ishah, féminin, épouse) de son compagnon (ish, masculin, époux).

Les deux ont égale dignité.

Ils sont partenaires, vis-à-vis, face à face, aide l'un pour l'autre.

Yhwh Elohim donne à ce couple mission

- devenir "une seule chair"

- cultiver ensemble la terre - adamah - du jardin fertile planté par YE en Eden (désignant la steppe infertile, presque désertique)

- d'y être heureux,

- d'entretenir avec Lui une relation de dialogue harmonieux, quotidien.

 

Le jardin ( gan, en hébreu) symbolise un lieu agréable, organisé, fleuri, planté d'arbres, où l'eau coule. Il y fait bon vivre.

YE, qui a planté ce jardin, invite généreusement le couple à bénéficier de ce lieu idéal.

(complément sur le jardin Iranien, symbole inspirant le rédacteur de ce texte)

* Mais à l'instigation de l'Opposant à YE ( symbolisé par le serpent, avisé, retors, menteur) le couple se délite en écoutant le serpent: d'où le soupçon, l'accusation de l'autre, le refus de responsabilité.

Le couple perd l'harmonie chaleureuse envers YE.

*

Alors, toutes les relations se dégradent:

- d'abord entre les deux époux, ainsi que la relation à la maternité, à l'éducation, la domination du masculin, la relation au travail, relation avec la nature.

- Relation avec YE, propriétaire résidant du Jardin.

Ayant perdu sa place dans le jardin, le couple en sort et rejoint la steppe, le désert, l'eden et y mène une existence pénible.

 

- YE veille à ce que le couple n'ait pas la possibilité de retourner dans le jardin par ses propres moyens. Le Serpent lui a fait croire qu'il pouvait être l'égal de YE. Le couple s'est laissé piéger par le Menteur, le Pervers. Il s'est dépouillé stupidement des avantages que YE lui avait donnés gratuitement, généreusement.

L'auteur de ce texte symbolique veut faire réfléchir ses lecteurs.

Non pas à un déroulement historique qui aurait eu lieu jadis, mais à son statut actuel.

Quiconque médite attentivement ce texte qui fait partie du Patrimoine de l'humanité depuis plus de 2.500 ans, peut y découvrir ses joies et ses tristesses, ses bonheurs et ses malheurs. Sa difficulté à demeurer en relation confiante avec Yhwh Elohim. Sa propension à se croire capable de tout, à devenir sa propre idole. Chacun peut décrypter sa naïveté devant des hypothèses mensongères ou perverses.

 

L'inventeur inspiré de ce texte symbolique laisse un espoir au couple:

La Femme aura une descendance qui s'opposera au Serpent et finira par lui écraser la tête.

Le Serpent gardera toujours les moyens de mordre au talon, pour ralentir la marche en avant du couple humain.

Les grands livres de la Bible reprendront les symboles de ce texte génial, probablement écrit pendant l'exil d'Israël en pays persan ou iranien.

Les évangiles et particulièrement celui de Jean en reprendront les mots : vie, souffle, masculin, féminin, soupçon, désir, préférence pour la mauvaise connaissance du réel ou pour ce qui engendre ce qui est mauvais, préférence pour ce qui est ténébreux et non pas lumineux, pour ce qui divise et sépare et non pas ce qui édifie, construit ou élève.

Le dernier livre de la Bible,l'Apocalypse, la Révélation, censé révéler l'avenir définitif des humains, annoncera une réussite absolue,

- un couple rénové descendant du ciel, amoureusement reconstruit par Yhwh Elohim,

- une Terre nouvelle,

- des Cieux nouveaux,

- un Jardin avec l'Arbre de Vie et d'autres Arbres merveilleux, plantés de chaque côté d'un fleuve et donnant feuilles et fruits chaque mois.

- L'antique Serpent n'y aura pas accès. Un fils de la Femme aura triomphé de "l'antique serpent" et de ceux qui l'auront admiré ou servi.

- Plus besoin de soleil: Dieu illuminera chacun.

- Plus besoin de sanctuaire: Dieu résidera au cœur de chaque personne.

Alors, tout sera "accompli", parvenu à sa plénitude (Apocalypse 19 à 22).

 

Lire les Compléments sur Genèse chapitres 2 et 3

avec traduction plus proche de l'hébreu et commentaires...

 

 

 

Sur Gen 2b à Gen 3,34

quelques autres particularités

 

 

 

Deut 30 utilise ces deux mots sous la forme " YWHW ton Elohim".

Le sens de ce chapitre insiste sur des idées similaires: Dieu a donné à l'être humain la liberté de choisir, il la respecte scrupuleusement. Il insiste pour que l'humain choisisse la vie et le bonheur, et non pas la mort et le malheur. Choisir ce qui est BON devient un ENJEU pour chaque personne. Choisir ce qui est MAUVAIS, représente une EPREUVE, une ERREUR, une FAUTE.

L'auteur de Genèse 3 observe que, trop souvent, l'être humain ORIGINEL, se laissant aller à sa spontanéité, à ses tendances non contrôlées, fait le mauvais choix.

Il devient ainsi responsable de bien des maux, de bien des malheurs, de bien des morts dans son existence et celle de ses proches.

Tous les humains ne font pas ce mauvais choix, heureusement.

 

YWHW son Elohim supplie donc chaque personne humaine de Choisir la Vie et le Bonheur afin de Vivre pleinement.

 

Deut 30, 6 à 14 le dit clairement, invitant l'humain à "écouter la Parole" de YE pour ne pas susciter le malheur et la mort.

 

Deut 30, 15 à 20 ne laisse aucun doute.

14 Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur, afin que tu la mettes en pratique.

 

15 Vois ! Je mets aujourd’hui devant toi ou bien la vie et le bonheur, ou bien la mort et le malheur.

 

16 Ce que je te commande aujourd’hui, c’est d’aimer le Seigneur ton Dieu, de marcher dans ses chemins, de garder ses commandements, ses décrets et ses ordonnances. Alors, tu vivras et te multiplieras ; le Seigneur ton Dieu te bénira dans le pays dont tu vas prendre possession.

 

17 Mais si tu détournes ton cœur, si tu n’obéis pas, si tu te laisses entraîner à te prosterner devant d’autres dieux et à les servir,

 

18 je vous le déclare aujourd’hui : certainement vous périrez, vous ne vivrez pas de longs jours sur la terre dont vous allez prendre possession quand vous aurez passé le Jourdain.

 

19 Je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : je mets devant toi la vie ou la mort, la bénédiction ou la malédiction.

Choisis donc la vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance,

 

20 en aimant le Seigneur ton Dieu,

en écoutant sa voix,

en vous attachant à lui ; c’est là que se trouve ta vie, une longue vie

sur la terre que le Seigneur a juré de donner à tes pères, Abraham, Isaac et Jacob.

(Cette supplication insistante de YE est considére comme l'ultime discours de Moïse au peuple d'Israël avant d'entrer dans le Pays promis - avant que chacun entre dans son existence personnelle ...)

 

2. L'essentiel se déroule dans un JARDIN ORIENTAL

Les déportés de Samarie (-721) et surtout de Jérusalem (597-537) avaient admiré ces Jadins ORIENTAUX dont les caractéristiques essentielles sont reprises comme cadre symbolique de ces deux chapitres:

-un jardin créé dans un désert pour le plaisir du Roi ou du chef riche capable d'en payer le prix

- entouré d'eau, soit jaillissant d'une source, soit amenée par reseau créé depuis une source repérée en plein désert

-planté de nombreux arbres, agrémenté de fleurs,

-terre cultivée par un jardinier employé du Roi

- accès très réservé par le Roi à ses amis ou relations de haut rang, avec lesquels il peut se promener en fin de journée lorsque la grosse chaleur a disparu

- lieu de vie délicieux, appelé paradis en grec.

 

3. Ce jardin symbolique, en Genèse, est créé par YHWH Elohim

qui en offre l'accès au couple humain qu'il vient de construire pour devenir UN (une seule "chair") ,

réunis par YHWH Elohim,

attachés l'un à l'autre,

ayant pris leur autonomie par rapport à leur père et mère,

et capables de s'apporter aide, secours, confiance.

Ils sont "avisés", se connaissant pleinement, sans en être gênés en quoi que ce soit.

 

4. Dans ce jardin de délices apparaît un "serpent",

rusé, vicieux, perfide, prêt à tous les mensonges

pour mettre fin à l'harmonie paradisiaque entre YWH Elohim et le couple;

entre les deux membres du couple.

 

Il entre en relations avec l'épouse, pervertit les paroles d'Elohim, embrouille les réponses de l'épouse et lui suggère de manger de l'arbre qu'il présente comme voie d'accès au rang divin.

Or, YHWH Elohim a clairement averti le couple

qu'ils perdraient leur vie paradisiaque et harmonieuse ( et non pas leur vie physique) s'ils mangeaient de cet arbre du bon/mauvais connaître ( du connaître fidèle au réel, ou faux qui fait du mal).

 

5. L'épouse se laisse séduire par la belle apparence, par le mensonge.

Elle mange : elle en donne à son époux qui en mange.

Résultat: ils comprennent qu'ils sont "nus",

dépouillés de leurs relations, entre eux et avec YHWH Elohim.

 

6. Celui-ci vient se promener, à la brise du soir, les "appelle",

leur parle sans colère,

leur fait comprendre qu'ils ont agi de façon stupide en choisissant MAL

Ce choix était une épreuve ( et ils ont échoué, raté le test...)

 

7. L'épouse et l'époux

commencent par rejeter leur responsabilité,

puis accusent le serpent.

 

8. YhWH Elohim leur confectionne un habit de "peau" pour couvrir leur "nudité".

Il leur fait prendre conscience des déséquilibres que leur mauvais choix viennent de créer, des souffrances ajoutées par leur faute, dans leur relations d'alliance, dans leur relation avec Lui, YHWH, avec le travail de la terre.

 

Sans les priver de la vie physique, Celui-ci les renvoie du Jardin Oriental

où il les avait installés par pure générosité.

 

Le couple se retrouve donc en plein désert, avec impossibilité de retourner dans le Jardin Oriental.

 

9. L'apocalypse reprend ce SENS symbolique du Jardin,

l'épreuve que représente l'existence terrestre dans le désert

où l'antique serpent mène la guerre contre les humains.

 

Mais il sera vaincu et les humains

de toutes cultures, races, langues, innombrables,

accèderont à l'arbre de VIE définitive

(Apoc. 21 et 22)

et à la relation HARMONIEUSE avec YWHW Elohim,

avec JESUS, époux dont l'AMOUR

a suscité enfin l'amour fidèle des Humains, (Alliance d'épouse)

guéris de leurs maux,

bienheurux de VIVRE AVEC DIEU et son CHRIST .

 

2 et 3 : seulement quelques aperçus complémentaires

eu égard à la richesse de ces deux chapitres.

 

En hébreu l'être humain est appelé "adam", (façonné avec de la poussière, "adamah", terre rouge cultivable, couleur du sang qui se dit "dam".).

 

"L'humain" peut être masculin ou féminin.

C'est Yahvé Elohim qui lui communique son propre Souflle et en fait un être Vivant en lui insufflant son Souffle des Vies ( biologique, affective, psychique, intellectuelle, spirituelle, religieuse, amoureuse) Gn 2, 7)

 

C'est Yahvé Elohim qui bâtit un côté de l'être humain ( et non pas une côte) pour en faire une compagne (ishah, féminin,épouse) de son compagnon (ish, masculin,époux).

 

Les deux ont même dignité.

Aucune antériorité de l'un par rapport à l'autre.

Ils sont partenaires, vis-à-vis, face à face, aide l'un pour l'autre.

Yahvé Elohim (YE, Yahvé Dieu, Le Seigneur Dieu) donne à ce couple mission

- de devenir "une seule chair"

- de cultiver ensemble le jardin fertile planté par YE en Eden

( désert, steppe infertile)

- et d'entretenir avec le Créateuri une relation de dialogue harmonieux, quotidien.

*

Mais sous l'instigation de l'Opposant à YE ( symbolisé par le serpent)

le couple se délite sous le venin du soupçon, de l'accusation de l'autre,

du refus de responsabilité.

 

Le couple perd l'harmonie chaleureuse envers YE.

*

Alors, toutes les relations se dégradent:

-relation entre les deux époux,

- relation à la maternité,

-relation au travail,

-relation avec la nature.

Tout devient mortellement pesant.

 

 

Le couple comprend qu'il a perdu sa place dans l'oasis agréable

et qu'il s'est condamné à vivre dans la steppe, dans le désert.

 

Et l'Histoire humaine sera celle de milliards de générations humaines jusqu'à la fin des temps. Alors, tout sera "accompli"; la Cité nouvelle sera un lieu de Lumière, de Vie, de Vérité, le grand opposant étant vaincu (Apocalypse 22)

Un fils de la Femme atteindra à la tête "l'antique serpent".

Yahvé Dieu vivra en relation permanente avec l'Humanité enfin re-formée dans un Amour d'Epouse confiante, nourrie par les fruits de l'arbre de Vie éternelle.

 

 

A propos de Genèse 2, 18-24

 

Cette nouvelle présentation symbolique attribue l’acte créateur à « Yahvé-Elohim » (Yahvé Dieu), Nom propre du Seigneur Dieu du peuple choisi.

La précédente version (Genèse 1)

- était attribuée à « Elohim », nom générique de Dieu :

- elle répartissait les éléments du cosmos en six journée de travail du Créateur qui s’était reposé de son ouvrage le septième jour :

- elle mentionnait toujours le masculin et le féminin chez les vivants.

*

Cette seconde mise en scène symbolique souligne d’abord que

- Yahvé-Dieu crée la planète terre

- pour la confier à l’être humain, appelé de façon générique l’adam, façonné à partir de la adama, la poussière terrestre.

 

- A cet « humain » Yahvé-Dieu a insufflé quelque chose de son propre souffle, une haleine de vies (intelligente, affective, spirituelle).

- Pour cet humain Yavé-Dieu a organisé un lieu de vie, un jardin fertile, pardisiaque planté d’arbres à fonction symbolique :

- au centre, l’arbre de vie nourrissant la vitalité de l’humain,

- et, quelque part ailleurs, un arbre permettant de connaître et de déterminer ce qui est bon et ce qui est mauvais pour l’humain :

de cet arbre seul l’humain ne doit pas manger le fruit sous peine d’en mourir à coup sûr.

*

Mais voilà ! Yahvé-Dieu se rend compte que l’humain est solitaire, isolé, laissé à lui-même. Il s’en fait le reproche.  

« Il n’est pas bon que l’humain soit seul. Il faut que Je lui fasse quelqu’un d’assorti à lui, capable de l’aider » (v.18).

 

Avec humour, notre rédacteur montre Yahvé-Dieu modelant toutes sortes de vivants, les présentant à l’adam pour qu’il leur donne un nom, (le nom définit les capacités et missions de chaque vivant).

Mais aucun de ces vivants ne peut se comporter en aide adaptée à l’humain.

*

 

Yahvé-Dieu change alors de méthode.

- Il repart de l’adam, ( non encore sexué, unisexe, uni gendré)

- le plonge dans une profonde torpeur, (façon de dire que l’adam ne va pas intervenir dans sa modification-amélioration).

- Il prend un côté (pas une côte !) de cet adam pour le façonner en féminin.

 

- Il le présente à l’adam qui s’écrie, prenant pour la première fois la parole : 

« Cette fois, à coup sûr, c’est l’os de mes os, la chair de ma chair ».

- Il donne un nom à cet humain au féminin : ishah, « car elle fut tirée de ish, de l’humain au masculin.

 

Jeu de mots rappelant à la fois l’unité et la parité en humanité

- et la différence

– complémentarité entre le masculin et le féminin.

Humain-Humaine ; époux-épouse.

Grâce à l’ultime acte créateur de Yahvé-Dieu,

le courant passe entre ish et ishah.

*

Et le rédacteur de cette présentation symbolique de ish et ishah conclut :

« C’est pourquoi l’homme quitte son père et sa mère, il s’attache fortement à sa femme, et tous les deux deviennent une seule chair ».

Ils cessent de dépendre de leurs parents,

ils commencent une nouvelle existence relationnelle,

celle d’un époux et d’une épouse en communion de plus en plus amoureuse.

 

Le couple voulu par Yahvé-Dieu est né,

le premier mariage est scellé.

 

Pour quiconque veut parler de la famille,

il est indispensable de commencer par se référer au couple époux/épouse tel que le Créateur l’a pensé et construit.

 

Cette « institution » précède et constitue le fondement de toutes les organisations qui verront le jour au fil des temps : la famille, le clan, la tribu, la société, le peuple, la religion

 

Jésus citera et commentera ce passage en réponse à la question posée pour lui tendre un piègre: l'homme peut-il répudier son épouse? (Marc 10, 35-45)

Marc situe cet enseignement

« dans la région de la Judée au delà du Jourdain ». Jésus amorce sa montée vers Jérusalem.

De nouvelles foules se rassemblent, et de nouveaux débats lancés par des Pharisiens pour piéger Jésus au sujet de sa fidélité aux traditions en vigueur.

La question intéresse toute la foule :

un époux peut-il répudier son épouse ?

Première réponse de Jésus : qu’est-ce que Moïse vous a prescrit ? - Tout simplement de remettre à l’épouse un papier notifiant la répudiation (apostasion, en grec) !

Discernement de Jésus : c’est exact ; mais cela constitue une régression par rapport à ce que le Seigneur a voulu comme lien d’amour engageant l’époux envers son épouse.

Et il cite deux passages tirés des textes fondateurs:

- Gen 1,27:l'humain est "mâle ou femelle", masculin ou féminin, spécifié, nécessairement en relation avec l'autre "côté" de l'humain, évidemment pour engendrer ou enfanter, mais aussi pour agir en développant toutes les potentialités du masculin et du féminin.

- Gen 2.24: chaque personne doit devenir autonome ( cesser de dépendre de son père et de sa mère) pour nouer une relation de type amoureux avec la personne choisie comme époux ou épouse selon le Créateur: relation de communion intense aboutissant à l'unité d'une seule chair.

De ces deux citations Jésus tire le principe fondamental à respecter: « Ainsi donc, ils ne sont plus deux mais une seule chair. Que l'humain ne sépare donc pas ce que Dieu a uni !"

- Dieu ayant voulu la communion entre masculin et féminin, qu'on ne les sépare pas, qu'on ne les oppose pas mais qu'ils se conjuguent.

- Si deux personnes s'épousent selon la volonté de Dieu Créateur, elles sont vraiment unies:que personne ne s'avise de les séparer.

- Si deux personnes forment un couple selon d'autres perspectives n'ayant rien à voir avec la perspective de Dieu-Créateur, elles ne sont pas vraiment unies par Dieu et peuvent donc mettre fin à leur union.

- Les procédures mises en place pour unir ou séparer deux personnes sont différentes (selon Moïse, ou selon telle organisme religieux, ou selon tel code civil d'une société donnée). . Elles varient au cours des temps et peuvent toujours varier. Elles ne sont pas déterminantes, prioritaires.. Elles ne créent pas le "couple uni selon Dieu", le couple "indissoluble".

*

Voici un enseignement de la plus haute importance. Ne le remplaçons jamais par telle ou telle législation respectable mais d'importance inférieure à cette Loi fondatrice du couple marié devant Dieu-Créateur: deux personnes libres, autonomes, engagées l'une envers l'autre en leur âme et conscience, selon Dieu.

 

 

Genèse 2 et 3

Commentaires de la Bible Expliquée

 

Un autre scénario de la création (2.4b-17)

Ici, le monde est ramené aux dimensions d’un verger, cadeau de Dieu, dont la vie est le fruit essentiel : l’arbre qui la représente est au centre.

Sans le souffle de Dieu, l’homme n’est que poussière.

Pourtant Dieu lui confie son oeuvre, lui délègue le pouvoir de nommer les êtres vivants et lui laisse le choix entre l’écoute et la transgression de sa parole (Deut 30.19).

 

Le second arbre symbolise l’accès à « la connaissance de ce qui est bon ou mauvais », c’est-à-dire la capacité de diriger seul sa vie.

L’interdit posé rappelle à l’homme qu’il ne saurait vivre par luimême. S’il accepte de ne pas être son propre créateur, alors tout est équilibré et tout est possible.

 

Dieu crée le couple (2.18-25)

Le v.18 insiste sur la dimension relationnelle unique de l’être humain.

Le sommeil où l’homme tombe marque sa passivité : sa partenaire lui est donnée par Dieu.

L’homme et la femme, créés mâle et femelle, différents mais complémentaires, sont appelés à vivre dans une étroite unité.

Les trois verbes du v. 24 résument alors pour l’homme ce qui constitue le vrai couple : quitter ses parents pour sortir de la dépendance de l’enfance, s’attacher indissociablement à sa femme, donnée et reconnue, et former ainsi, ensemble, un nouvel être uni par Dieu.

 

Drame au jardin des délices (3.1-6)

Si tout est très bon (1.31), équilibré, d’où viennent la mort, les statuts inégaux entre l’homme et la femme, la dureté du travail, les souffrances ?

Pour répondre, la Bible utilise des symboles de l’antique Orient :

la plante qui donne la vie

et le serpent, supposé détenteur de sagesse et de pouvoirs surnaturels.

Mais le serpent n’est ici qu’une créature qui incite la femme et son mari à rompre avec Dieu, en déformant sa Parole, en minant la confiance.

Pour la femme, l’arbre interdit a pris la place centrale de l’arbre de vie (2.9),

signe de l’attrait qu’il exerce sur elle.

La désobéissance naît de la convoitise, le désir de s’approprier ce qui est à Dieu sans attendre de le recevoir de lui.

 

Une créature déchue ?

Le récit du chap.3 est traditionnellement appelé celui de la « chute».

Mais la sentence du v.19 ne signifie pas que l’homme soit déchu d’un statut antérieur d’immortalité.

L’homme n’a été créé ni mortel, ni immortel en soi.

La permanence de sa vie dépend de l’accès au fruit du premier arbre, autrement dit de sa relation à Dieu (3.22).

 

Des relations faussées (3.7-19)

La désobéissance affecte toutes les relations de l’homme. Dieu, perçu comme un concurrent trop fort, lui inspire la peur.

 

Exilé de la place que Dieu lui avait assignée (2.8), il cultive un sol devenu hostile. L’harmonie avec son conjoint fait place à un rapport de domination.

 

De la Genèse à l’Apocalypse (3.20-24)

Le mot hébreu adam est parfois traduit par «être humain » (1.27 ; 2.7), parfois par «homme» (2.15; 3.10). Ici, il devient un nom propre, Adam, car la femme porte désormais le sien : Ève, « la Vie».

 

Ce nom atteste que même si la mort fait partie de l’existence humaine,

la vie donnée et protégée par Dieu, se transmettra toujours, permettant la victoire finale sur le mal (Apoc 12.9-17).

Le chemin de l’arbre de vie n’est pas fermé à jamais :

la fin de la Bible chrétienne redonne accès à cet arbre symbolique de la vie que Dieu propose à l’homme (Apoc 2.7 ; 22.14,19).

L’évocation du paradis perdu ne veut pas provoquer la nostalgie d’un âge d’or à jamais perdu, mais l’attente d’une création délivrée du mal.

 

 

Ch 6 à 9, 17

Noé, Perversité des humains

Le déluge anéantit les Mauvais,

Yahvé sauve Noé et un couple de tout ce qui vit pour créer de nouveaux vivants

Dieu fait alliance avec l'HUMANITE représentée par Noé

Relecture de ces événements par Jésus: Luc, 17,26-37

 

 

9, 1 à 17

 

Depuis toujours existent périodiquement des inondations catastrophique engloutissant un grand nombre de personnes.

Depuis toujours l'arc-en-ciel se forme quand le soleil et la pluie se conjuguent.

Les rédacteur inspirés des chapitres 6 à 9 de Genèse ont choisi ces réalités visibles et universelles pour faire réfléchir l'ensemble des humains sur certaines réalités.

 

1.Les humains sont capables de se pervertir en grand nombre, de choisir une civilisation de violence, de corruption, de perversion (6,1-12)

 

2. L'emprise du Mal fait réagir le Créateur: "Regrettant" (se repentant ) d'avoir créé l'univers et l'humanité , il les abandonne à leur auto destruction. Et c'est le déluge, immense inondation détruisant tout sur son passage.

 

3. Mais le Créateur garde toujours l'intention de faire vivre sur la terre une Humanité choisissant le bien et le bonheur.

Il en prend les moyens en choisissant parmi les humains la famille de Noé, demeurée fidèle au Créateur malgré la corruption ambiante.

 

4. Cette famille et l'essentiel des espèces animales survivent au déluge en faisant ce que leur commande le Créateur (une arche imperméable au mal, abritant la capacité de vie et d'engendrement).

 

5.Lorsque ce germe de création nouvelle va renouveler la terre et l'humanité, le Créateur bénit les rescapés du déluge, leur demande de multiplier, de ne pas se nourrir du sang qui porte la vie. Et surtout de se considérer comme responsable de la vie de ses frères et soeurs , sans jamais verser le sang de l'humain "car à l'image de Dieu il a été fait".(9.1-8)

 

6. L'arc-en-ciel sera le signe céleste de l'engagement définitif du Créateur envers l'Humanité (tout être vivant).

Dieu s'intéresse à tous les humains et non pas seulement à quelques-uns qu'il aurait choisis à l'exclusion des autres.

Les "choisis" sont ainsi affectés au bien de tous, de génération en génération (9, 9-17)

Message universel et définitif.

9, 8-15

Nous pouvons être certains d'une chose: Dieu s'est engagé à éduquer l'humain, à favoriser son changement intérieur quand l'homme s'oppose à lui.

 

Tous les prophètes vont le répéter. (ou plus probablement, historiquement, tous les prophètes l'ont d'abord dit et redit: et finalement, s'appuyant sur les vieux récits babyloniens d'une catastrophe primitive, les rédacteurs de ce passage de la Genèse ont situé cette évolution de Dieu à la sortie du déluge, comme un contrat accordé au bénéfice de Noé et de la nouvelle génération d'humains après le déluge).

 

Retenons-le !

Dieu ne commence pas par punir et détruire. Dieu éduque. Il veut la grandeur des humains. Dieu n'est pas ce que certains pensent de lui, nous enseigne ce passage de la Bible.

 

Malgré cela, nous observons la persistance de cette archaïque idée sur Dieu punisseur et destructeur -. On la retrouve au temps du Christ dans les pensées de beaucoup- , on l'observe de nos jours, y compris chez des chrétiens.

***

Egalement à retenir: "Je demanderai compte de la vie de l'homme". Celui qui se fait meurtrier d'un humain devra en rendre compte à Dieu.

1 .Parce que Dieu est le Créateur de la vie: à lui seul pourrait appartenir le droit d'y mettre fin.

2. Parce que chaque personne humaine est une icone, une image de Dieu. Cette image doit devenir ressemblance avec Dieu: nul n'a le droit d'interrompre cette évolution de l'image vers la ressemblance.

 

 

Genèse 9

8 à 15

 

Depuis toujours existent périodiquement des inondations catastrophiques engloutissant un grand nombre de personnes. Depuis toujours l'arc-en-ciel se forme quand le soleil et la pluie se conjuguent.

Les rédacteur inspirés des chapitres 6 à 9 de Genèse ont choisi ces réalités visibles et universelles pour faire réfléchir l'ensemble des humains sur certaines réalités.

1.Les humains sont capables de se pervertir en grand nombre, de choisir une civilisation de violence, de corruption, de perversion (6,1-12)

2. L'emprise du Mal fait réagir le Créateur: "Regrettant" (se repentant ) d'avoir créé l'univers et l'humanité ,

il les abandonne à leur auto destruction.

Et c'est le déluge, immense inondation détruisant tout sur son passage.

3. Mais le Créateur garde toujours l'intention de faire vivre sur la terre une Humanité choisissant le bien et le bonheur. Il en prend les moyens en choisissant parmi les humains la famille de Noé, demeurée fidèle au Créateur malgré la corruption ambiante.

4. Cette famille et l'essentiel des espèces animales survivent au déluge en faisant ce que leur commande le Créateur (une arche imperméable au mal, abritant la capacité de vie et d'engendrement).

5.Lorsque ce germe de création nouvelle va renouveler la terre et l'humanité, le Créateur bénit les rescapés du déluge, leur demande de multiplier, de ne pas se nourrir du sang qui porte la vie.

Et surtout de se considérer comme responsable de la vie de ses frères et soeurs , sans jamais verser le sang de l'humain "car à l'image de Dieu il a été fait".(9.1-8)

6. L'arc-en-ciel sera le signe céleste de l'engagement définitif du Créateur envers l'Humanité (tout être vivant). Dieu s'intéresse à tous les humains et non pas seulement à quelques-uns qu'il aurait choisis à l'exclusion des autres. Les "choisis" sont ainsi affectés au bien de tous, de génération en génération (9, 9-17)

 

Dieu s'est engagé à favoriser le changement intérieur des personnes. Tous les prophètes vont le répéter (ou plus probablement, historiquement, tous les prophètes l'ont d'abord dit et redit: et finalement, s'appuyant sur les vieux récits babyloniens d'une catastrophe primitive, les rédacteurs de ce passage de la Genèse ont situé cette évolution de Dieu à la sortie du déluge, comme un contrat accordé au bénéfice de Noé et de la nouvelle génération d'humains après le déluge).

 

Retenons aussi !

Dieu ne commence pas par punir et détruire.

Nous observons cependant la persistance de cette idée archaïque sur Dieu punisseur et destructeur.

On la retrouve au temps du Christ

on l'observe de nos jours, y compris chez des chrétiens.

Dieu veut aussi que l'Humanité s'engage dans une oeuvre créatrice, sans se laisser arrêter par les catastrophes naturelles: en refusant de se décourager, en s'opposant aux hypothèses de destruction majeure de la planète, en choisissant toujours ce qui permet vie, développement humain, relation pacifique entre tous, rejet des guerres destinées à faire disparaître d'autres groupes humains ou à les contraindre à l'esclavage.

***

Egalement à retenir:

"Je demanderai compte de la vie de l'homme". Celui qui se fait meurtrier d'un humain devra en rendre compte à Dieu.

1 Parce que Dieu est le Créateur de la vie: à lui seul appartient le droit d'y mettre fin.

2 Parce que chaque personne humaine est une icone de Dieu. Cette image doit devenir ressemblance:

nul n'a le droit d'interrompre cette évolution de l'image vers la ressemblance

 

11, 27 à 12, 9

 

Genèse 11, 27-32 résume la vie d'Abram en dépendance de son père Terah. Celui-ci avait quitté Ur,son lieu d'origine, en Chaldée ( aujourd'hui Tell al-Muqayyare, en Irak, sur l'Euphrate, à 200 km de son embouchure sur le golfe persique). Ville sumérienne importante. Terah voulait se rendre au pays de Canaan .

 

Il remonte vers les sources de l'Euphrate, à environ 1500 km de son point de départ et s'installe à Haran (à la limite actuelle de la Turquie et de la Syrie, dans l'est d'Alep).

Terah décide, sa descendance le suit: Abram et Nahor, ses fils, Loth son petit-fils, et leurs épouses. Terah, paterfamilias âgé, meurt à Haran.

*

Yahvé s'adresse alors à Abram::

"Va quant à toi" ou encore " Va pour toi". Autrement dit: deviens toi-même, ne reste pas sous la dépendance de ton père Terah, de sa culture, de sa religion, de sa patrie.

Yahvé demande à Abram de construire sa propre existence.

De se mettre en marche vers un horizon nouveau que Yahvé ne décrit pas autrement que par l'expression "le pays que je te ferai voir".

Yahvé promet qu'une "grande nation" sortira d'Abram, déjà âgé et ayant un femme stérile, Saraï.

Encore plus extraordinaire: Yahvé promet que "toutes les nations de la terre" seront bénies en Abram.

*

Tout cela semble tellement improbable, irréalisable, sans fondement évident!

Yahvé fait irruption dans la vie d'Abram. Et Abram lui accorde confiance. Il s'ajuste à Yahvé qui le reconnaîtra juste..

 

Et Abram passe aux actes.

Il se met en route avec tous ceux et celles qui dépendent de lui, avec tous "les biens qu'ils avaient acquis et tous les êtres dont ils s'étaient entourés".

*

A Sichem, en pays de Canaan, Abram élève un autel à Yahvé. Il descend ensuite vers Bethel, y élève un autel. Là il invoque Dieu sous le Nom de Yahvé. Il poursuit sa route vers le Néguev, au sud. Et bientôt jusqu'en Egypte pour y trouver la subsistance de tout son monde. D'étape en étape il a parcouru environ 1.500 km. Il a marché, il s'est déplace, il a évolué, il a innové, toujours en fidélité à la Parole de Yahvé.

*

Abram devient ainsi le premier à croire Yahvé sur Parole, à marcher en présence de l'Unique.. Aussi est-il reconnu comme "Père des croyants" par les fidèles du Judaïsme, du Christianisme, et de l'Islam et des Monothéistes bibliques.

 

La promesse de Yahvé ne fut pas un leurre, une tromperie. Elle a inauguré le monde de la foi monothéiste grâce à Abram qui en fut le premier maillon.

 

Une histoire nouvelle commence. Histoire dont toute la Bible va présenter la trame mélange étonnant de fidélité et de fautes. Une histoire d'etres humains ballotés entre la Foi, le doute ou l'incroyance.

Notre histoire.

Celle de chacun de nous.

*

La Foi chrétienne commence lorsque nous choisissons librement, de faire confiance au Dieu de Jésus-Christ qui nous dit: "Va pour toi" , mets-toi en marche, Je suis avec toi, Je te ferai comprendre au jour le jour ce qu'il y a de meilleur pour toi et ceux que tu aimes.

 

 

15, 1-19 et 21, 1-7

 

Ce chapitre 15 entrelace deux écrits , ceci explique quelques répétitions.

L'ensemble affirme nettement:

 

- Yahvé, le Seigneur, prend toujours l'initiative. Il a mis en route Abram vers son destin personnel et maintenant il promet de récompenser largement sa confiance, sans dévoiler en quoi cela consistera.

Yahvé s'intéresse à Abram tout en ayant des vues qui dépasseront sa personne.

- Abram désire prioritairement engendrer une descendance avec Sara. Mais leur âge la rend chaque jour plus improbable. Abram en souffre ; il s'en plaint à Yahvé (à l'époque on attribuait couramment à Yahvé le fait d'avoir ou non des enfants).

- Yahvé s'engage à lui donner une descendance: non seulement un enfant, mais une descendance innombrable. Cette promesse est véritablement incroyable, impensable.

- Or, "Abram eut foi dans Yahvé et, pour cela, Yahvé le considéra comme Juste "(v.6). Voici le coeur du récit. Est Juste celui qui cherche d'abord à vivre en accord avec ce que Dieu demande, désire, promet. Cette vision de la vraie Justice va parcourir toute la Bible.

- Yahvé promet également de donner en propriété à Abram le pays de Canaan où il réside.. Genèse rappelle ainsi qu'Abram a reçu et non pas conquis la terre où il réside ("comme un étranger" selon le commentaire d'Hébreux 11,9) Le rédacteur final écrit, vers les années 550/520, que cette résidence ne sera pas continue: pendant 400 ans, le peuple d'Abram vivra en Egypte (430 ans selon Ex 12,40). Rien n'est définitif sur cette terre et pour les humains.

- Cette promesses est scellée selon le rituel courant des alliances dans l'ancien Orient. Yahvé choisit le rituel, Abram l'accepte et le met en oeuvre (15, 8-21) Là encore l'initiative appartient à Yahvé ; Abram est plongé dans une torpeur et épaisse ténèbre (rappel de Gen 2,21 au moment où Yahvé bâtit en épouse l'un des côtés de l'humain).

*

Du Nil à l'Euphrate les descendants d'Abram habiteront les territoires d'autres populations énumérées aux versets 19 à 21, se terminant par les Jébusites auxquels David prendra Jérusalem.

*

La promesse de descendance sera réalisée de deux façons:

- d'abord par la naissance d'Ismaël, fils de la servante de Sara, l'Egyptienne Hagar (chapitre 16).. D'Ismaël Yahvé fit descendre une nation (21, 13 et 18)., à partir de ses douze fils (25, 12-15),

- ensuite par la naissance d'Isaac, (racontée en Gen 21, 1-7) interprétée comme le grand sourire de Yahvé à Sara (Isaac signifie: que Dieu sourie!). Abram lui donne le nom d'Isaac et le circoncit le 8è jour.

*

L'histoire ne s'arrêtera pas là. Genèse 17 revient sur l'alliance qui a engagé Yahvé à rendre la descendance d'Abram aussi nombreuse que les étoiles du ciel. Dieu donne un nouveau nom à Abram: il devient Abraham, père d'une multitude. (17,5)

Après la mort de Sara, il épousera Qetoura qui lui donna une autre descendance.(25,1-6)

*

Les rédacteurs de Genèse 15-25 considèrent ainsi qu'Abraham mérite d'être appelé le père de tous les croyants, le modèle des justes. En lui Yahvé a réalisé sa promesse: "Je ferai de toi une grande nation et je te bénirai...Je rendrai grand ton nom...en toi seront bénies toutes les familles de la terre" (12, 2-3)

*

Promesse largement tenue depuis trente siècles

 

17, 22 à 18, 15

Yahvé vient de donner des nouveaux noms à Abraham et Sara pour signifier leur mission . Par la circoncision Abraham donne son accord et celui de sa "maison".

*

Désormais, Dieu ne se contente plus de parler au coeur d'Abraham. Il lui rend visite.. Il rejoint son couple pour lui transmettre des promesses qui vont concrétiser l'Alliance avec la descendance du couple "père d'une foule" et "princesse".

 

- Le Seigneur Yahvé allie proximité et mystère. Il parle alternativement de trois hommes, d'un visiteur et de l'Unique Yahvé.

- Ces visiteurs sont accueillis, honorés, reçus par le couple Abraham et Sara. Chacun apporte sa contribution pour que la rencontre devienne hospitalité chaleureuse.

- Symboliquement ainsi, l'humain en couple devient l'hôte de Yahvé qui cache autant qu'il révèle son identité, son dialogue intérieur. Dieu se présente sous forme humaine de voyageur, venant on ne sait d'où, allant on ne sait où. Toujours proche mais impossible à retenir.

- Et le couple humain reçoit un message de vie. Devenir mère et père, engendrer et enfanter, c'est un don qu'on reçoit de Yahvé. Une promesse. L'enfant sera ainsi reconnu comme reçu pour entrer dans sa propre destinée. Il ne sera pas la propriété de ses parents.

*

Faut-il s'étonner ? Rien n'est impossible à Dieu qui donne ce pouvoir étonnant au couple.

Faut-il en sourire ? ( Isaac signifie "que Dieu sourie") Oui car voici un sourire de Yahvé pour ceux qui se croyaient frappés de stérilité pour cause de vieillesse.

*

Ceci se passait à Mamré, ou Mambré, une chênaie, devenue résidence et sanctuaire des patriarches, Ce lieu devient célèbre pour les grandes choses que le Seigneur y réalise. Abraham y construisit un autel.

 

18, 16 à 33

 

Le récit montre à quel point Yahvé s'intéresse aux humains, soit pour vérifier leurs comportements, soit pour intervenir dans le but de les améliorer, soit en tenant compte de leurs demandes.

**

Observons la finesse du récit. Le Seigneur marche avec Abraham. Comme avec un ami. Il se doit donc de lui révéler ses intentions concernant les gens de Sodome: Abraham y a un neveu, Loth, qui s'y trouve en danger.

Mais Yahvé, le Seigneur, veut s'assurer que les gens de Sodome sont aussi mauvais qu'on le dit. Il va donc aller "vérifier" sur place. Dieu se veut Juste.

**

Et Abraham a parfaitement compris à quel point Dieu se veut Juste.

Il va donc faire la leçon à Dieu, négocier avec lui, pied à pied.

Et rappeler à Dieu qu'il serait épouvantablement injuste de faire périr l'innocent tout comme le coupable.

Superbe récit présentant Abraham comme intercesseur et médiateur - et le Seigneur comme ayant toujours l'oreille attentive aux prières des humains.

 

Très concrètement, la suite du récit montrera qu'il n'y a même pas dix justes dans la ville de Sodome, seulement quatre: Loth, sa femme et ses deux filles. Ces quatre justes ne seront pas détruits: Dieu les invitera à quitter Sodome juste à temps.

 

**

Lorsque les temps seront "accomplis", Jésus sauvera les coupables que nous sommes en leur révélant que Dieu veut les arracher au mal et au péché. Il ira jusqu'à accepter de subir le mal injustifié, sans crier vengeance, cette attitude courageuse et aimante étant seule capable de toucher et retourner le coeur des gens fascinés par le mal.

 

Ch 19

La destruction de Sodome

Loth et ses filles sauvés de la ville pervertie

Relecture par Jésus, en Luc 17, 26

 

 

22

Lisons bien ce texte (sans coupures),

Ne donnons pas à ce texte le titre de "sacrifice d'Isaac". Abraham n'immole pas son fils bien-aimé, Isaac. Dieu le lui interdit absolument, sous la forme de l'ange qui arrête son bras...Ce passage veut certainement rappeler avec force que Yahvé interdit tout sacrifice, toute immolation de l'être humain.

 

Méfions-nous de la totalité des représentations de ce "texte": le bras puissant d'Abraham armé du couteau qui va trancher la gorge d'Isaac et consumer l'enfant pour faire plaisir à Yahvé. Ils marquent beaucoup plus l'imagination que la représentation du bras de l'ange arrêtant celui d'Abraham...

 

L'idée la plus centrale du sacrifice n'est pas l'immolation, le sang qui coule lorsqu'il s'agit d'animaux dans le culte du Judaïsme, disparu d'ailleurs depuis l'an 70 de notre ère avec la destruction du temple de Jérusalem.

 

L'idée centrale du sacrifice réside dans la décision d'offrir, de s'offrir, de se donner à Dieu par amour, non pas de se transformer en cadavre par l'immolation.

 

Sacrifier, c'est consacrer à Dieu , se consacrer à Dieu en demeurant bien vivant. L'humain ne doit jamais être transformé en victime: ceci, Dieu l'interdit : il l'a enseigné à Abraham qui pensait, avant cela, que l'immolation faisait plaisir à Dieu. Il a compris ensuite que le vrai sacrifice consistait à s'en remettre à Dieu, à se livrer entre ses mains puisque l'Esprit de Dieu peut ainsi rendre de plus en plus vivant l'être humain qui s'en remet à lui en toute confiance.

 

 

Essayons de relire maintenant ce chapitre 22 en admirant l'évolution spirituelle que Dieu fait parcourir à Abraham (- et à Isaac - et à tout son peuple -) à travers ce récit superbement construit.

 

 

Et aujourd'hui, apprenons de ce récit qu'il est interdit de sacrifier et d'immoler les humains de quelque façon que ce soit.

. Ce que Dieu attend, c'est l'offrande que nous faisons de nous-mêmes par amour librement consenti.

 

C'est la Vie que Dieu veut, jamais la mise à mort.

 

 

14, 17 à 24

 

 

Melkisedec n'a rien à voir dans la guerre qu'Abram vient de mener contre Kedor -Laomer. Celui-ci a vaincu le roi de Sodome, ville habitée par le neveu d'Abram, Lot.

Abram livre bataille contre Kedor-Laomer et remporte la victoire; il peut ainsi libérer son neveu et faire des arrangements à l'amiable avec le roi de Sodome.(cette ville pour laquelle intercèdera Abraham en Genèse, 18, v.10 à 19, v.29)

***

Les deux petits versets consacrés à Melkisedec (dont le nom signifie "mon roi est justice") feront l'objet de commentaires bibliques.

 

1. Le psaume 110, v.4 verra dans Melkisedec, une figure du roi David, à qui Yahvé dit qu'il est "prêtre pour toujours dans la tradition de Melkisedec". David étant l'ancêtre du Messie, celui-ci est ainsi considéré à la fois comme Roi et comme "Prêtre" à la manière de Melkisedec.

 

2. La lettre aux Hébreux parlera plus amplement de ce Roi-Prêtre Melkisedek pour décrire Jésus comme l'unique Grand Prêtre.( 5, 5-6 et 7, 1 à 26)., supérieur à tous les grands prêtres, authentifié par Dieu, demeurant pour l'éternité, exerçant son sacerdoce au bénéfice de tous les humains.

 

Jésus s'offrira sous la forme d'un repas de communion, avec du pain et du vin, comme Melkisedec, et non pas en immolant des animaux.

 

15, 1 à 21

 

Au coeur de l'Alliance, l'enfant.

Abram (qui signifie "père élevé") est déjà âgé. Il est riche. installé sur une terre qui lui convient. Mais il n'a pas d'enfant, l'avenir de son clan n'est pas assuré. Il en souffre, ainsi que Saraï, son épouse.

Yahvé intervient, " en songe", et lui promet- de faire alliance avec lui - de lui assurer une descendance innombrable - d'être son bouclier - de lui donner une grande récompense - de lui donner une terre où sa descendance pourra se stabiliser.

 

Yahvé lui fait comprendre qu'il l'a guidé depuis toujours, l'invitant à se mettre en marche vers cet avenir toujours incertain.

 

Aucune de ces promesses n'était appuyée sur des réalités. tangibles. Abram fit confiance à Yahvé, une confiance exceptionnelle que Yahvé apprécia, estimant qu'Abram était un homme Juste, ajusté à la Parole de Dieu.

 

En signe bien réel d'acceptation, Abram accomplit le rite d'alliance avant le coucher du soleil. Puis il entre dans une grande torpeur tandis que Yahvé intervient sous la forme d'une fournaise fumante et d'une torche de feu.

 

Le rédacteur du livre de la Genèse poursuivra en montrant la réalisation progressive de ces promesse: naissance d'Ismaël, d'Isaac, changement de nom pour Abram qui devient "Abraham", père d'une multitude, etc...

***

Abraham est présenté comme le Premier grand croyant, le Juste, le Père, l'Homme en route vers Dieu, celui qui marche en sa Présence...

***

Un modèle à imiter. Notre vie sur terre est un parcours, un déplacement intérieur. Nous entrevoyons parfois ce vers quoi nous devons marcher. Souvent nous hésitons. Mais certains événements nous prouvent que nous avons eu raison de croire. Dieu ne trompe pas, il est toujours là, y compris quand tout semble perdu. Dieu conduit à travers les heures de Jour et les veilles de la Nuit. Il ne dort pas, le Gardien de nos Vies.

22, 1 à 23

 

Admirable texte exaltant la confiance absolue d'Abraham envers Dieu.

 

1. Abraham a traversé des épreuves qui auraient pu ébranler sa foi et le mettre en opposition avec Dieu. La pire de toutes fut celle d'offrir son bien-aimé Isaac à Dieu qui le lui avait donné. Non seulement de l'offrir mais de le sacrifier selon le rituel de l'holocauste comprenant l'immolation puis la destruction de la victime par le feu (Lév 1 et 6).

2. Rappelons que l'holocauste, codifié plusieurs siècles après Abraham, concerna exclusivement des animaux, jamais des êtres humains. Copiant la coutume de peuples idolâtres, quelques rois d'Israël immolèrent des enfants malgré l'interdiction absolue du Dieu d'Israël (2 Rois, 16,3 & 21,6 et 23,10. Jér 7, 30-31).

 

3.Les rédacteurs de ce texte s'inspirèrent de ces éléments pour donner un relief considérable à l'épreuve de foi traversée par Abraham..

- Dieu semble se contredire en enlevant ce qu'il a donné.

- Lui, généreux, donne un ordre cruel.

- Mystérieux, incohérent ou Impossible ?

 

4 Abraham, le Fidèle admirable.

- "Me voici" est sa réponse: à Dieu qu'il écoute.

- Il excuse Dieu près des serviteurs et d'Isaac: Dieu demande seulement d'adorer, il donnera l'agneau pour le sacrifice, il pourvoit et voit.

- Il dialogue avec son fils Isaac avec grande tendresse

-il demeure persuadé que Dieu mérite confiance même lorsqu'on ne voit pas où Il nous conduit.

- il adhère pleinement à l'ordre du Seigneur: "Ne porte pas la main sur le jeune homme !" Il comprend que Dieu interdit de faire du mal et d'immoler les humains.

- Il ouvre la route à l'engagement du coeur, à l'offrande de ce qu'on a de plus cher, au sens véritable du sacrifice.

Osée dira:"Je veux la fidélité, non le sacrifice, la connaissance de Dieu plus que les holocaustes" (6,6)

*

Dieu révèle alors pleinement sa pensée:

- Il approuve la foi d'Abraham et le déclare Juste

- Il le bénit et promet de bénir tous ceux qui seront de vrais fils d'Abraham en imitant sa confiance inébranlable envers Dieu .

*

A méditer chaque fois que nous parlons de la mort du Christ et de sa relation confiante envers le Père....et lorsque nous ne comprenons pas le sens des événements qui nous éprouvent.

 

 

 

Genèse 22

1 à 19

 

Lisons bien ce texte , sans coupure.

Attention ! Méfiez-vous !

Ne donnons pas à ce texte le titre de "sacrifice d'Isaac". Il n'y a jamais de "sous-titre" dans le texte officiel de la Bible. Et Abraham n'a jamais immolé, tué son fils bien-aimé, Isaac. Dieu le lui interdit absolument. Ce texte admirablement ciselé en forme de récit rappelle avec force que Yahvé interdit tout sacrifice, toute immolation de l'être humain.

Méfions-nous des peintures ou mises en images de ce "texte": elles nous proposent la vision personnelle du peintre impressionné soit par le bras puissant d'Abraham armé du couteau qui va trancher la gorge d'Isaac, soit par sa main qui empêche Isaac de voir le forfait que va commettre son père, soit sur le feu qui va consumer l'enfant pour faire plaisir à Yhwh. Ces visuels s'incrustent dans notre imagination et déforment la lecture attentive du texte.

Méfions-nous aussi des coupures souvent infligées à ce texte considéré comme trop long surtout pour la lecture publique.

 

Centrons notre attention sur le texte.

Lisons-le lentement, dans sa totalité.

Le rédacteur de Genèse 22 donne d'abord à Dieu le nom générique de Elohim jusqu'au verset 10, et ensuite celui de Yhwh ( le Dieu personnel du peuple d'Israël) à partir du verset 11.

Contexte.

Le rédacteur ou assembleur final des textes concernant Abraham a dit l'essentiel dans les textes précédents (Gen 12 à 21) concernant

- la relation d'Abraham à son épouse, à Agar et Ismaël, à son désir d'enfant

- son implantation à Bercheba ( le puits du serment)

- la relation à son Dieu: " là, il invoqua Yhwh comme Dieu de l'éternité ".

Le rédacteur place ici, comme en finale, ce texte résumant la conscience religieuse d'Abraham.

Il souligne sa confiance absolue envers Elohim, l'amour pour son fils Isaac,

la traversée d'épreuves durant sa vie,

son dialogue attentif avec Yhwh et Isaac,

sa prise de conscience que Yhwh refuse qu'on porte la main sur l'enfant, sur l'être humain, qu'adorer Yhwh n'est surtout pas immoler, sacrifier, mais écouter sa Parole et la mettre en pratique, que Yhwh voit, pourvoit, apportant des solutions au moment voulu,

et que Yhwh s'est engagé à bénir les dispositions intérieures d'Abraham comme modèle pour tous les temps et tous les humains.

 

Lisez maintenant le texte.

Observez sa structure.

- Il s'agit d'un test de fidélité, éprouvant pour Abraham.

- Dieu prend l'initiative sous forme d'un dialogue. Il appelle. Abraham répond.

- Dieu sollicite la disponibilité d'Abraham qui répond toujours: "Me voici".

- Dieu ne dit pas tout dès le début: il laisse à Abraham le temps d'écouter, de comprendre, d'imaginer qu'il faudra du courage et que le plus difficile peut arriver.

- Trois jours de marche, de méditation, de sentiments ou pressentiments qui s'entrechoquent: qui donc est Dieu?

C'est aussi le temps du dialogue entre Abraham et Isaac son fils bien-aimé.

- Au loin apparaît le lieu que Dieu a indiqué.

Il faut monter pour rejoindre Dieu.

- Au sommet, Abraham fait ce qu'il pense que Dieu aime. C'est ce que font les dieux du pays qu'll habite. Il "ligote" (lier, ligature) Isaac sur le bois et saisit le couteau pour égorger son fils.

 

- Et c'est alors qu'intervient l'Unique et vrai Dieu, le Yhwh d'éternité, (à partir du verset 11 et jusqu'à la fin il est appelé YHWH et non plus Elohim).

C'est le "troisième jour": cette expression parcourt toute la Bible: elle caractérise le jour où Dieu fait comprendre et réalise sa volonté finale, ce qui est bon pour les personnes humaines.

Les ordres de Yhwh sont libérateurs pour la conscience d'Abraham

- respecter de manière absolue l'enfant, le jeune

- les animaux peuvent être immolés pour le culte - Yhwh attend l'adhésion du cœur comme signe d'adoration.

- Yhwh s'engage par serment pour l'avenir. Puisque Abraham lui a fait confiance, c'est lui qui sera désormais le modèle pour tous les croyants. Il sera le père d'une descendance impossible à dénombrer: comme les étoiles du ciel et les grains de sable. Tous seront bénis, selon les expressions typiques en hébreu:" bénir je te bénirai, rendre nombreux je rendrai nombreux" v.17 (comme l'expression:" mourir tu mourras", Gen. 3,3).

Et les croyants imitant Abraham viendront à bout des difficultés, représentées par les "portes" des ennemis. (cf Matthieu 16, 18, à propos des "portes des lieux des profondeurs" ou " portes des enfers").

Le verset 19 constitue la finale:

"Abraham revient vers ses "serviteurs".

Ils se lèvent et vont ensemble, unis,

vers Bercheva.

Et Abraham s'y installe".

Mais Abraham n'est plus le même.

Il connaît maintenant les vraies pensées de Yhwh. Il sait qu'il bénéficie du serment de Yhwh esquissé en Gen 15, 5-6: "Contemple le ciel, je te prie, et compte les étoiles, si tu peux les compter. Il lui dit: ainsi sera ta descendance. Il mit sa foi dans Yhwh qui le lui compte comme justice".

*

La lettre aux Hébreux évoquera largement la foi/confiance exceptionnelle d'Abraham envers Yhwh: Heb 11, 8 à 20.

Jacques, dans sa lettre, rappellera cette "œuvre" d'Abraham, preuve de sa foi/confiance envers Dieu: "Et Dieu le considéra comme juste. Vous le voyez donc, un être humain est reconnu comme juste par Dieu à cause de ses actes et non pas uniquement à cause de sa foi". (Jc 2, 21-24

*

Aux heures les plus ténébreuses de notre existence, retenons ceci: "Dieu pourvoit".

Au moment opportun, le "troisième jour".

Le désespoir n'a pas sa place au cœur du croyant. Mais quelle épreuve d'attendre parfois pendant des années ce "troisième jour" !