EvangileCdF

Charles

de Foucauld

L'EVANGILE médité

 

 

LIRE

COMPRENDRE

MEDITER

ADMIRER

IMITER

 

l'EVANGILE

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Et l'Eucharistie

Et les Baptisés

Fraternité universelle

Et l'Evangile

Et Nazareth

Et le Désert

Et le Sacerdoce

Et la Violence

Et l'Islam

Charles de Foucauld et la Bible,

lien< https://www.dropbox.com/s/i1zooe7iaua5l9t/CdF et la Bible%2C v4.pdf?dl=0>

AUJOURD'HUI: une nouveauté considérable

après des siècles de catholicisme.

 

L'évangile lu à la messes du jour est publié par écrit (deux éditions en français) et sur de nombreux sites internet accessibles sur tous nos appareils connectés.

 

Il y a 50 ans, le Concile Vatican II invitait tous les chrétiens à lire et méditer l'évangile chaque jour.Invitation très semblable à lire aussi l'Ancien Testament. Nous sommes très loin de la méfiance catholique envers l'AT qui prévalut depuis le Concile de Trente (1545/1563) en réaction aux choix prioritaire accordé par Luther et les Réformés à la lecture et à la connaissance directe de la Bible: "Scriptura sola- l'Ecriture seule" comme fondement de la foi chrétienne.

 

En 1950, on pouvait lire dans le "Catéchisme à l'usage des diocèses de France":

-un chapitre entier sur le péché originel: mais aucune allusion à la Bible ou à l'évangile. "Je trouve un résumé de la religion catholique dans un petit livre qui s'appelle le catéchisme" (Q.5, p4)

-On appelle fidèles de l'Eglise les chrétiens soumis au Pape et aux Evêques (Q.134, p.51)

 

Le Catéchisme du diocèse de Luçon en disait un tout petit peu plus.

Q.7 Qu'est-ce que l'Ecriture Sainte ? R L'Ecriture Sainte, appelée aussi la Bible, est l'ensemble des écrits inspirés par Dieu et confiés par lui à l'Eglise" (Catéchisme du diocèse de Luçon, Mame, 1942, p.8)

Le 18 novembre 1965, 15 ans plus tard, le Pape et les évêques du monde entier affirmaient: "(Dans les Saints Livres...) la force et la puissance que recèle la Parole de Dieu sont si grandes qu'elles constituent pour l'Eglise son point d'appui et sa vigueur,et, pour les enfants de l'Eglise, la force de leur foi, la nourriture de leur âme, la source pure et permanente de leur vie spirituelle...( constitution sur la révélation divine, Dei Verbum, n° 21)

"Il faut que l'accès à la Sainte Ecriture soit largement ouvert aux chrétiens." (n° 22)...Le Saint Concile exhorte de façon insistante et spéciale tous les chrétiens...à apprendre, par la lecture fréquente des divines Ecritures, "la science éminente de Jésus-Christ" (Phil 3,8) En effet, l'ignorance des Ecritures, c'est l'ignorance du Christ" ( St Jérôme). Que volontieers donc ils abordent le texte sacré lui-même soit par la sainte liturgie...soit par une pieuse lecture...La prière doit aller de pair avec la lecture de la Sainte Ecriture pour que s'établisse le dialogue entre Dieu et l'homme" (n° 25)

"Que le trésor de la révélation confié à l'Eglise comble de plus en plus le coeur des hommes...ainsi peut-on espérer qu'un renouveau de vis sprituelle jaillira d'une vénétation croissante pour la parole de Dieu" (n°26, fin de Dei Verbum).

 

La pratique de Charles de Foucauld et la demande expresse qu'il fait aux fidèles, dès les années 1900, de lire tous les jours l'évangile , constituent une anticipation totalement originale par rapport aux pratiques ecclésiales de son temps.

Il aura fallu plus de 100 ans pour que son conseil soit authentifié et devienne réalité.

 

 

 

Charles de Foucauld,

pratique personnelle de l'Evangile et conseils

 

"Les frères et soeurs du Sacré Coeur consacreront chaque jour un quart d'heure à la lecture et à la méditation du Saint Evangile. Dans les temps qui précèdent et suivent Noël et Pâques, ils liront et méditeront des passages du saint Evangile se rapportant à ces saints temps ... Le dimanche se reporter à l'évangile liturgique du jour"(Directoire p.52)...

 

" Trouver le temps d'une lecture de quelques lignes des saints Evangiles en prenant chaque jour à la suite de manière qu'en un certain temps il passe entièrement sous vos yeux, et, après lecture (qui ne doit pas être longue:10,15,20 lignes...) méditer pendant quelques minutes mentalement ou par écrit sur les enseignements contenus dans votre lecture. Il faut tâcher de vous imprégner de l'esprit de Jésus en lisant et relisant, méditant et reméditant sans cesse ses paroles et ses exemples: qu'ils fassent dans nos âmes comme la goutte d'eau qui tombe et retombe sur une dalle toujours à la même place..." (Directoire p. 134) et lettre à Louis Massignon.

Charles de Foucauld, durant ses années à Nazareth, passera des heures de jour ou de nuit à lire, méditer, recopier les évangiles. Cette méthode a fait de lui le disciple chaleureux du "modèle unique" (texte intégral accessible sur ce site en cliquant sur ces mots).

 

C'est ainsi également qu'il écrivit son commentaire de la parole de Jésus," Père,entre tes mains je remets mon esprit". (Luc 23,46) Méditant cette dernière parole de Jésus avant de mourir, Charles de Foucauld s'associe à la confiance du Christ envers son Père. Elle deviendra sa "prière d'abandon".

"Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains".

C'est la dernière prière de notre Maître,

de notre Bien-Aimé..

.Puisse-t-elle être la nôtre..

.Et qu'elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants:

"Mon Père, je me remets entre Vos mains; mon Père, je me confie à Vous;

mon Père, je m'abandonne à Vous;

mon Père, faites de moi ce qu'il Vous plaira; quoi que Vous fassiez de moi,

je Vous remercie;

merci de tout;

je suis prêt à tout; j'accepte tout;

je Vous remercie de tout;

pourvu que votre Volonté se fasse en moi, mon Dieu,

pourvu que votre Volonté se fasse

en toutes vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre Cœur aime,

je ne désire rien d'autre, mon Dieu;

je remets mon âme entre Vos mains;

je Vous la donne, mon Dieu,

avec tout l'amour de mon cœur,

parce que je Vous aime,

et que ce m'est un besoin d'amour

de me donner,

de me remettre en Vos mains

sans mesure;

je me remets entre Vos mains

avec une infinie confiance,

car Vous êtes mon Père. (mai 1896)

 

Charles de Foucauld a lu et médité l'évangile avec une fidélité et un courage exceptionnels. Le 6 juin 1897, il constatait: "Sécheresse et ténèbres; tout m'est pénible: sainte communion, prières, oraison, tout, tout, même de dire à Jésus que je l'aime. Il faut que je me cramponne à la vie de foi. Si au moins je sentais que Jésus m'aime ! Mais il ne me le dit jamais!".

En août 1916, même réflexion: "L'amour consiste, non à sentir qu'on aime, mais à vouloir aimer; quand on veut aimer par-dessus tout, on aime par-dessus tout. Quand à l'amour que Jésus a pour nous, Il nous l'a assez prouvé pour que nous y croyons sans le sentir. Sentir que nous l'aimons et qu'Il nous aime, ce serait le ciel: le ciel n'est, sauf rares moments et rares exceptions, pas pour ici-bas". Et, le jour de sa mort: "On ne sent pas toujours qu'on aime, et c'est une grande souffrance de plus! Mais on sait qu'on voudrait aimer, et vouloir aimer, c'est aimer".

Voici de quoi nous encourager si nous peinons à tenir quelques minutes par jour à lire, relire et méditer l'évangile.

 

"Ma vie se poursuit dans un calme profond, le jour je travaille pendant qu'il fait clair, le matin et le soir et une partie de la nuit je lis et prie (...) en m'éveillant je dis matines, puis je médite par écrit sur les Saints Evangiles et les Psaumes" ( Lettre à l'abbé Huvelin, 16 janvier 1898)

 

"En ce jour (9 juin 1898, fête du TS Sacrement) j'entreprends ceci,( le cahier du Modèle unique ?) mon Seigneur...

pour vous obéir, vous qui nous ordonnez souvent de lire et de méditer la Sainte Ecriture;

pour vous imiter, vous qui dans votre vie cachée avez si souvent lu et médité l'Ecriture...

pour pouvoir vous faire plus aimer en vous connaissant, vous aimant, vous obéissant, vous imitant plus parfaitement..

pour pouvoir vous faire mieux imiter, en vous connaissant, vous aimant, vous obéissant, vous imitant plus parfaitement.

Bénissez, ô mon Seigneur Jésus, ce petit travail, que je ne fais que pour la gloire de votre nom et la consolation de votre Coeur...Faites que tous les hommes, desquels je suis le dernier, vous aiment, vous obéissent et vous imitent, chacun dans la mesure de la grâce que vous leur donnez...

ô mon bien-aimé Seigneur Jésus! Amen, amen, amenn-. Nazareth, 9 juin 1898) (Bouvier p.258

 

La démarche de CdF vise donc à

- se mettre en présence de Jésus, en recréant les circonstances concrètes où Jésus a pu vivre, parler et agir...

- entrer plus profondément dans le vécu de Jésus, pour communier à ses sentiments...( prière)

- prendre une résolution en vue d'une conversion personnelle.(Bouvier 256-258) .

Antoine Chevrier, 20 ans plus tôt,(mort en 1879) laissait aussi parler les textes dans toute leur force et leur limpidité.( "Le prêtre selon l'évangile ou Le véritable disciple")

Thérèse de Lisieux, de son côté, au même moment, médite l'Evangile et se consacre à l'amour miséricordieux (9 juin 1895)

 

Avant 1901, il écrit :

"Si Dieu nous établit pasteur d'âmes, soyons bon pasteur: nourrissons nos brebis, nourrissons-les d'aliments choisis; conduisons-les dans les gras pâturages de la doctrine de Jésus: "Enseignons-leur beaucoup de choses", à l'exemple du modèle des pasteurs: enseignons-leur ce qu'il leur enseignait et ce qui contient tout: l'Evangile(...) Nourrissons-les, engraissons-les de cette nourriture de l'Evangile...C'est la nourriture des nourritures" (Bouvier p.254)

 

 

7 janvier 1902, Lettre à Mme de Bondy :"Sous la niche du réveil, une petite table couverte d'une serviette porte la Saint Bible que je veux toujours voir à l'église: la Parole de Dieu près de son divin corps, sous les mêmes rayons de la petite lampe"

 

"Par vénération pour la Parole de Dieu, nous avons perpétuellement une Bible latine (la Vulgate) pauvrement mais proprement reliée, notre trésor, dans le sanctuaire, à côté du Très Saint Sacrement, sous les rayons de la lampe du tabernacle, qui brûle devant le Corps de notre Dieu et devant Sa Parole sacrée " (Règlements et directoire, Bouvier p.253)

 

 

 

 

Que doit faire "celui qui explique l'Evangile" ? "Il s'efforce d'élever les âmes et d'échauffer les coeurs: "Une seule chose est nécessaire": Aimer Jésus! C'est la conclustion qui doit se tirer de toutes ses paroles(...) Après chacune de ses explications, ceux-ci (les auditeurs) doivent mieux connaître Notre Seigneur Jésus. L'aimer davantage, être enflammés d'un désir plus brûlant de l'imiter. Chacune doit les "tirer" et les faire courir plus vite "à l'odeur des parfums de Jésus" (Règlements et Directoire, p.158) Celui qui médite l'Evangile doit faire la même chose pour son propre compte.

 

 

Avant de composer "le modèle unique", CdF écrit

" Je commence cette petite revue des passages de vos quatre Evangiles concernant votre imitation, l'amour du prochain, la pauvreté et l'abjection(...) pour(...) vous imiter, Vous qui dans votre vie cachée avez si souvent lu et médité l'Ecriture, (...) apprendre à mieux vous imiter, en vous connaissant mieux, pouvoir (...) vous faire mieux imiter, en vous connaissant, vous aimant, vous obéissant, vous imitant plus parfaitement" (Bouvier, "le Christ de CdF", p.239)

 

 

Dès 1906, ayant les premières intuitions de ce que sera l'Union, cette conférie destinée à aider les missionnaires travaillant après des frères ignorants de l'Evangile, CdF demande aux frères et soeurs:

"Ils doivent être un Evangile vivant: les personnes éloignées de Jésus, et spécialement les infidèles, doivent, sans livres et sans paroles, connaître l'Evangile par la vue de leur vie. L'exemple est la seule oeuvre extérieure par laquelle ils puissent agir sur les âmes tout à fait rebelles à Jésus, qui ne veulent ni écouter les paroles de ses serviteurs, ni lire leurs livres, ni recevoir leurs bienfaits, ni accepter leur amitié, ni communiquer en aucune manière avec eux: sur ceux-là il n'y a d'action que par l'exemple...Que les frères et soeurs s'efforcent d'être un Evangile vivant pour tous ceux qui les entourent" (Bouvier, p.244)

 

 

 

Le 3 mai 1912, CdF écrit à Joseph Hours au sujet de la baisse de générosité évangélique qu'il ressent en France: "Ce sont les vertus fondamentales qui manquent ou sont trop faibles, les vertus chrétiennes fondamentales elles-mêmes: charité, humilité, douceur (...) Lire et relire sans cesse le Saint Evangile, pour avoir toujours devant l'esprit les actes, les paroles, les pensées de Jésus, afin de penser, parler, agir comme Jésus (...) Voilà le remède selon moi: l'application est difficile parce qu'elle touche aux choses fondamentales, aux choses intérieures de l'âme, et que le besoin en est universel (Bouvier p.244)

 

 

 

Autres réflexions et documents

sur la PAROLE de DIEU

 

 

** "Selon les Ecritures", Selon la Bible

 

Jésus explique l'Ecriture à ses compatriotes de Nazareth: Luc 4, 16-30 Jésus déroule le livre d'Isaïe et trouve le passage 61,1. Il referme le livre le rend au servant et s'assit. Tous dans la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. Alors il leur dit: "Aujourd'hui s'accomplit ce passage de l'Ecriture que vous venez d'entendre".

 

Jésus allait régulièrement dans les synagogues et il y enseignait...Il y commentait les Ecritures.

 

Jésus explique pourquoi la lecture ou l'écoute de la parole de Dieu ne produit pas toujours des résultats. C'est la Parabole du Semeur (Mat 13) . Il est le Semeur, ce qu'il sème dans la foule c'est la Parole de Dieu, la pensée de Dieu.

Mais celui qui écoute ( ou lit) est peut-être:

- un bord de chemin: là oû tout le monde passe- il écoute tout et ne fait attention à rien - toujours branché, mais saturé - une idée en chasse une autre - il zappe - Il lit tout ce qui lui tombe sous la main mais à ses yeux tout se vaut -

- un terrain pierreux avec peu de terre pour nourrir la racine : il est heureux de lire ou d'écouter, trouve que certaines idées sont intéressantes - mais il reste à la superficie, il n'approfondit pas et surtout il ne passe jamais à la pratique de ce qu'il trouve bien - il ne laisse pas les bonnes idées prendre racine dans sa vie - rien ne pousse et tou s'envole à la première difficulté.

- Un bon terrain, où le meilleur et le pire se côtoient: fleurs, épines, mauvaises herbes: le soucis de la vie quotidienne - le stresse de l'existence où on élimine le meilleur et le pire pour survivre - les plaisirs de l'existence, on adopte ce qui fait plaisir, on repousse ce qui peut faire souffrir - on enlève le bon blé en même temps que l'ivraie - on essaie d'aimer mais on ne peut pas s'empêcher de détester ou de se venger -

- Un terrain véritablement bon et généreux: on apprécie ce qu'on écoute et on le garde dans son coeur, on cherche à le mettre en pratique - on adhère avec foi et confiance à ce que Dieu nous dit au plus intime de la conscience - le plus petit conseil devient une lumière qui perce les ténèbres - ou aime ce qui est beau, bon, vrai, patience, amour, réconciliation, honnête...

 

Jésus, dans ses dialogues ou controverses, fait souvent allusion aux Ecritures.

 

Jésus annonce que, selon les Ecritures, il sera rejeté, condamné, mis à mort et qu'il sera relevé de la mort.

 

Jésus, après sa mort et sa résurrection, explique à ses Apôtres le sens des Ecritures (Luc 24, en particulier)

 

 

Les Envoyés de Jésus (Apôtres) annonceront Jésus en développant le lien entre l'actualité et l'Ecriture.

 

Les homélies de Pierre et de Paul, relatées par les Actes des Apôtres, sont centrées sur la personne de Jésus, sur son enseignement, sur sa mort causée par le péché des hommes et sa résurrection . Ils font régulièrement allusion à des textes des Saintes Ecritures, autrement dit les textes de l'AT.

( Actes, chapitres 2, 3, 4, 7, 10 pour Pierre et Etienne - chapitres 13, 17, 20,22, 23, 24, 26 pour Paul)

 

Philippe fait une lectio divina avec le Ministre des Finances de la Reine Candace d'Ethiopie

Actes 8, 26-40: 34 Prenant la parole, l’eunuque dit à Philippe : « Dis-moi, je te prie : de qui le prophète parle-t-il ? De lui-même, ou bien d’un autre ? » (Isaïe 53, 7-8) 35 Alors Philippe prit la parole et, à partir de ce passage de l’Écriture, il lui annonça la Bonne Nouvelle de Jésus.

 

Simon Pierre souligne ce que doit être la juste attitude pour écouter la Parole:

22 En obéissant à la vérité, vous avez purifié vos âmes pour vous aimer sincèrement comme des frères ; aussi, d’un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres,

23 car Dieu vous a fait renaître, non pas d’une semence périssable, mais d’une semence impérissable : sa parole vivante qui demeure.

24 C’est pourquoi il est écrit : Toute chair est comme l’herbe, toute sa gloire, comme l’herbe en fleur ; l’herbe se dessèche et la fleur tombe,

25 mais la parole du Seigneur demeure pour toujours. Or, cette parole est celle de la Bonne Nouvelle qui vous a été annoncée.2 01 Rejetez donc toute méchanceté, toute ruse, les hypocrisies, les jalousies et toutes les médisances ;

02 comme des enfants nouveau-nés, soyez avides du lait non dénaturé de la Parole qui vous fera grandir pour arriver au salut,

03 puisque vous avez goûté combien le Seigneur est bon.

04 Approchez-vous de lui : il est la pierre vivante rejetée par les hommes, mais choisie et précieuse devant Dieu.

05 Vous aussi, comme pierres vivantes, entrez dans la construction de la demeure spirituelle, pour devenir le sacerdoce saint et présenter des sacrifices spirituels, agréables à Dieu, par Jésus Christ.

(I Pierre 1, 22 à 2, 5)

 

 

Charles de Foucauld et la Bible

article de JC Thomas ( novembre 2016) accessible en PDF en copiant/collant le lien ci-dessous:

 

 

https://www.dropbox.com/s/i1zooe7iaua5l9t/CdF%20et%20la%20Bible%2C%20v4.pdf?dl=0

 

 

 

 

*** Convictions et Enseignements contemporains

 

Site d'En Calcat

Cette expression latine se traduit littéralement en français par « lecture divine ». Elle est employée depuis des siècles pour désigner la lecture méditative de la Bible. Il s’agit de goûter, de savourer les écrits bibliques pour qu’ils alimentent la foi du lecteur.

 

 

La lectio divina n’est pas seulement l’affaire des moines. Le Concile Vatican II recommande vivement à tous les chrétiens de fréquenter l’Écriture pour parvenir à connaître le Christ.

 

La première étape de la lectio consiste à se recueillir et à invoquer le Saint Esprit : inspirateur des Écritures, il est aussi Celui qui nous en donne l’intelligence.

 

Ensuite, on peut commencer à lire, sans précipitation, le texte sur lequel on fait lectio ce jour-là. Ce peut être un des textes de la messe du jour, ou bien un passage d’une lecture continue d’un livre biblique.

 

Après avoir pris son temps pour lire et relire, le lecteur peut alors s’interroger sur le sens profond du texte, sur ce qu’il révèle de l’alliance de Dieu avec soi, avec l’humanité entière… D’autres passages bibliques peuvent éclairer ce texte, alimenter la méditation.

 

Celui qui fait lectio peut enfin formuler une action de grâces à Dieu au terme de sa prière.

 

Benoît XVI

Les étapes de la "Lectio Divina" (ou "lecture croyante" ou encore "Lecture Sainte") précisées par le pape Benoît XVI

« Elle s’ouvre par la lecture (lectio) du texte qui provoque une question portant sur la connaissance authentique de son contenu : que dit en soi le texte biblique ? Sans cette étape, le texte risquerait de devenir seulement un prétexte pour ne jamais sortir de nos pensées.

 

S’en suit la méditation (meditatio) qui pose la question suivante : que nous dit le texte biblique ? Ici, chacun personnellement, mais aussi en tant que réalité communautaire, doit se laisser toucher et remettre en question, car il ne s’agit pas de considérer des paroles prononcées dans le passé mais dans le présent.

 

L’on arrive ainsi à la prière (oratio) qui suppose cette autre question : que disons-nous au Seigneur en réponse à sa Parole ? La prière comme requête, intercession, action de grâce et louange, est la première manière par laquelle la Parole nous transforme.

 

Enfin, la lectio divina se termine par la contemplation (contemplatio), au cours de laquelle nous adoptons, comme don de Dieu, le même regard que lui pour juger la réalité, et nous nous demandons : quelle conversion de l’esprit, du cœur et de la vie le Seigneur nous demande-t-il ? Saint Paul, dans la Lettre aux Romains affirme : « Ne prenez pas pour modèle le monde présent, mais transformez-vous en renouvelant votre façon de penser pour savoir reconnaître quelle est la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui est capable de lui plaire, ce qui est parfait » (Rm 12,2). La contemplation, en effet, tend à créer en nous une vision sapientielle de la réalité, conforme à Dieu, et à former en nous « la pensée du Christ » (1 Co 2,16). La Parole de Dieu se présente ici comme un critère de discernement : « elle est vivante, […] énergique et plus coupante qu’une épée à deux tranchants ; elle pénètre au plus profond de l’âme, jusqu’aux jointures et jusqu’aux moelles ; elle juge des intentions et des pensées du cœur » (He 4,12).

 

Il est bon, ensuite, de rappeler que la lectio divina ne s’achève pas dans sa dynamique tant qu’elle ne débouche pas dans l’action (actio), qui porte l’existence croyante à se faire don pour les autres dans la charité. »

 

 

Benoit XVI, Verbum Domini n° 89. 12 novembre 2010

 

La Parole de Dieu, plus importante que tout

 

passage de la très riche homélie de Benoît XVI, prononcée au synode, le 6 octobre 2008.

 

La Parole de Dieu est le fondement de tout, elle est la véritable réalité. Et pour être réalistes, nous devons justement compter sur cette réalité. Nous devons changer notre idée que la matière, les choses solides, qu'on peut toucher, seraient la réalité la plus solide, la plus sûre. À la fin du Sermon sur la Montagne, le Seigneur nous parle des deux possibilités de bâtir la maison de sa vie: sur le sable et sur la roche. Sur le sable ne bâtit que celui qui bâtit sur les choses visibles, tangibles, sur le succès, sur la carrière, sur l'argent. Telles sont apparemment les vraies réalités. Mais tout cela, un jour, disparaîtra. Nous le voyons aujourd'hui dans la faillite des grandes banques: cet argent disparaît, il n'est rien. Aussi toutes ces choses, qui semblent être la véritable réalité sur laquelle compter, ne sont qu'une réalité de deuxième ordre. Celui qui bâtit sa vie sur ces réalités, sur la matière, sur le succès, sur tout ce qui apparaît, bâtit sur du sable. Seule la Parole de Dieu est le fondement de toute la réalité, elle est aussi stable que le ciel, plus stable que le ciel, elle est la réalité. Nous devons donc changer notre concept de réalisme. La personne réaliste est celle qui reconnaît dans la Parole de Dieu, dans cette réalité apparemment si faible, le fondement de tout. La personne réaliste est celle qui bâtit sa vie sur ce fondement qui reste en permanence. C'est ainsi que ces premiers versets du Psaume nous invitent à découvrir ce qu'est la réalité et à trouver de cette manière le fondement de notre vie, et comment construire la vie.

 

En entrant dans la Parole de Dieu, nous entrons réellement dans l'univers divin. Nous sortons de l'étroitesse de nos expériences et entrons dans la réalité qui est vraiment universelle. En entrant dans la communion avec la Parole de Dieu, nous entrons dans la communion de l'Église qui vit la Parole de Dieu . Nous n'entrons pas dans un petit groupe, dans la règle d'un petit groupe, mais nous sortons de nos limites. Nous sortons vers le large, dans la vraie largeur de l'unique vérité, la grande vérité de Dieu. Nous sommes réellement dans l'universel. Et nous sortons ainsi dans la communion de tous nos frères et soeurs, de toute l'humanité, parce que dans notre coeur se cache le désir de la Parole de Dieu qui est une. Aussi l'évangélisation, l'annonce de l'Évangile, la mission ne sont-elles pas une espèce de colonialisme ecclésial, par lequel nous voulons insérer les autres dans notre groupe. C'est sortir des limites de chaque culture dans l'universalité qui nous relie tous, nous unit tous, nous fait tous frères. Prions de nouveau afin que le Seigneur nous aide à entrer réellement dans la "largeur" de sa Parole et nous ouvre ainsi à l'horizon universel de l'humanité qui nous unit avec toutes les différences.

 

La pratique de la lectio divina, si elle est promue de façon efficace, apportera à l'Eglise, j'en suis convaincu, un nouveau printemps spirituel. " Benoît XVI, le 16 septembre 2005

 

Le Pape François à un groupe de missionnaires (mai 2015)

Une autre voie est la méditation de la Parole de Dieu, en particulier la lectio divina, lire la Parole de Dieu, lire la Bible. J’ai souvent conseillé, et je le fais encore maintenant : avoir toujours un Évangile, un petit, dans sa poche ou dans son sac. En voyage, quand j’attends chez le dentiste ou pour faire quelque chose, lire un passage de l’Évangile et ensuite y réfléchir dans le calme. Cette familiarité avec la Parole de Dieu, cela nous rapproche du Seigneur. Et ainsi, nous pouvons écouter le Seigneur qui nous indique le chemin à parcourir et nous encourage devant les incertitudes et les difficultés de la vie.

 

Le Pape François propose plusieurs conseils pour la "lectio divina" dans son exhortation sur "la Joie de l'Evanngile". (nov. 2013)

Il les donne aux prédicateurs. Ils conviennent tout à fait au chrétien désirant faire grandir en lui une âme d'évangélisateur.

 

- ° 152. Il existe une modalité concrète pour écouter ce que le Seigneur veut nous dire dans sa Parole et pour nous laisser transformer par son Esprit. Et c’est ce que nous appelons ‘lectio divina’. Elle consiste dans la lecture de la Parole de Dieu à l’intérieur d’un moment de prière pour lui permettre de nous illuminer et de nous renouveler. Cette lecture orante de la Bible n’est pas séparée de l’étude ...Elle doit partir de sa signification littérale. Autrement, on fera facilement dire au texte ce qui convient, ce qui sert pour confirmer ses propres décisions, ce qui s’adapte à ses propres schémas mentaux.

 

- ° 153. En présence de Dieu, dans une lecture calme du texte, il est bien de se demander par exemple : “ Seigneur, qu’est-ce que ce texte me dit à moi ? Qu’est-ce que tu veux changer dans ma vie avec ce message ? Qu’est-ce qui m’ennuie dans ce texte ? Pourquoi cela ne m’intéresse-t-il pas ? ” ou : “ Qu’est-ce qui me plaît, qu’est-ce qui me stimule dans cette Parole ? Qu’est-ce qui m’attire ? Pourquoi est-ce que cela m’attire ? ”. Quand on cherche à écouter le Seigneur, il est normal d’avoir des tentations. Une d’elles est simplement de se sentir gêné ou oppressé, et de se fermer sur soi-même ; une autre tentation très commune est de commencer à penser à ce que le texte dit aux autres, pour éviter de l’appliquer à sa propre vie. Il arrive aussi qu’on commence à chercher des excuses qui permettent d’affaiblir le message spécifique d’un texte. D’autres fois, on retient que Dieu exige de nous une décision trop importante, que nous ne sommes pas encore en mesure de prendre. Cela porte beaucoup de personnes à perdre la joie de la rencontre avec la Parole, mais cela voudrait dire oublier que personne n’est plus patient que Dieu le Père, que personne ne comprend et ne sait attendre comme lui. Il invite toujours à faire un pas de plus, mais il n’exige pas une réponse complète si nous n’avons pas encore parcouru le chemin qui la rend possible. Il désire simplement que nous regardions avec sincérité notre existence et que nous la présentions sans feinte à ses yeux, que nous soyons disposés à continuer de grandir, et que nous lui demandions ce que nous ne réussissons pas encore à obtenir.

 

 

- n° 154. Le prédicateur doit aussi se mettre à l’écoute du peuple, pour découvrir ce que les fidèles ont besoin de s’entendre dire. Un prédicateur est un contemplatif de la Parole et aussi un contemplatif du peuple. De cette façon, il découvre « les aspirations, les richesses et limites, les façons de prier, d’aimer, de considérer la vie et le monde qui marquent tel ou tel ensemble humain », prenant en considération « le peuple concret avec ses signes et ses symboles et répondant aux questions qu’il pose».[120]

 

- n°155. Dans cette recherche, il est possible de recourir simplement à certaines expériences humaines fréquentes, comme la joie d’une rencontre nouvelle, les déceptions, la peur de la solitude, la compassion pour la douleur d’autrui, l’insécurité devant l’avenir, la préoccupation pour une personne chère, etc. ; il faut cependant avoir une sensibilité plus grande pour reconnaître ce qui intéresse réellement leur vie. Rappelons qu’on n’a jamais besoin de répondre à des questions que personne ne se pose ;...

 

- n° 38...(On obscurcit l'Evangile) "quand on parle plus de la loi que de la grâce, plus de l'Eglise que de Jésus Christ, plus du Pape que de la Parole de Dieu".

 

Le Pape François insiste sur la méditation quotidienne de la Parole du Christ, l'Evangile

L'Évangile, lumière pour une civilisation de l'amour

 

« La lumière de l’Évangile est un guide pour quiconque se met au service de la civilisation de l’amour » : c'est le tweet du pape François ce 2 juin 2015. Un thème cher au pape, qui invite régulièrement le chrétien à se nourrir de l’Évangile.

 

Dans l'homélie du 16 mars 2014, il encourageait à « nourrir sa foi », en « écoutant Jésus » dans la Parole de Dieu : le « premier devoir du chrétien » n'est pas « d'aller à la messe le dimanche », ni de « pratiquer le jeûne et l'abstinence », c'est « d'écouter la Parole de Dieu, d'écouter Jésus ».

 

Cette lecture de l’Évangile doit se faire en « imaginant », en « regardant Jésus », poursuivait-il : regarder Jésus « purifie les yeux », qui sont « malades » à force de voir « des choses mondaines, des choses qui ne sont pas de Jésus, qui ne font pas du bien à la lumière de l'âme ». Regarder le Christ « fortifie la foi ».

 

« Nous, disciples de Jésus, nous sommes appelés à être des personnes qui écoutent sa voix et prennent au sérieux ses paroles. Pour écouter Jésus, il faut être proche de Lui, le suivre, comme le faisaient les foules de l’Évangile qui le poursuivaient sur les routes de la Palestine... Écoutons Jésus dans sa Parole écrite, dans l’Évangile... Jésus est là qui nous parle, dans l’Évangile ! »

 

 

« Lorsque la force de l’Évangile demeure dans les chrétiens, elle peut transformer les critères de jugement, les valeurs déterminantes, les points d’intérêt, les lignes de pensée, les sources inspiratrices et les modèles de vie de l’humanité », affirmait-il.

 

« Sur quelle chaîne Jésus parle-t-il ? Il te parle dans l’Évangile ! »« Nous devons nous habituer à écouter la Parole de Jésus, à écouter la parole de Jésus dans l’Évangile. Lire un passage, penser un peu à ce qu’il dit, ce qu’il me dit à moi personnellement. Si je ne sens pas qu’il me parle, je passe à un autre. Mais avoir ce contact quotidien avec l’Évangile, prier avec l’Évangile; Jésus peut ainsi m’enseigner, peut me dire avec l’Évangile ce qu’il veut me dire. »

 

 

Les principales caractéristiques de la Parole de Dieu

La Parole de Dieu comporte, pour les chrétiens, trois dimensions essentielles :

- Elle a un contenu, celui de la révélation, nous invitant à nous laisser enseigner par le Christ lui-même qui est le Chemin, la Vérité et la Vie (Jn 14,6). C’est cela qui est le plus souvent privilégié ;

- Elle a également une Puissance, une Fécondité. La Parole est créatrice, elle se fait bénédiction. C’est principalement ce qu’il nous faut redécouvrir et à quoi la Lectio Divina nous donne accès.

- Elle nous fait communier au Christ lui-même, Verbe de Dieu, Fils bien-aimé du Père. Le Christ qui parle dans et par les Ecritures est toujours vivant et présent.

La lectio divina est donc cet accueil priant de la Parole de Dieu qui nous permet de vivre une rencontre : le Christ ressuscité, vivant. Ce n’est pas l’une des spiritualités particulières qui enrichissent l’Eglise. C’est plus que cela, puisque la Parole est le don du Père fait à chaque croyant. Il s’agit véritablement d’une pédagogie divine, celle que nous allons maintenant brièvement présenter. (site lectiodivina)

 

 

 

 

 

 

L'Evangile médité fait renaître sans cesse, quotidiennement. (Cf Jésus à Nicodème, Jn 3).

Il rend neuf chaque matin.

"L'homme à l'esprit débile craint toujours le changement.

Il ne se sent en sécurité que dans le statu quo, et la nouveauté lui inspire une peur presque morbide. Pour lui, la pire souffrance est celle d'une idée neuve"

(M.L King, la force d'aimer, p.17)

 

 

 

 

Notre rapport personnel et communautaire

à la PAROLE de DIEU

à l'Evangile

à la Bible

 

* Quelle est ma pratique actuelle de la lecture de l'évangile et de la Bible ?

Ai-je une Bible ? est-ce que je l'ouvre parfois - souvent - régulièrement ?

Est-ce que je sais trouver une référence dans cette Bible (par ex. Jean 10, 1 à 15)

 

* Est-ce que je possède un missel du dimanche ? de semaine ? ou les publications comme "prions en église"...

Est-ce que j'ouvre chaque jour ? pour lire le texte de l'évangile ? de la première lecture ? et leurs commentaires ?

 

** Est-ce que j'utilise ordinateur ou smartphone pour y préparer le texte de l'évangile du dimanche ?

(par exemple :< www.thomasjch.fr> ou <http://m.carpedeum.fr/fr/> ou <http://brelevenez.hautetfort.com/>

Il suffit de chercher pour trouver de très nombreuses propositions de lectures quotidiennes de l'évangile...

 

*** Est-ce que j'essaie de me former, seul ou avec d'autres, pour lire et méditer l'évangile ou la Bible ?

Ou est-ce que je me contente de ce que j'ai appris au catéchisme jadis ? Ou de ne rien savoir sur la source du christianisme ? Question complémentaire : est-ce que vous en êtes restés à ce que vous avez appris avant 20 ans sur les sciences, les techniques, l'histoire du monde, les opinions, la culture ? Pour quelle raison faites-vous une exception concernant la Bible, les religions, la laïcité, les sagesses humaines ?

 

** Est-ce que j'adhère à ce vieux et faux dicton: "Les protestants lisent la Bible: les catholiques n'ont pas le droit de la lire" ? Donc, je ne lis pas la Bible.

 

** Est-ce que je pense que je devrais lire et méditer la Bible ou l'évangile ? - Si oui, qu'est-ce que je décide maintenant?

 

** En réfléchissant à la façon dont Charles de Foucauld est devenu profondément chrétien, grâce à la lecture méditée et quotidienne de l'Evangile, qu'est-ce que je décide ? Avec qui d'autre vais-je en parler ?

 

** Qu'est-ce que je pense de ces affirmations: "Beaucoup de catholiques sont scandaleusement ignorants de ce que propose le Christ à ceux qui veulent devenir ses disciples". " Et beaucoup de musulmans sont scandaleusement ignorants de ce que dit le Coran". "Pour cette raison, beaucoup de catholiques disent n'importe quoi de leur religion: et de même beaucoup de musulmans disent n'importe quoi de leur religion". - "On devrait, à l'école, au collège ou au lycée, lire des grands textes bibliques ou du coran ou du bouddhisme, tout comme on apprend à lire et connaître de grands textes littéraires, poétiques, historiques"...

 

** En définitive, qu'est-ce que je décide en ce qui me concerne ? Rien ? ou quoi ?

 

CHEMIN de LECTURE PRIANTE de la PAROLE de DIEU

 

( En groupe. L’ensemble peut durer de 20 à 30 minutes.

Le texte biblique choisi peut être, par exemple, l’évangile de la messe du jour)

 

 

1 Prière de mise en présence de Dieu, d’ouverture à l’Esprit Saint.

 

-soit une prière spontanée prononcée par un membre du groupe

 

-soit une prière tirée d’une psaume ou d’un missel

 

-soit à partir de ces lignes : Père de toute tendresse, nous te rendons grâce, toi qui es venu à la rencontre du peuple que tu aimes. Tu nous as parlé par les prophètes. Tu nous as surtout parlé par ton Fils bien-aimé, ta Parole Incarnée. Ouvre nos cœurs à la présence de ton Esprit Saint : qu’Il nous donne d’accueillir la Parole Vivante que tu nous offres aujourd’hui.

 

2. Lecture du texte biblique à haute voix, lentement.

 

3. Chacun relit le texte, en silence. Il le « rumine ». Il « mange » cette Parole.

 

Chacun évite de s’arrêter sur ce qu’il ne comprend pas.

Au contraire, il s’arrête sur ce qui le touche, ce qui lui parle, ce qui l’incite à s’adresser à Dieu…( De 8 à 10 minutes)

 

4. Chacun dit à haute voix, sans commenter, la phrase ou les mots qui ont retenu son attention.

 

5. Nouveau temps de silence, enrichi par les phrases ou les mots choisis par chaque participant.

 

6. Chacun explique, sous forme personnelle (Je…) ce que la phrase ou les mots qu’il a cités à voix haute (en 4) lui suggère.

 

7. Tel ou tel peut dire ce qu’il se sent invité à vivre aujourd’hui, en fidélité aux Paroles entendues.

 

8. Prière de conclusion, spontanée, par un participant.

 

9. « Notre Père », ensemble.

 

 

( Dans la prière, il ne s’agit pas de beaucoup apprendre, mais de beaucoup aimer.

 

La méditation de l’Ecriture devient prière lorsque nous passons de la tête au cœur.

 

Ce que nous comprenons, ce qui retient notre attention, ce qui nous touche, voilà ce que Dieu, aujourd’hui, choisit pour « nous parler ».)

Méthode suivie par Catherine Vrignaud

pour une lectio divina seul ou en groupe .

 

1° le sens littéral :

 

Que dit le texte même ? Qu’est-ce qui est réellement écrit, sans y mettre ses propres projections , qui n’y sont pas forcément écrites? C’est l’information à la source .

 

2° le sens symbolique :

 

Relever les images, les symboles , les allusions , les allégories, les comparaisons , les métaphores ....

 

3° le sens donné par les explications:

 

- par la Bible elle-même dans d’autres textes : textes parallèles .

 

- par ce qu’en ont dit et écrit d’autres personnes : notes de bas de page , commentaires , explications ....la tradition , les sages, les Anciens , les érudits, les savants, les gens simples de bonne foi , d’hier et d’aujourd’hui .

 

4° le sens caché , secret :

 

C’est la communication brûlante et personnelle entre Dieu et l’être humain . Elle permet, dans le temps et l’espace, l' évolution des différents champs de Conscience dans le jardin d'Eden jusqu'à la plénitude , l'accomplissement.

 

C'est un jardin à garder et à cultiver.

Lire et méditer la Parole de Dieu

selon Bertrand Révillion

 

Laisse-toi donner chaque jour, par la liturgie de l'Eglise, un passage de l'Ecriture.

 

Lis-le, relis-le, « rumine-le ».

 

Cherche, dans un dictionnaire, le sens des mots, dans un commentaire accessible, quelques explications historiques, symboliques et entre ainsi davantage dans l'intelligence de l'Ecriture.

 

Puis médite ce passage, vois ce qu'il te dit de ta propre vie, procède à l'actualisation de la Parole, réveille les mots anciens pour en faire une sève féconde et contemporaine de ta propre existence.

 

Enfin, entre dans la contemplation, laisse-toi envahir par le silence, ose « l'abandon », si cher à Charles de Foucauld, et accueille la semence de la Parole qui, secrètement, germe en toi.

 

Puis referme le Livre, sors de ta « chambre haute », et ne crains pas de revenir vers ta vie quotidienne.

 

Tu découvriras peu à peu que tu peux devenir, au cÏur du monde, grâce au ferment de la Parole, un « contemplatif dans l'action »...

 

 

Bertrand RÉVILLION diacre, rédacteur en chef de PANORAMA

Éditorial de Novembre 2005, Panorama page 3

Suggestions de Jean Charles THOMAS

pour une lecture approfondie d'un TEXTE BIBLIQUE

dans l'esprit d'une "lectio divina"

Ce qui est

INDISPENSABLE

 

 

 

1) Choisir un texte constituant un “tout”, un ensemble. .

Eviter de prendre seulement quelques lignes au hasard.

 

* Quand on choisit un texte proposé par la liturgie

le lire directement dans sa Bible et avec son contexte.

 

 

2) Lire ce qui précède et ce qui suit ce texte, dans la Bible.

Découvrir le contexte dans lequel il a été écrit- le cadre dans lequel cette Parole de Dieu fut prononcée (par Jésus, par un prophète, par un “historien” biblique).

 

 

3) Relire lentement le texte lui-même, en soulignant

par exemple les mots qui reviennent à plusieurs reprises,

ou les verbes qui structurent le récit.

Le rédacteur les a certainement choisis pour exprimer l’idée importante du récit ou du discours.

 

 

4) Chercher à comprendre le sens du texte.

Se demander intérieurement

 

* l’ idée principale que ce texte cherche à faire comprendre

 

* l’ attitude intérieure qu’il s’efforce de proposer.

 

 

 

5) Comparer avec nos pensées et nos comportements habituels.

 

* Le sens de ce texte- vient-il les confirmer ? Les remettre en question ? Les mieux comprendre?

 

* Ce texte nous suggère-t-il une amélioration? une critique des idées ou comportements véhiculés par notre éducation religieuse ou par les cultures dominantes,ou les pensées en vogue aujourd’hui?

 

 

6) Donner sa réponse personnelle à Dieu

qui vient de s’exprimer à travers ce texte.

 

- Ce peut être un cri, une souffrance, l’expression de notre joie de faire confiance à ce Dieu qui veut notre bien.

 

- Ou alors une prière à l’Esprit de Dieu pour qu’il nous fasse comprendre en quoi ce texte nous interpelle aujourd’hui.

• certains écrivent leur prière. Ecrire tient l’esprit en présence du Seigneur au lieu de le laisser vagabonder.

 

• d’autres prient en changeant alors d’horizon, en marchant, en conduisant, ou dans la foule dont chaque personne se questionne un jour ou l’autre sur le sens de la vie, de la mort, des joies et des peines, de l’amour et des conflits.

 

 

7) Garder au coeur quelques mots

qui nous ont marqués pendant cette lecture méditée.

 

 

 

 

Ce qui est

TRÈS UTILE

 

 

* Prier l’Esprit Saint “qui a parlé par les prophètes”.

Jésus a dit «L’Esprit Saint que le Père enverra en mon Nom vous enseignera tout» (Jn 14.26)- « L’Esprit de Vérité vous conduira vers la vérité tout entière» (Jn 16.13) - «Il me rendra témoignage» (Jn 15.26)

 

 

* Élargir ses connaissances autour du texte, (selon le temps dont on dispose) :

 

par exemple

- lire les notes dans la ou les Bibles dont on dispose,

 

- comparer les diverses traductions françaises des mots importants --(consulter le grec ou l’ hébreu...si on connaît)

 

Lire le vocabulaire des mots bibliques qui se trouve en finale des bonnes bibles.

- s’il s’agit d’un texte d’Évangile, en lire les textes parallèles et leur contexte pour voir les nuances qui se dégagent de cette comparaison. Une «synopse» facilite beaucoup cet enrichissement par comparaisons.

 

- Lorsque l’évangile fait référence à l’AT aller voir ce texte et observer les similitudes, différences, explications.

 

- Chercher à savoir vers quelle époque fut écrit le livre biblique dont ce texte fait partie: dans quel contexte historique, culturel, religieux. A quelles questions veut répondre ce livre biblique?

 

Cette étude peut se faire à un autre moment que “la lecture méditée.

 

 

 

Que veut dire ce texte au sujet

 

- de Dieu, de ses «désirs» au bénéfice des humains,

 

- du Christ, Envoyé de Dieu, son Fils, sa Parole

 

- des êtres humains, hommes et femmes, enfants, jeunes, adultes, personnes âgées,

 

- des personnes en responsabilité des autres,

 

- des comportements humains bons ou mauvais, justes ou injustes,

 

- -des Disciples du Christ ,

 

- de l'Église unique du Christ

 

-des Foules,croyantes ou non?

 

Prier le “Notre Père” pour terminer.

 

- C’est la seule prière enseignée par Jésus, le grand révélateur de Dieu

 

- Cette prière révèle les pensées de Jésus et son attitude envers le Père et dans l’Esprit.

 

- Si nous avons cru recevoir de notre “lectio divina” des idées contraires à celles du Notre Père, elles seront alors «jugées» par les paroles que Jésus estime indispensables à toute prière “juste”..

 

- Si nous comprenons encore mieux toutes les Paroles du «Notre Père» c’est que la lecture méditée d’un texte biblique a suscité en nous une attitude de fils ou de fille de Dieu. S’en réjouir et remercier.

Le Pape François à un congrès de biblistes (22 juin 2015)

 

« Quand une Église se ferme sur elle même et oublie qu'elle a été envoyée pour annoncer l’Évangile, pour bouger les cœurs, elle vieillit, elle s'affaiblit, elle se rend malade et meurt », déclare le pape qui invite à choisir entre « deux manières de mourir : ou mourir fermé sur soi ou bien mourir en donnant la vie en témoignage ».

 

Il a prononcé un discours d'abondance de cœur, soulignant que « tous nos plans, toutes nos pensées... tombent devant la Parole de vie de Dieu ».

 

« La Parole de Dieu ne rend pas la vie facile... Si quelqu'un la porte avec sincérité, elle le met en difficulté, elle le met dans l'embarras tant de fois. Mais il faut dire la vérité, avec tendresse, en portant sur ses épaules les situations, les personnes »

 

Le pape a aussi exhorté à « tout faire pour aider les diacres, prêtres et évêques à donner dans les Homélies la Parole de Dieu qui atteigne le cœur. Beaucoup en sont capables, mais ils se trompent et font une belle conférence, une belle dissertation, une belle école de théologie… La Parole de Dieu est un sacramentel ! »