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Charles

de Foucauld

Charles de FOUCAULD

et

l'EUCHARISTIE

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Et l'Eucharistie

Et les Baptisés

Fraternité universelle

Et l'Evangile

Et Nazareth

Et le Désert

Et le Sacerdoce

Et la Violence

Et l'Islam

Aujourd’hui…

 

Une grande partie des baptisés ne considère plus l’Eucharistie comme un rendez-vous nécessaire, comme une nourriture. Beaucoup se disent rebutés par les rites d’un culte dont ils perçoivent plus le sens. Sans doute, ce manque de sens provient d’une foi qui n’ose plus s’affirmer.

 

Aux Journées Mondiales de la Jeunesse, mais aussi dans les groupes de prière et dans les communautés nouvelles, est proposé un retour à l’adoration eucharistique avec un véritable succès.

 

Dans les paroisses, on propose des temps d’adoration, qui vont d’une heure par semaine, à l’adoration eucharistique continuelle.

 

Les Petits Frères et Petites Sœurs comme beaucoup d’autres congrégations eucharistiques, continuent leur pratique de l’adoration unie une présence fraternelle auprès des plus petits.

 

 

Aujourd’hui, ce qui est recherché, c’est un lien direct, comme tangible avec la présence de Jésus dans son corps eucharistique.

L’on voit des chrétiens réapprendre le goût de la prière, de la rencontre avec un vivant, le ressuscité, découvrir la contemplation du Christ, des mystères de sa vie, et se laisser envoyer par Lui.

 

Mais l’adoration eucharistique est un prolongement de l’Eucharistie où le Christ actualise l’Incarnation – cette présence intime aux hommes de toutes les époques – et la Rédemption – l’offrande de sa vie dans le sacrifice de la Croix.

 

C’est dans l’Eucharistie que nous sommes ravivés comme membres du Corps du Christ.

 

Le concile Vatican II a placé la liturgie, en particulier l’Eucharistie comme la source et le sommet de toute vie chrétienne.

Il nous parle des deux tables, celle de la Parole et de l’Eucharistie

intimement liées pour la rédemption qui s’accomplit.

 

 

« L’Église a toujours vénéré les divines écritures, comme elle l’a toujours fait aussi pour le Corps même du Seigneur, elle qui ne cesse pas , surtout dans la Sainte Liturgie, de prendre le pain de la vie sur la table de la Parole de Dieu et celle du Corps du Christ, pour l’offrir aux fidèles. » (Constitution « Dei Verbum », n°21)

 

Dans le contexte de la nouvelle évangélisation, l’ensemble de la communauté puise dans l’Eucharistie, la force et la mission de « sortir » pour montrer cet amour rédempteur offert à tous.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Charles de Foucauld et l’Eucharistie …

 

« Le frère Charles est passé de l’exposition du Saint Sacrement à une vie exposée. »

Frère Antoine Chatelard.

 

Une présence accordée gratuitement…

 

 

Jusqu’à sa conversion, Charles cherchait la vérité.

La rencontre du Père Huvelin, dans l’église St Augustin en octobre 1886,

va lui faire découvrir une PRÉSENCE qui s’offre à lui.

Il accueille Jésus, le ressuscité, le Vivant, qui se donne à lui

dans les sacrements du pardon et de l’Eucharistie.

Dieu est rencontré dans un DON gratuit de lui-même et non comme

l’aboutissement d’une recherche intellectuelle.

Tout au long de sa vie, il expérimente cette présence comme

une grâce qui lui est toujours redonnée ; elle est signifiée par l’Eucharistie.

 

.… présence qui unifie sa vie.

 

On peut être tenté de partager le temps après sa conversion :

-dans une première partie (1886-1901) qui serait l’expérience de « l’être avec Jésus »,

-puis une seconde partie (1901-1916) qui serait le temps de la mission vers les plus loin.

 

En fait, ces deux intuitions que va vivre Charles de Foucauld sont présentes dès le départ.

 

De la trappe d’Akbès, il écrira à son ami DUVEYRIER :

« Je suis entré à la trappe par amour, uniquement par amour. L’amour de Dieu et l’amour des hommes. C’est toute ma vie ; ce sera toute ma vie, je l’espère. »

 

 

1.« La tendresse pour Jésus » dans le Saint Sacrement.

 

À la trappe, à Nazareth, Charles de Foucauld communie tous les jours et passe des heures devant le Saint Sacrement. Il y voit une présence agissante. « Partout où est la Sainte Hostie est le Dieu vivant, là est ton Sauveur aussi réellement que quand il était vivant et parlant en Galilée et en Judée, et qu’il est maintenant présent dans le ciel. » (Retraite en novembre 1897).

 

Les textes qu’il nous a laissés, ses prières devant le tabernacle, révèlent la fraîcheur de sa foi et l’intensité de son affectivité ; son amour personnel pour Jésus, le souci d’imiter son Bien-Aimé.

Sa spiritualité d’identification au Christ le tourne spontanément vers l’hostie.

 

Il en sera de même pendant les nuits à Beni Abbès, alors que la « fraternité » sera devenue « ruche bourdonnante pendant le jour, et à Tamanrasset.

 

 

Tout au long de sa vie, il recherchera une présence réelle, presque physique, près de l’Eucharistie;

pour prier, travailler et même dormir.

Après sa mort violente, on retrouvera dans le sable, l’ostensoir avec une hostie,comme un signe de ce lien toujours vivant.

 

Il veut être « blotti près de Jésus ».

Derrière ce langage chargé de sentiment, de tendresse, il faut atteindre le mouvement de sa vie intérieure, de toute sa personne tendue vers le Christ, pour être son disciple.

 

 

« Honore la sainte Eucharistie par tous les moyens, assistance à la sainte messe, aux bénédictions, aux expositions du Saint Sacrement, surtout et par dessus tout en te tenant aux pieds du Saint Sacrement, du tabernacle, pendant autant de temps que tu le peux, que je te le permets, pensant que je suis là, moi Jésus, corps et âme aussi réellement que j’étais dans la maison de Nazareth ou dans celle de Béthanie (…). Les lieux les plus saints , les images les plus belles sont des choses mortes, mon portrait ou les lieux où j’ai passé (…) quelle comparaison entre eux et moi-même ! Ainsi ne donne pas un instant à un pèlerinage ou à la considération d’une image, dans ceux que tu pourrais passer aux pieds d’un tabernacle. (…) Dans une simple adoration de Jésus (…) consiste la meilleure part sur la tere et toute la vie des élus dans le ciel. (…) À moins de volonté certaine de Dieu que nous soyàons ailleurs que devant le Saint Sacrement, soyons donc toujours devant lui(…). Celui qui aime ne s’éloigne jamais de l’être aimé, quand il peut être auprès de lui. »

Méditation sur les évangiles 1899 (dans la Bonté de Dieu p.39-40)

 

 

2.Le sens missionnaire de l’Eucharistie.

 

En vivant l’eucharistie, en méditant aux pieds du tabernacle, il apprend à devenir le petit frère de Jésus et sauveur avec lui.

Quatre mois avant sa mort, il écrit à Massignon :

« Il n’y a pas, je crois, de parole de l’Évangile, qui ait fait sur moi une plus profonde impression et transformé davantage ma vie que celle-ci : “Tout ce que vous faites à l’un de ses petits, c’est à moi que vous le faites“. Si on songe que ces paroles sont celles de la Vérité incréée, celle de la bouche qui a dit : “ceci est mon corps, ceci est mon sang“, avec quelle force on est porté à chercher et aimer Jésus dans ces petits. » ( Lettre à Massignon 1916)

 

 

Depuis longtemps, le hante le souvenir des musulmans du Maroc et d’Algérie dont la foi l’a séduit un moment.

De quelle manière peut-il faire rayonner sur eux la présence de Jésus ? Alors s’éveille en lui,sur le conseil de quelques amis, l’idée du sacerdoce qu’il avait si fermement écarté jusque-là. Être prêtre au Maroc, dans le silence et la prière, simplement pour y célébrer l’Eucharistie, adorer afin que Jésus –Hostie sauve ces peuples. C’est sa vocation, et il envisage ainsi la mission des Petits Frères et des Petites Sœurs du Sacré-Cœur. Cf Lettre à Henri de Castries, 1901)

 

C’est pourquoi, la chapelle prendre une telle importance à Béni Abbès, à Tamanrasset et à l’Assékrem.

L’Eucharistie restera un moyen essentiel de son apostolat : « Il faut continuer à faire passer la messe avant tout, et à la dire malgré le surcroît de dépenses que cela cause. Une messe, c’est Noël, et la charité passe avant la pauvreté. » ( Lettre à l’abbé Huvelin 1er décembre 1905).

 

 

L’Eucharistie est aussi pour lui le lieu de la rédemption.

La messe est présentée comme un sacrifice.

« Dans ce mystère, Notre Seigneur donne tout, il se donne lui-même tout entier. L’Eucharistie, c’est le don de Dieu, c’est là que nous devons apprendre à donner, à nous donner nous mêmes, car il n’ya pas de don tant que l’on ne se donne pas. »

( Lettre au Père Huvelin).

 

3.Une vie de présence aux hommes, une vie eucharistique.

 

Après une telle insistance sur l’Eucharistie, sur le fait de pouvoir dire la messe, et de faire rayonner la présence de l’Hostie, d’où vient qu’en août 1907, il accepte de rester alors qu’il ne pourra pas dire la messe puisqu’il n’a pas de servant, et qu’il devra renoncer à garder une réserve eucharistique jusqu’en 1914 ?

« Autrefois, j’étais porté à voir d’une part l’infini, le Saint Sacrifice, d’autre part le fini, tout ce qui n’est pas lui et toujours tout sacrifier à la célébration de la Sainte Messe. Mais ce raisonnement doit pécher par quelque chose, puisque, depuis les Apôtres, les plus grands saints ont sacrifié en certaines circonstances, la possibilité de célébrer, à des travaux de charité spirituelle, voyages et autres. »

( Lettre à Mgr Guérin, juillet 1907).

 

Sa pratique de l’Eucharistie lui a fait découvrir que cette présence du Christ se manifestera dans sa présence personnelle aux Touaregs, présence humble, discrète et fidèle.

Le rayonnement de l’Eucharistie n’est plus envisagée matériellement, mais à l’intérieur d’une présence d’un membre du Corps du Christ, une présence eucharistique.

 

Il ne renie rien de l’ermite de Nazareth qui aurait voulu rester en prière devant le Saint Sacrement, il ne renie pas l’adorateur de Beni-Abbès qui faisait des prouesses pour assurer ses 8 heures d’adoration devant le tabernacle.

 

Tout part de l’Eucharistie dans la vie de Charles de Foucauld.

 

 

Prêt aux grands sacrifices pour obéir à celui qu’il aime, il vit sans messe d’août 1907 à janvier 1908, et sans réserve eucharistique jusqu’en 1914.

 

Mais il est emporté dans un dynamisme missionnaire où toute sa vie est signe du Christ donnant sa vie pour ses frères, une vie offerte à Dieu et aux hommes.

 

C’est à ce moment là qu’il va se lancer dans une grande œuvre scientifique plus importante que son exploration au Maroc, il va apprendre la langue pour traduire l’Evangile ; il va être conduit à élaborer des dictionnaires (3), retranscrire les poésies touareghes, des textes en prose, une grammaire. Au lieu des douze heures de prière à Nazareth, il y a douze heures de travail.

 

C’est une œuvre scientifique énorme… mettant en valeur les richesses d’une culture.

 

Finalement, de même qu’il était la seule Bible que les gens pouvaient lire,

il a été la seule présence eucharistique ;

et ce fut encore plus vrai quand il n’avait plus le souci de se montrer aux autres,

de s’exposer lui-même,

mais d’être simplement et de vivre ce qu’il avait à vivre.

Il a mené une vie exposée au danger,

au milieu des conflits…

la fin de sa vie en est la démonstration.

 

Sa fidélité à l’Evangile,

l’amour missionnaire de Jésus Sauveur,

lui a fait vivre cette intuition prophétique :

la présence aux hommes ne peut être dissociée de la présence eucharistique.

 

La présence aux hommes doit devenir EUCHARISTIQUE.

 

 

 

Pour continuer notre recherche…

 

Autres textes :

 

Conférence de Mgr Dagens à Viviers, le 14 juillet 2001 :

 

« Il y a 5 ans, la Lettre aux catholiques de France, en se référant à Thérèse de Lisieux et à Madeleine Delbrel, à invité l’Église de chez nous

à ne plus séparer l’évangélisation en profondeur et l’évangélisation en largeur, c’est à dire

à oser, d’un même mouvement

plonger dans le mystère de Jésus Christ Sauveur

et aller à la rencontre de cette part d’humanité incertaine à laquelle nous appartenons.

 

L’heure semble venue de réconcilier tous les acteurs de l’évangélisation ceux qui on tendance à valoriser les longues patiences de la prière et de l’adoration et ceux qui sont plus sensibles aux expressions publiques de la foi, ceux qui donnent du temps aux dialogues désintéressés et ceux qui ne craignent pas d’annoncer explicitement le Christ et son Évangile.

 

C’est l’inspiration profonde de toute mission chrétienne qui est en jeu quelles qu’en soient les formes.

 

À cet égard, Charles de Foucauld demeure pour nous tous un maître exigeant. Entendons bien son exigence qui touche à l’essentiel :

Nous sommes tentés de mettre au premier rang les œuvres dont les effets sont visibles et tangibles ; Dieu donne le premier rang à l’amour, et ensuite au sacrifice inspiré par l’amour. Il faut aimer et obéir par amour en s’offrant en victime avec Jésus comme il lui plaira !

( Lettre à Madame de Bondy, 20 mai 1915 ) »

 

 

 

 

« L’Église vit de l’Eucharistie »

(Ecclesia de eucharistia)

Lettre encyclique de Jean-Paul II

17 avril 2003

 

Pour les prêtres…

 

Qu’est-ce qui nous a fait évoluer en ce qui concerne la place de l’Eucharistie dans notre ministère,

dans notre vie personnelle ?

 

En lien avec une évangélisation renouvelée, comment proposons-nous l’Eucharistie

en lien avec ce qui est vital dans la vie du peuple de Dieu ?

 

 

Est-ce que le désir de mener « une existence eucharistique »

fait partie de mes exigences de vie,

de ma manière d’être prêtre,

de ma présence aux personnes ?

 

 

Si nous faisons partie d’une fraternité,

nous interrogeons-nous sur cette « présence eucharistique » ?

 

 

Pour tous les baptisés …

 

Quelle nourriture je reçois de l’Eucharistie pour ma vie chrétienne ?

une présence, une relation d’amour,

un dialogue par la Parole reçue et accueillie,

une communion au Christ,

une relation aux autres baptisés, une relation au monde ?

 

Le Christ ressuscité est présent au cœur de monde :

quels sont les passages de la mort à la vie

qui peuvent évoquer pour nous cette présence ?

 

Quelle est la place de l’adoration eucharistique dans ma vie personnelle ?

 

Si nous sommes en fraternité :

quelle est sa place dans nos rencontres de fraternité ? De quels fruits est-elle porteuse ?

 

Comment est-ce que notre vie devient toute entière eucharistique ?

 

Charles de Foucauld et la Bible,

lien< https://www.dropbox.com/s/i1zooe7iaua5l9t/CdF et la Bible%2C v4.pdf?dl=0>

Symboles bibliques

Adorer la Présence

Se prosterner devant le Seigneur

 

 

 

Un texte plein d'images et de symboles

Livre de l'Exode, chapitre 40

 

01 Le Seigneur parla à Moïse. Il dit :

02 « Au premier mois, le premier jour du mois, tu dresseras la Demeure de la tente de la Rencontre.

03 Tu y mettras l’arche du Témoignage et tu protégeras l’arche avec le rideau........

 

16 Moïse exécuta tout ce que le Seigneur lui avait ordonné.

17 La demeure de Dieu fut érigée la deuxième année après la sortie d’Égypte, le premier jour du premier mois.

 

....

19 Au-dessus de la Demeure, il déploya la Tente et la recouvrit comme le Seigneur le lui avait ordonné.

20 Il prit le Témoignage et le déposa dans l’arche.

 

Il mit à l’arche ses barres et la recouvrit de la plaque d’or appelée propitiatoire.

21 Il introduisit l’arche dans la Demeure,

et posa le rideau pour voiler l’arche du Témoignage comme le Seigneur le lui avait ordonné.

 

 

23 Il y disposa une rangée de pains devant le Seigneur, comme le Seigneur le lui avait ordonné.

 

24 Il mit le chandelier dans la tente de la Rencontre en face de la table, sur le côté sud de la Demeure.

25 Il alluma les lampes devant le Seigneur, comme le Seigneur le lui avait ordonné.

 

26 Il mit l’autel d’or dans la tente de la Rencontre, en face du rideau,

27 et il y brûla de l’encens aromatique, comme le Seigneur le lui avait ordonné.

 

....

33 Moïse installa le parvis autour de la Demeure et de l’autel, et il plaça le voile de la porte du parvis. Ainsi Moïse acheva le travail.

 

34 La nuée couvrit la tente de la Rencontre,

et la gloire du Seigneur remplit la Demeure.

 

35 Moïse ne pouvait pas entrer dans la tente de la Rencontre,

car la nuée y demeurait et la gloire du Seigneur remplissait la Demeure.

 

36 À chaque étape, lorsque la nuée s’élevait et quittait la Demeure,

les fils d’Israël levaient le camp.

 

37 Si la nuée ne s’élevait pas,

ils campaient jusqu’au jour où elle s’élevait.

 

38 Dans la journée, la nuée du Seigneur reposait sur la Demeure,

et la nuit, un feu brillait dans la nuée aux yeux de tout Israël.

Et il en fut ainsi à toutes leurs étapes.

 

******

 

La Nuée symbolise la Présence du Seigneur Dieu

Elle donne à penser que Dieu est là

Il sait

Il voit

Il entend les demandes des humains

 

Il leur donne ses Dix Paroles (dix commandements)

écrites sur la table de pierre

 

La table des Dix Paroles de l'Alliance

est placée dans le Coffret de l'Alliance: l'Arche d'Alliance

 

Le dessus de l'arche est en or:

deux anges le recouvrent de leurs ailes.

 

Le croyant considère que c'est le lieu le plus saint

Là où on peut écouter Yahvé

lui parler,

lui exposer ses demandes,

là où Dieu pardonne, se rend favorable.

 

****

La fumée de l'encens monte vers le Seigneur

comme une prière

Elle symbolise la Nuée

 

Elle donne à penser que le Seigneur est bien là

et qu'on veut librement entrer en sa Présence,

s'envelopper de sa Présence,

se laisser parfumer par la bonne odeur du Christ

 

***

Se prosterner, c'est reconnaître la noblesse du Seigneur Dieu

Se mettre à la disposition du Seigneur, de sa Parole.

Les Savants de l'Orient (ou Mages) se sont prosterner devant Jésus

 

 

***

"Le Père cherche

des adorants (mot grec précis)

en Esprit et en Vérité"

 

Jésus le rappelle à la Femme de Samarie

" La femme : Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »

- Jésus lui dit :

« Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.

Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.

Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorants que recherche le Père.

Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. » (Jean 4, 20-24)

 

 

****

 

L'adoration eucharistique en Esprit et en Vérité.

L'EUCHARISTIE est un acte, une célébration, une assemblée.

Sans la célébration, la Présence n'est pas réalisée.

Adorer la Présence c'est prier

dans l'esprit et la vérité de l'Eucharistie:

- Rendre grâces, remercier, louer, chanter le Seigneur

- Reconnaître ce que nous sommes en réalité

- solliciter la miséricorde, le pardon, l'aide du Seigneur

- Se tenir en sa Présence, s'exposer à sa Lumière, à son ardeur

 

- Se savoir en Relation avec tous les Humains avec lesquels Dieu est en relation

- Se vouloir en Communion avec le Seigneur

et le reste de l'Humanité

 

- Dire "NOTRE" Père, et non pas seument mon Père.

 

- Accepter de se livrer, de se donner, comme le Christ se livre

 

- Ecouter sa Parole et son Commandement

 

- Demander la force de mettre en pratique ce qu'Il demande

 

- L'eucharistie est le REPAS en mémorial de la Cène du Seigneur

Celle-ci fut PAIN pour la Vie

et COUPE pour l'Alliance.

Pourquoi ne pas faire adoration eucharistique

devant le PAIN de Vie et la COUPE de l'Alliance ?

La Vie reçue pour offrir sa vie, son coeur, son temps

à ceux et celles qui en ont besoin maintenant.

 

ADORER en esprit et en vérité

ce n'est pas s'évader,

c'est s'IMPLIQUER

se laisser façonner

ici, maintenant, pour ce jour et pour ce temps.

 

 

Adorer, se prosterner devant (verbe grec)

 

Baiser la main de quelqu'un, en signe de révérence

Parmi les Orientaux, surtout les Perses, tomber sur les genoux et toucher le sol avec le front en expression de profonde révérence

Dans le Nouveau Testament traduit par agenouillement ou prosternation, rendre hommage, marquer son obéissance, aussi bien comme marque de respect que pour faire une supplication