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Et l'Eucharistie

Et les Baptisés

Fraternité universelle

Et l'Evangile

Et Nazareth

Et le Désert

Et le Sacerdoce

Et la Violence

Et l'Islam

Charles de Foucauld

 

 

Un Parcours singulier

 

Des Lieux de vie

significatifs aujourd'hui

Charles de Foucauld et la Bible,

lien< https://www.dropbox.com/s/i1zooe7iaua5l9t/CdF et la Bible%2C v4.pdf?dl=0>

Visitez le site des PETITES SOEURS DE JESUS de Charles de Foucauld.

Vous y trouvez la référence à un DVD intéressant sur Charles de Foucauld

http://petitessoeursjesus.catholique.fr/foucauld/

 

Voir : http://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_de_Foucauld ( présentation argumentée de la vie et de la spiritualité de Charles de Foucauld)

 

 

 

 

 

Présentation de l'excellente source de documentation qui tient un site sur internet depuis 2014:

" Association famille spirituelle de Charles de Foucauld" ( http://www.charlesdefoucauld.org/)

Accueil > Présentation

Charles de Foucauld à Tamanrasset

 

Jésus est le modèle unique que Charles de Foucauld ne cesse de nous révéler et qui est à l'origine des différents groupements qui constituent la « Famille Spirituelle Charles de Foucauld ».

 

Chaque groupe, chaque membre a sa propre histoire et se situe de manière bien différente dans l'Eglise et dans le monde.

 

Depuis 1955, notre Association regroupe une partie de ceux ou de celles qui font référence à Charles de Foucauld comme fondateur ou comme celui qui inspire directement leur vie ou leur communauté.

 

C'est cette « Association Famille Spirituelle Charles de Foucauld » qui a créé ce site et qui en assume la responsabilité.

 

« L'amour de Dieu, l'amour des hommes, c'est toute ma vie, ce sera toute ma vie je l'espère ! »

Charles de Foucauld, ami des Touaregs

 

Charles de Foucauld nous montre un chemin pour vivre l'Evangile aujourd'hui. Depuis plus d'un siècle, beaucoup ont été attirés par cet homme qui nous fait entrer dans l'intimité de son Bien-Aimé et nous pousse à reconnaître, en toute personne, un frère ou une sœur en humanité.

 

Le 13 novembre 2005, le jour-même de la béatification, des milliers de pèlerins se sont rassemblés autour de celui qu'on appelle souvent « Frère Charles », le frère universel. Ils ont pu exprimer leur joie d'avoir choisi un guide que l'Eglise reconnaît.

Historique

En 1955, l'Association Famille Spirituelle Charles de Foucauld comptait 8 groupes :

 

Union-Sodalité

Groupe Charles de Foucauld

Petites Sœurs du Sacré Coeur

Petits Frères de Jésus

Petites Sœurs de Jésus

Fraternité Sacerdotale

Fraternité Jesus-Caritas

Fraternité Séculière Charles de Foucauld

 

Par la suite, différents groupes ont enrichi la famille spirituelle :

 

1968 : Petits Frères de l'Evangile

1971 : Petites sœurs de l'Evangile

1974 : Petites sœurs de Nazareth

1980 : Comunitat de Jesús

1984 : Piccoli Fratelli di Jesus Caritas

1985 : Petits Frères de l'Incarnation

1986 : Petits Frères de la Croix

1987 : Petites sœurs du Coeur de Jésus

1992 : Fraternité Charles de Foucauld

1994 : Petites sœurs de l'Incarnation

1997 : Missionnaires de Jésus-Serviteur

2007 : Discepole del Vangelo

 

Aujourd'hui, il s'agit donc de 20 groupes comprenant plus de 13.000 membres à travers le monde. Nous vous invitons à les découvrir et à découvrir la vie de Charles de Foucauld.

 

Extraits de la présentation de Charles de Foucauld par le site de cette ASSOCIATION FAMILLE SPIRITUELLE CHARLES DE FOUCAULD

( http://www.charlesdefoucauld.org/)

 

 

 

1. Enfant d'une famille chrétienne (1858 à 1873)

 

 

Charles est né en France, à Strasbourg, le 15 septembre 1858 et il a été baptisé deux jours après sa naissance.

 

« Mon Dieu, nous avons tous à chanter vos miséricordes : Fils d'une sainte mère, j'ai appris d'elle à Vous connaître, à Vous aimer et à Vous prier : Mon premier souvenir n'est-il pas la prière qu'elle me faisait réciter matin et soir : "Mon Dieu, bénissez papa, maman, grand-papa, grand-maman, grand-maman Foucauld et petite soeur" ?… »

 

Mais, maman, papa et grand-maman Foucauld meurent en 1864. Le grand-père prend chez lui les deux enfants : Charles (6 ans) et Marie (3 ans).

 

 

Le 28 avril 1872, Charles fait sa Première Communion. Il est confirmé le même jour.

 

2. Jeune dans un monde sans Dieu (1874 à 1876)

 

 

Charles est intelligent et il étudie facilement. Il aime beaucoup les livres, mais il lit n'importe quoi.

 

 

 

Peu à peu, Charles s'éloigne de la foi. Il continue à respecter la religion catholique, mais il ne croit plus en Dieu.

 

« Je demeurai douze ans sans rien nier et sans rien croire, désespérant de la vérité, et ne croyant même pas en Dieu, aucune preuve ne me paraissant assez évidente. »

 

 

 

3. Militaire sans conviction (1876 à 1882)

 

Charles de Foucauld militaire. Après deux ans d'études à l'École Militaire, Charles est officier. Son grand-père vient de mourir et Charles reçoit tout l'héritage. Il a 20 ans.

 

Pendant plusieurs années, Charles va chercher son plaisir dans la nourriture et dans les fêtes. On l'appelle alors le « Gros Foucauld ».

 

 

 

Mais pour une affaire de femme, Charles refuse les conseils de ses Supérieurs. On lui enlève son emploi.

 

A peine arrivé en France, il apprend que son régiment est envoyé en Tunisie.

 

 

 

Le 15 janvier 1882, les 'colonnes' sont finies et Charles est de nouveau dans une caserne.

 

« Je déteste la vie de garnison… j'aime bien mieux profiter de ma jeunesse en voyageant ; de cette façon au moins je m'instruirai et je ne perdrai pas mon temps. »

 

Et le 28 janvier 1882, il envoie sa démission de l'armée.

 

4. Voyageur sérieux (1882 à 1886)

 

Charles décide alors de s'installer à Alger pour préparer ses voyages.

 

« Ce serait dommage de faire d'aussi beaux voyages, bêtement et en simple touriste : je veux les faire sérieusement, emporter des livres et apprendre aussi complètement que possible, l'histoire ancienne et moderne, surtout ancienne, de tous les pays que je traverserai. »

 

 

« A qui s'informait de mon lieu de naissance je répondais tantôt Jérusalem, tantôt Moscou, tantôt Alger. »

 

« Demandait-on le motif de mon voyage ? Pour le musulman, j'étais un rabbin mendiant qui quêtait de ville en ville; pour le Juif, un Israélite pieux venu au Maroc malgré les fatigues et dangers, pour s'enquérir de la condition de ses frères. »

 

« Tout mon itinéraire a été relevé à la boussole et au baromètre. »

 

 

 

Pendant 11 mois, Charles a souvent reçu des injures et des cailloux. Plusieurs fois il a même risqué d'être tué.

 

Le 23 mai 1884, un pauvre mendiant arrive au poste frontière de l'Algérie. Il est pieds nus, maigre et couvert de saleté. Ce pauvre Juif s'appelle Charles de Foucauld.

 

« Cela a été dur, mais très intéressant, et j'ai réussi ! »

 

Le monde scientifique de l'époque est enthousiasmé par le travail de Charles : une véritable exploration ! Il a parcouru 3000 km dans un pays presque inconnu. C'est la gloire !

 

5. Chercheur de Dieu (1886 à 1890)

 

Mais Charles ne s'intéresse pas à cette gloire. Il quitte l'Algérie et s'installe près de sa famille à Paris. Il a 28 ans.

 

« Au commencement d'octobre de cette année 1886, après six mois de vie de famille 15, pendant que j'étais à Paris, faisant imprimer mon voyage au Maroc, je me suis trouvé avec des personnes très intelligentes, très vertueuses et très chrétiennes; en même temps, une grâce intérieure extrêmement forte me poussait : je me mis à aller à l'église, sans croire, ne me trouvant bien que là et y passant de longues heures à répéter cette étrange prière: "Mon Dieu, si Vous existez, faites que je Vous connaisse !" »

 

 

 

« En même temps Vous m'aviez ramené dans ma famille où j'ai été reçu comme l'enfant prodigue. »

 

 

« Moi qui avais tant douté, je ne crus pas tout en un jour; tantôt les miracles de l'Evangile me paraissaient incroyables; tantôt je voulais entremêler des passages du Coran dans mes prières. Mais la grâce divine et les conseils de mon confesseur dissipèrent ces nuages... »

 

 

 

« Après avoir passé la Noël de 1888 à Bethléem, avoir entendu la Messe de Minuit et reçu la Ste Communion dans la Ste Grotte, au bout de deux ou trois jours, je suis retourné à Jérusalem. La douceur que j'avais éprouvée à prier dans cette grotte qui avait résonné des voix de Jésus, de Marie, de Joseph avait été indicible. »

 

 

6. Moine à la Trappe (1890 à 1897)

 

Charles est très attaché à sa famille et à ses amis, mais il se sent appelé à tout laisser pour suivre Jésus. Et le 15 janvier 1890, il entre à la Trappe.

 

« L'Evangile me montra que le premier commandement est d'aimer Dieu de tout son coeur et qu'il fallait tout enfermer

dans l'amour; chacun sait que l'amour a pour premier effet l'imitation. Il me sembla que rien ne me présentait mieux cette vie que la Trappe. »

 

« Nous sommes pauvres pour des riches, mais pas pauvres comme l'était Notre-Seigneur, pas pauvres comme je l'étais au Maroc, pas pauvres comme Saint François. »

 

« J'aime Notre-Seigneur Jésus-Christ, et je ne puis supporter de mener une vie autre que la Sienne… Je ne veux pas traverser la vie en 1ère classe pendant que Celui que j'aime l'a traversée dans la dernière... »

 

7. Ermite au pays de Jésus (1897 à 1900)

 

Le 23 janvier 1897, le Supérieur Général des Trappistes annonce à Charles qu'il peut sortir de la Trappe pour suivre Jésus, le pauvre artisan de Nazareth.

 

Charles part en Israël. Il arrive à Nazareth ou les Sœurs Clarisses le prennent comme domestique.

 

« Le bon Dieu m'a fait trouver ce que je cherchais : l'imitation de ce que fût la vie de Notre-Seigneur Jésus dans ce même Nazareth... »

 

« Dans ma cabane de planches, aux pieds du Tabernacle des Clarisses, dans mes journées de travail et mes nuits de prière, j'ai tellement bien ce que je cherchais qu'il est visible que le bon Dieu m'avait préparé ce lieu. »

 

 

« Ma règle est si étroitement liée au culte de la Sainte Eucharistie qu'il est impossible qu'elle soit observée par plusieurs sans qu'ils aient un prêtre et un tabernacle; ce n'est que lorsque je serai prêtre et qu'il y aura un oratoire autour duquel on puisse se serrer, que je pourrai avoir quelques compagnons... »

En aout 1900, Charles rentre en France. M. l'Abbé Huvelin est bien d'accord pour qu'il reçoive le Sacerdoce.

 

« J'ai été passer un an dans un couvent, à étudier, et j'y ai reçu les Sts Ordres. Prêtre depuis le mois de juin dernier, je me suis senti appelé aussitôt à aller aux "brebis perdues", aux âmes les plus abandonnées, les plus délaissées, afin d'accomplir envers elles ce devoir de l'amour :les confins du Maroc. »

 

8. Frère de tous à Béni Abbès (1901 à 1904)

 

Le 28 octobre 1901, Charles arrive à Béni Abbès.

 

« Les indigènes m'ont parfaitement accueilli; j'entre en relations avec eux, tâchant de leur faire un peu de bien. »

 

« Les militaires se sont mis, à me construire, en briques sèches et troncs de palmiers, une chapelle, trois cellules et

une chambre d'hôtes. »

 

« Je veux habituer tous les habitants, à me regarder comme leur frère, le frère universel… Ils commencent à appeler la maison "la fraternité", et cela m'est doux… »

 

 

« De 4h30 du matin à 8h30 du soir, je ne cesse de parler, de voir du monde : des esclaves, des pauvres, des malades, des soldats, des voyageurs, des curieux. »

 

Dans cette région, Charles découvre l'esclavage. Il est scandalisé.

 

 

 

« Je suis toujours seul, plusieurs me font dire pourtant qu'ils voudraient se joindre à moi, mais il y a des difficultés dont la principale est l'interdiction par les autorités civiles et militaires à tout Européen de circuler dans ces régions, à cause de l'insécurité. »

 

En juin 1903, l'évêque du Sahara passe quelques jours à Béni Abbès. Il vient du Sud ou il a visité les Touaregs. Charles se sent attiré par ces gens qui vivent au cœur du désert.

 

Il n'y a pas de pretres disponibles pour aller là-bas, aussi Charles se propose.

 

 

9. Ami des Touaregs (1904 à 1916)

 

Le 13 janvier 1904, Charles part chez les Touaregs.

 

Départ d'Akabli avec le Commandant Laperrine pour l'accompagner dans sa tournée.

 

« Ma vocation ordinaire, c'est la solitude, la stabilité, le silence... Mais si je crois, par exception, être appelé parfois à autre chose, je n'ai qu'à dire comme Marie : 'Je suis la Servante du Seigneur'. »

 

 

« Depuis longtemps, je demandais à JESUS d'être pour l'amour de Lui, dans des conditions analogues, comme bien-être, à celles où j'étais au Maroc, pour mon plaisir. Ici, comme installation, c'est la même chose. »

 

« Aujourd'hui, j'ai le bonheur de placer - pour la 1ère fois en pays touareg - la Ste Réserve dans le Tabernacle. »

 

 

« Mon temps qui n'est pas employé à marcher ou à prier, est occupé à étudier leur langue. »

 

« Je viens de finir la traduction des Sts Evangiles en langue touarègue. Ce m'est une grande consolation que leur 1er livre soit les Saints Evangiles. »

 

 

 

« Il faudrait que le pays fût couvert de religieux, religieuses et de bons chrétiens restant dans le monde pour prendre contact avec tous ces pauvres musulmans et pour les instruire. »

 

« Serait-il possible de trouver des infirmières laïques, toutes à Jésus de coeur, consentant et souhaitant venir se dévouer pour Jésus, sans le nom ni l'habit de religieuses… »

 

"... priez pour que votre enfant fasse plus de bien, et que de meilleurs

ouvriers que lui viennent défricher ce coin du champ du Père de famille. »

 

« Mon apostolat doit être l'apostolat de la bonté. Si l'on demande pourquoi je suis doux et bon, je dois dire : "Parce que je suis le serviteur d'un bien plus bon que moi". »

 

« Poursuivi par la pensée du délaissement spirituel de tant d'infidèles, j'ai jeté sur le papier, à la suite de ma dernière retraite, il y a un an, un projet de Confrérie, d'Association catholique. La Confrérie que j'appelle «Union des Frères et Soeurs du Sacré Coeur de Jésus» a un triple but : produire un retour à l'Évangile dans la vie des personnes de toute condition ; produire un accroissement d'amour à la sainte Eucharistie ; produire une poussée vers l'évangélisation des infidèles. »

 

 

 

« Mes travaux de langue marchent bien. Le Dictionnaire abrégé est fini et son impression commence dans quelques jours. Le Dictionnaire des noms propres sera fini en 1914 avec le Dictionnaire Touareg-Français, plus complet. Je pense finir en 1916 le recueil des Poésies et des Proverbes, et en 1917 les Textes en prose. La grammaire sera pour 1918 si Dieu me prête

vie et santé. »

 

 

« Demain, dix ans que je dis la Ste Messe dans l'ermitage de Tamanrasset ! et pas un seul converti ! Il faut prier, travailler et patienter. »

 

« Je suis persuadé que ce que nous devons chercher pour les indigènes de nos colonies, ce n'est ni l'assimilation rapide ni la simple association ni leur union sincère avec nous, mais le progrès qui sera très inégal et devra être cherché par des moyens souvent bien différents : le progrès doit être intellectuel, moral et matériel. »

 

Depuis deux ans, la guerre déchire l'Europe. Elle commence aussi à venir au Sahara.

 

« A 450 km d'ici, le fort français de Djanet a été investi par plus de mille Senoussistes armés d'un canon et de mitrailleuses. Après ce succès, les Senoussistes ont la route libre pour venir ici ; rien ne peut les en empêcher que le bon Dieu. »

 

Mais Dieu ne l'a pas empêché et Charles est violemment tué le 1er décembre 1916.

Biographie développée consultable sur ( http://www.charlesdefoucauld.org/)

 

 

Voir le site de la revue Croire, avec une très brève video (1,99 euro)

 

www.croire.com/Definitions/Vie-chretienne/Bienheureux-Charles-de-Foucauld

Prière d'abandon tirée de la méditation de Charles de Foucauld sur Luc 23,46

 

 

 

Mon Père,

Je m'abandonne à toi,

Fais de moi ce qu'il te plaira.

Quoi que tu fasses de moi,

Je te remercie.

Je suis prêt à tout, j'accepte tout,

Pourvu que ta volonté

Se fasse en moi,

En toutes tes créatures,

Je ne désire rien d'autre, mon Dieu.

Je remets mon âme entre tes mains.

Je te la donne, mon Dieu,

Avec tout l'amour de mon coeur,

Parce que je t'aime,

Et que ce m'est un besoin d'amour

De me donner,

De me remettre entre tes mains sans mesure,

Avec une infinie confiance

Car tu es mon Père.

 

Charles de Foucauld

Méditation sur Luc 23,46, en mai 1896

 

 

"Mon Père, je remets mon esprit entre Vos mains".

C'est la dernière prière de notre Maître,

de notre Bien-Aimé..

.Puisse-t-elle être la nôtre..

.Et qu'elle soit non seulement celle de notre dernier instant, mais celle de tous nos instants:

"Mon Père, je me remets entre Vos mains; mon Père, je me confie à Vous;

mon Père, je m'abandonne à Vous;

mon Père, faites de moi ce qu'il Vous plaira; quoi que Vous fassiez de moi,

je Vous remercie;

merci de tout;

je suis prêt à tout; j'accepte tout;

je Vous remercie de tout;

pourvu que votre Volonté se fasse en moi, mon Dieu,

pourvu que votre Volonté se fasse

en toutes vos créatures, en tous Vos enfants, en tous ceux que Votre Cœur aime,

je ne désire rien d'autre, mon Dieu;

je remets mon âme entre Vos mains;

je Vous la donne, mon Dieu,

avec tout l'amour de mon cœur,

parce que je Vous aime,

et que ce m'est un besoin d'amour

de me donner,

de me remettre en Vos mains

sans mesure;

je me remets entre Vos mains

avec une infinie confiance,

car Vous êtes mon Père.

 

Ce 1er décembre 1916, le frère Charles a été tué d’une balle dans la tête devant le château ou bordj construit à Tam quelques mois auparavant. Un lieu qui m’est devenu familier pendant 3 années.

Ce n'est pas là qu'il avait passé les 11 années à Tamanrasset, plutôt dans son petit ermitage appelé la frégate, et quelques mois sur l'Assekrem à 2600m d'altitude. Le but de ce nouveau bâtiment dans ces années 15-16, était d’y entreposer des réserves alimentaires en cas d’attaque. C’était pour ses voisins, devenus amis, pour qu’ils puissent trouver refuge en cas d’attaque. Devenus amis, parce qu’il était, comme il l’avait écrit, "devenu du pays, simple ».

 

Ce n’était pas prévu qu’il y loge.

Ce sont eux qui l’ont invité à passer sur la rive droite de l’oued Tamanrasset. Ce n’était pas rien.

A son arrivée en 1905 il avait été autorisé à s’installer sur la rive gauche, pas trop près du village, on se méfiait de l’étranger (ce n’est pas nouveau) et on le reliait à l’occupant.

 

L’inviter à passer sur l’autre rive, c’était un signe fort.

Il était vraiment devenu du pays… même si on reste toujours un peu l’étranger.

 

>

Il en est mort d’une certaine façon.

Ce fort, tout nouveau, en plein instabilité locale pendant ces années de guerre mondiale, a attiré les convoitises.

Pour un groupe terroriste, c’était la garantie d’y trouver des vivres, et surtout des armes et des munitions.

Et puis, l’influence de Charles était telle qu’il était aussi intéressant de le soustraire à la population. En faire un otage pouvait être une bonne opération.

 

Ce soir là, tout s’est mal passé, et pas seulement pour lui.

Le piège dans lequel Charles est tombé par l'un de ses pillards qui s'est fait passer pour le postier, l’arrivée impromptue des 2 méharistes qui crée la panique, et fait tirer ce tout jeune homme qui n’avait sans doute pas une grande expérience des armes.

Les 2 soldats seront tués eux aussi, et le postier le lendemain.

Ils seront tous les 4 enterrés côte à côte.

 

C’est bien plus tard que le corps de Charles sera transféré à El Goléa. Contre sa volonté. Il n’y avait pas de cimetière chrétien à l’époque à Tamanrasset, cimetière qui continue de se remplir aujourd’hui des migrants mourants sur la route vers l’Europe.

 

Le Bordj visité, saccagé. Mort même pas martyr. "Vis comme si tu devais mourir martyr aujourd'hui" écrivait il bien des années plus tôt (bien qu'à la fin il fut moins pressé).

 

Il a rejoint des centaines de milliers d’autres à la même période.

 

( Daniel Archambaud, homélie pour le 1er décembre 2016)