accomplissement

Agneau

Domestiqués très tôt pour leur viande, leur graisse et leur laine, agneaux brebis et béliers sont mentionnés presque 500 fois dans la Bible, nettement plus souvent que les chèvres, boucs et chevreaux.

Tout à fait naturellement donc les offrandes et sacrifices faits à Dieu provenaient des troupeaux Si le bouc était l’animal obligatoire le jour du Grand Pardon, le bélier faisait partie des sacrifices plus courants. La brebis ou la chèvre étaient plus rarement utilisées car leur immolation représentait une perte non négligeable pour la multiplication du troupeau.

L’agneau, pour sa part, correspondait mieux au possibilités d’un berger courant. Et lorsque la famille était trop pauvre pour offrir un agneau, elle se contentait de colombes ou de tourterelles.Ce fut l’offrande de Joseph et de Marie lorsqu’ils présentèrent Jésus au Temple pour attester que tout enfant, particulièrement le premier-né, était un don de Dieu.

 

Depuis la sortie d’Egypte, chaque famille devait célébrer la Pâque en prenant un agneau ou un chevreau. On l’immolait à la pleine lune de printemps et on le mangeait à la maison selon un rituel précis, de nuit, en souvenir de cette nuit historique où le peuple de Moïse avait pu quitter le pays où il était opprimé. Souvenir de libération, marqué par la joie et la reconnaissance envers Dieu qui avait ébranlé la dureté de coeur de Pharaon en lui faisant contempler la mort de son fils premier-né. L’agneau pascal devint ainsi le symbole d’une libération et d’une victoire.

Symbole à double signification, cependant. Car, avant d’être la base du repas pascal, l’agneau devait être immolé et, à l’origine, son sang encadrait la porte des maisons israélites afin d’en protéger les habitants.

L’apocalypse a particulièrement exploité ce double symbolisme en l’appliquant à Jésus, notre Pâque immolée, celui qui n’hésita pas à s’engager contre le mal et le péché, y compris en acceptant d’offrir son existence au moment où son peuple célébrait la Pâque. Juste avant d’être rejeté et immolé Jésus avait célébré cette offrande de lui-même en disant sur le pain:”Voici mon corps livré pour vous”, et, sur la coupe de vin:”Voici la coupe de l’Alliance en mon sang, Alliance nouvelle et éternelle”.Le grand peintre Van Eyck a immortalisé ces deux significations dans son extraordinaire triptyque de l’agneau mystique”: l’agneau laisse couler son sang, mais il demeure debout, vivant, et les croyants de toutes les époques sont réunis autour de lui pour le vénérer.Tous sont invités au “festin des noces de l’agneau”.

 

Les Actes des apôtres rapportent qu’un Ethiopien, haut fonctionnaire de la reine Candace, venu à Jérusalem pour adorer, s’en retournait par la route de Jérusalem à Gaza tout en lisant la Bible, plus précisément un passage du livre d’Isaïe disant d’un serviteur de Dieu:”Il a été mené à l’abattoir comme un agneau muet devant celui qui le tond. Il n’ouvre pas la bouche” (Actes 8.32). L’Ethiopien demande à Philippe, chrétien de fraiche date, de qui il s’agit. Et Philippe lui annonce Jésus de Nazareth, mort victime des péchés et ressuscité pour que nous devenions des justes. L’Ethiopien demande le baptême et “poursuit son chemin tout joyeux”.(Act 8.40)

 

Selon ce récit de Luc, Jésus a vécu toutes les caractéristiques du serviteur de Dieu, méprisé et abandonné des hommes, semblable à celui dont on se détourne, alors qu’il porte nos souffrances et se charge de nos douleurs. Mais, dit ce texte magnifique d’Isaïe 52-53,”mon serviteur prospérera, il s’élèvera, il montera, il sera placé très haut, il purifiera une multitude de nations” (Is 52.13-15).

 

Le quatrième évangile qui maîtrise parfaitement les symboles et l’évocation de l’ancien testament présente d’emblée Jésus comme “l’agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde”. Et ceci à deux reprises. (Jn 1.29; 1.36). Retenons cette expression que les liturgies chrétiennes reprennent depuis des siècles. Jésus de Nazareth, par son comportement courageux, par la sainteté de sa vie, par sa mort acceptée et vécue sans haine ni vengeance, cet Homme est bien l’agneau de la Pâque des chrétiens, le sauveur qui se donne en communion, l’agneau qui porte et enlève le péché des hommes, le serviteur de Dieu. Tout cela est plein de magnifiques significations...pour celui qui lit un tant soi peu la Bible.

Mais quel sens cela peut-il avoir pour ceux qui ignorent tout de la Bible quand ils admirent à Gand l’agneau mystique de Van Eyck: ou quand ils entendent lors d’une eucharistie:”Voici l’agneau de Dieu” ?

.Agneau: offrande spontanée d’un peuple de pasteurs (Gen 22 “où est l’agneau”)

Symbole de l’innocence, de la vie dans sa fraaîcheur, de la parfaite docilité

Agneau des prophètes: Jérémie “et moi, comme un agneau confiant qu’on mène à l’abattoire, j’ignorais ce qu’ils tramaient contre moi” Jér 11.19

Agneau: serviteur du chant d’Isaïe 52-53. alors que “nous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin”. Lu par l’eunuque de la reine Candace d’Ethiopie, sur la route de Gaza (actes 8.26-40)

Agneau pascal, bête sans défaut, mâle, agée d’un an, agneau ou chevreauProtection par son sange, rituel de fête de départ vers la liberté

Christ nous a affranchis” par un sang précieux, comme d’un agneau sans reproche et sans tache” (1Pi 1.18-19) cf Hébr 9.14

Christ mis à mort pendant la Pâque juive.

Christ mis à mort et toujours vivant: immolé mais sauveur et rassembleur (Apocalypse, plus de 20 mentions).

Christ est également le BERGER des brebis qui part à la recherche de l’égarée.

 

 

 

 

 

 

Mouton, brebis, agneau

 

L'importance des moutons à l'époque biblique est attestée par le fait qu'ils sont mentionnés plus de 400 fois dans l'AT et 70 fois dans le NT. Ils furent tout d'abord domestiqués pour leur viande et leur graisse. Par des croisements judicieux, on développa la production de laine qui constitua la fibre la plus utile et la plus facilement disponible pour les vêtements (cf. 2 Rois 3:4). Le lait se consommait le plus souvent sous forme de caillé et était plus important comme nourriture de base que la viande qui ne se mangeait habituellement que dans le cadre des repas accompagnant les sacrifices. A l'époque du NT, les moutons étaient souvent gardés dans des abris en hiver et nourris de balle et d'orge. Leurs toisons étaient de couleurs et de dessins différents (Genèse 30:32) et probablement peu étaient entièrement blancs. On les mentionne souvent dans la Bible comme symboles ou images, par exemple de l'être humain faible et s'égarant facilement (Esaïe 53:6), mais aussi rétabli et heureux (Psaumes 23:1; cf. Jean 10:1). Jésus est considéré comme l'ultime « agneau » offert en sacrifice (Jean 1:29). Les moutons se trouvaient souvent mélangés avec les chèvres dans les troupeaux et ces deux animaux peuvent présenter entre eux une grande similitude (cf. Matthieu 25:32)

 

 

Berger, pasteur

 

Terme utilisé dans la Bible à la fois pour désigner les personnes qui gardent les moutons et celles qui détiennent une responsabilité politique ou spirituelle. Le berger, au sens propre, devait trouver de l'herbe et de l'eau dans un pays aride et pierreux (Psaumes 23:2), protéger les animaux de son troupeau contre les intempéries et les prédateurs (Amos 3:12), et ramener ceux qui s'étaient égarés (Matthieu 18:12). Il pouvait avoir recours à des chiens pour l'aider (Job 30:1). Dieu est souvent représenté comme le berger de son peuple (p. ex. Psaumes 23:1; 80:1), il en prend soin (Esaïe 40:11) et ramène à la bergerie ceux qu'il disperse dans sa colère (Jérémie 31:10). Les bergers infidèles du peuple seront jugés (Jérémie 25:34; Ezéchiel 34:1) parce qu'ils se sont approprié le meilleur et ont négligé leurs responsabilités. Jésus avait pour mission d'être le chef des bergers (Jean 10; 1 Pierre 2:25). Ses brebis répondent à l'appel de sa voix, tout comme les troupeaux répondent à celle de leurs bergers.

 

Voir aussi MOUTON.

 

Voir aussi BERGER.

 

 

Agneau de Dieu

 

L'expression n'apparaît que deux fois dans le NT (Jean 1:29,36), bien que des termes semblables soient utilisés ailleurs pour désigner Jésus. Jean-Baptiste avait probablement à l'esprit l'agneau sacrifié pour le péché. Certains y voient plutôt l'agneau pascal ou le bélier à cornes qui menait le troupeau (mais ni l'un ni l'autre n'avait de rôle expiatoire), ou une allusion au serviteur d'Esaïe 53 qui prend sur lui les péchés du peuple. L'auteur du quatrième évangile désirait probablement que les lecteurs pensent à la fois à l'agneau des sacrifices, à l'agneau pascal et au serviteur.

 

 

Mots de la Bible

Expressions bibliques

 

Aaron

 

Mentionné 340 fois dans la Bible, Aaron est un personnage notable, le premier grand prêtre du Judaïsme: seuls ses descendants pourront exercer les fonctions de prêtres.

Né dans le peuple hébreu quand celui-ci travaillait sous la botte du Pharaon qui les traitait comme des esclaves. Membre de la tribu de Lévi, l’un des fils de Jacob, il eut Moïse comme frère et Myriam comme soeur.Sa mère s’appelait Yokebed et son père Amram (Ex 6.20)

A cette époque, tous les garçons hébreux devaient être mis à mort, pour éviter la constitution d’une armée capable de se révolter contre le Pharaon dominateur. Alors qu’elle précise comment Moïse fut sauvé des eaux du Nil par la fille de Pharaon, la Bible ne raconte pas comment Aaron fut préservé de la mort. Elle nous dit qu’il avait 7 ans de moins que Moïse, qu’il épousa Elishéba, et qu’ils eurent quatre fils dont nous reparlerons. (Ex 6.23 & 7.7).

Quand le Seigneur chargea Moïse de libérer les hébreux, Aaron fut désigné comme porte-parole, Moïse objectant son incapacité à bien parler. Les deux frères rencontrèrent le roi d’Egypte, négocièrement âprement la liberté pour le peuple hébreu. Sur l’ordre de Dieu, Aaron fit des prodiges avec son bâton, tout comme Moïse au moment de la traversée de la mer rouge. .

Lorsque Moise organisa le culte selon l’Alliance et le décalogue, ou dix commandements, il reçut de Dieu l’ordre de consacrer son frère Aaron comme grand prêtre et les quatre fils d’Aaron comme prêtres.(Ex 28). C’était la preuve d’une immense confiance . Aaron devenait ainsi le célébrant des sacrifices, offrandes faites au Seigneur chaque jour, prières et offices du sabbat, grande purification annuelle de Kippour..

Aaron fut associé de très près à Moïse.Il fut également dénigré par le peuple qui ne cessait de maugréer contre les deux frères, soit par jalousie, soit par lassitude, soit par complicité avec des manifestants du genre Coré, Datan et Abiron (Nb.16 & 17). Dieu se montra fidèle envers Aaron: il demanda à tous les chefs de famille de déposer un bâton dans la tente de la rencontre: et, fait extraordinaire, seul le bâton d’Aaron fut retrouvé fleuri le lendemain. Les peintres ont aimé représenter le “bâton fleuri” d’Aaron, signe du choix de Dieu à sonn égard (Nom 17.24)

Aaron aurait dû faire preuve d’une fidélité exemplaire à l’alliance qui interdisait notamment de fabriquer des idoles. Mais il céda devant les pressions du peuple qui trouvait, d’une part, que Moïse restait trop longtemps absent pour converser avec Dieu sur la montagne, et d’autre part qu’il n’était pas gratifiant d’honorer un Dieu invisible, intouchable. Aaron fabriqua donc une représentation de Dieu, en forme de “veau d’or”, le présenta au peuple comme son dieu libérateur et lui offrir les sacrifices qu’il avait reçu ordre de célébrer seulement envers le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. (Ex.32).

Un peu plus tard, les deux fils prêtres d’Aaron, Nadab et Abihou, désobéirent gravement à l’une des règles du culte concernant la manière de faire brûler l’encens: ils furent dévorés par le feu et en moururent. (Lév. 10.1)

Et plus tard encore, la Bible nous dit qu’Aaron laissa grandir en son coeur un sentiment de jalousie contre son frère Moïse.Ce dernier avait confié des missions à soixante-dix anciens. Aaron s’estima-t-il rabaissé à un rang inférieur, dépouillé du privilège d’être le frère du grand Moïse qui bénéficiait de la confiance de Dieu et dirigeait le peuple? Toujours est-il qu’il critiqua ouvertement Moïse au sujet de la femme qu’il avait épousée, Sephora, sous prétexte qu’elle ne faisait pas partie de la descendance du peuple hébreu. Myriam, la soeur, qui s’était associée à ces critiques eut une maladie de la peau et fut exclue du peuple pendant sept jours. Aaron prit conscience de sa propre faute et supplia Moïse d’intercéder près de Dieu pour obtenir le pardon. A cette occasion, la Bible dit que “Moïse était un homme très humble, plus qu’aucun être humain sur la terre”, et elle met sur la bouche d’Aaron une revendication qui respire plutôt l’arrogance et la prétention:”Est-ce seulement par Moïse que le Seigneur parle? N’est-ce pas aussi par nous qu’il parle?” (Nomb 12.1-16).

La Bible veut-elle ainsi nous dire que l’orgueil guette particulièrement ceux qui ont reçu plus de pouvoirs ou de responsabilités ? et que l’amour des honneurs peut pervertir le sens du service spirituel ou religieux?

Toujours est-il qu’Aaron n’entrera pas dans la Terre promise. Moïse, sur ordre du Seigneur, lui demanda de l’accompagner sur la montagne de Hor, ainsi que son fils Eléazar. Par un geste symbolique, accompli devant le peuple hébreu, il transmit la responsabilité de grand prêtre à Eléazar. “Moïse dépouilla Aaron de ses vêtements et en revêtit Éléazar, son fils. Aaron mourt là...Toute la communauté le pleura pendant trente jours”.(Nom 20.22-29)

La Bible parlera souvent des prêtres du Judaïsme en disant simplement: “les fils d’Aaron”.

Et la lettre aux Hébreux n’hésite pas à présenter le sacerdoce d’Aaron comme un sacerdoce imparfait, le seul sacerdoce parfait étant celui de Jésus de Nazareth, lui qui n’était pas de la descendance d’Aaron mais de celle de Juda et qui, à ce titre, n’était nullement prêtre par naissance.

 

Aaron ? Un personnage important, le premier grand prêtre, mais aussi un pécheur pardonné.

 

 

 

 

ACCOMPLISSEMENT

 

La Bible emploie ce mot et ses dérivés pour caractériser l’action de Dieu et son influence sur l’être profond des personnes humaines.

1. Accomplir c’est d’abord faire, agir, réaliser. Dieu fait ce qu’il dit , il dit ce qu’il fait. Il y a relation parfaite entre sa parole et ses actes. Sa parole suscite du réel.: d’abord l’ensemble de la création, ensuite l’être humain “à son image” et enfin toute l’histoire humaine pour que chaque personne finisse par lui ressembler.- Dieu accomplit les multiples promesses qu’il a faites, depuis Abraham, David, les prophètes jusqu’à Jésus. Le salut de l’humanité constitue le coeur de ses promesses. Dieu n’agit pas d’abord pour prouver qu’il est maître de l’histoire mais pour que les humains deviennent réellement meilleurs. Il a promis cette montée spirituelle de l’humanité.Il ne cesse d’y travailler.

Jésus s’y consacre entièrement: au moment de mourir, il peut dire en vérité:”Tout est accompli”, autrement dit: “J’ai accompli tout ce que le Père m’avait demandé d’annoncer et de faire au bénéfice de la Multitude humaine. “Si je ne fais pas les oeuvres de mon Père, ne me croyez pas. Mais si je les fais, croyez aux oeuvres” (Jn 10.37)

2. Autre sens très proche: mettre en pratique. Chaque croyant est invité à mettre en pratique ce qu’il croit. Tant que l’être humain ne commence pas à devenir un pratiquant, même avec des grandes limites ou imperfections, il doit se questionner sur l’authenticité de sa foi. Selon Jésus, chacun sera jugé d’abord sur ses actes et non pas prioritairement sur ses paroles.La grande oeuvre que Dieu attend des humains, c’est qu’ils aient foi en Jésus, et mettent en application son enseignement.

 

La pratique réelle révèle le réalisme de la foi. L’arbre bon produit de bons fruits, l’arbre mauvais produit des fruits immangeables. Au coeur de cette mise en pratique le NT mentionne l’amour, venant de l’Esprit et comportant tous les fruits de la foi: “Celui qui aime l’autre a accompli la loi” (Rom 13.8) Jean précise: “Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous et son amour est accompli en nous” (1 Jn 4.12)

3. Et voici le troisième sens du mot accomplissement: celui de plénitude.. Nous l’employons quand nous cherchons à “nous accomplir”, à trouver notre plein épanouissement à devenir des “êtres accomplis”.

Paul invite les chrétiens d’Ephèse à un parcours spirituel pour “parvenir, tous ensemble, à l’unité de la foi dans la connaissance du Fils de Dieu; nous deviendrons ainsi des adultes dont le développement atteindra à la stature parfaite du Christ. Alors, nous ne serons plus des enfants...Nous grandirons en tout vers le Christ, qui est la tête” (Eph 4.13-16). Chaque croyant reçoit un don particulier pour se construire lui-même et pour se mettre au service des autres. Nul ne peut demeurer éternellement débutant, enfant: chacun doit tendre à une maturité spirituelle. L’existence terrestre prend la forme d’une croissance, d’un approfondissement, d’une utilité pour les proches. La vie nouvelle est renaissance: elle tend vers un accomplissement grâce à l’Esprit. Il s’agit de finaliser ce dont nous sommes capables, de réaliser ce à quoi nous sommes appelés.

Lorsque Jésus dit: “Je ne suis pas venir abolir la loi et les prophètes mais les accomplir”, il parle clairement d’élargissement, de réalisation plénière. Il met en oeuvre le sens plénier de la Parole de Dieu annonçant une alliance d’amour, un changement radical du coeur de pierre en coeur de chair, une pratique habitant la conscience et s’épanouissant dans toutes les oeuvres que Dieu aime, et pour chacun et pour tous.

4. Ceci nous aide à comprendre le dernier sens du mot accomplissement. Selon Marc, voici la première parole de Jésus.: “Les temps sont accomplis, le Royaume de Dieu s’est approché. Changez de comportement et croyez la Bonne Nouvelle” (Mc 1.15). Un sage avait dit: “ Il y a un temps pour tout, un temps pour naître et un temps pour mourir, un temps pour parler et un temps pour parler” (Ec 3.2+7) Quand Jésus affirme que “les temps sont accomplis”, il proclame que le moment est arrivé, qu’il y a urgence à écouter son message, que Dieu se fait tout proche, ici et maintenant. Il survole l’histoire du monde et l’histoire de chaque personne. Il barre la route à ceux qui pensent que demain sera meilleur, qu’on peut toujours attendre. S’en remettre toujours à demain c’est déjà fuir.

Retenons ceci: pour chacun de nous, le moment est venu d’examiner ce que nous sommes, de confronter nos pratiques religieuses à la Parole de Dieu, de jauger notre désir de progresser vers un engagement plénier à la suite du Christ. Notre temps a besoin de croyants pleins de maturité spirituelle. Pas question de rester un éternel débutant dans la vie chrétienne.! (4793)

 

 

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